02/01/2011

Sorties Janvier 2011

Dimanche 30/01/2011 : Toujours plus froid
Par Alain Darville


Hier il faisait froid, ce dimanche il faisait -5°c et toujours ce vent du Nord-Est qui glacerait un esquimau sur place. Et Eric est là. Il avait trop chaud, avec seulement 2 couches de vêtements. La semaine prochaine, c’est promis, il enlève une couche. Il est fou…

Freddy a tenu ses promesses, il est resté sous ses draps pour faire… ce qu’il voulait. Gabriel est resté toute la nuit dans ses toilettes pour faire… ce qu’il pouvaitInnocent.

Et Marc C. est revenu. Encore convalescent mais toujours vaillant. Dan et Daniel sont partis de leur côté, Jos, Marc, Eric (le viking), Jean-Louis, Pietro et moi, nous sommes donc au départ. Les mains et les pieds gelés, vraiment pas envie de se lancer pour un nouveau petit tour. Eric et Jean-Louis roulent les freins serrés jusqu’à ce que Marc lâche la phrase magique : « C’est bon, vous pouvez y aller, je reste avec Jos ». C’est alors que j’ai vu trois derrières qui s’éloignaient un peu plus dans chaque côte. La fin fut un peu savonnette dans les petites routes de compagnes où l’eau qui suintait des champs finissait par geler sur les routes.

                                                                                                                                                                                                                  


Samedi 29/01/2011 : Les flèches Antwerpen – Baarle Hertog et retours.
Par Alain Darville

Lien vers le tracé du parcours des flèches 


Ce samedi nous sommes partis de Wilrijk pour une nouvelle flèche. Cette fois-ci ce sera Antwerpen – Baarle Hertog. Freddy, Gabriel et moi, nous avons répondu à l’appel du Président. Mais le 29 janvier, c’est toujours l’hiver et il fait -4°c. Ce n’est pas une température à mettre un cyclo dehors et pourtant nous y allons, vent de face jusqu’aux Pays-Bas.

Pour montrer à Gabriel la Grand-Place d’Anvers, qu’il avait ratée lors de la flèche Antwerpen-Stekene, puisqu’il n’était pas là, nous faisons au plus court. Mais la Grand-Place, visiblement Gabriel, n’en a pas grand-chose à faire. Pas que cela ne l’intéresse pas, mais il est malade. Son estomac l’a tout retourné. Il continuera courageusement avec nous, ses nausées disparaissant au fil du temps.

Puisqu’on était à Anvers, autant aller visiter son port. Bon ben, nous verrons des quais et quelques tous petits bateaux, et nous nous attaquerons au Canal Albert qui va jusque Liège. Mais il fait vraiment froid. La mise en route a été très difficile. Moi je suis parti en plus avec ma lampe frontale de spéléo pour espérer voir le cadran de mon GPS. C’est vrai que j’avais l’air fin, avec ma lampe frontale allumée et mes lunettes de soleil. Quand le soleil est enfin arrivé, de face et rasant, je ne voyais plus rien. Au jeu des devinettes, je ne me suis pas trop perdu et nous avons bifurqué sur le Kempisch Kanaal en direction des Pays-Bas qui deviendra un peu plus loin, le Kanaal Schoten-Turnhout-Dessel. Nous dépassions les rare péniches qui jouaient aux brises glaces et nous disions bonjour aux pingouins qui avaient remplacé les mouettes (c’est pour rire, on n’a vu que quelques phoques égarés). C’est vraiment une très jolie région. Nous avons même rencontré d’autres cyclos, en course ou en VTT, aussi frigorifiés que nous. Comme je voyais que Freddy commençait à bailler, ça voulait dire qu’il s’embêtait le long de ce canal (même si ça changeait du Canal de Charleroi), nous le quittions le temps de contourner Rijkevorsel, de rouler plein nord vers Wortel, la région des carottes, et de faire de temps en temps du hors piste (il fallait bien que j’assume ma réputation). Nous sommes retardés par les innombrables pour ne pas dire incalculables pauses pipi de mes copains pendant que moi stoïque je stocke. Pietro a battu tous ses records, peut-être devait-il marquer son territoire tous les 5 km.Clin d'œil

Un peu perdu dans la pampa dans la région de Pampa (ben oui, ça existe aussi en Belgique, la pampa n’est pas uniquement en Argentine, nous l’avons trouvée même si on y est passé sans s’en rendre compte), nous foncions vers Baarle Hertog (toujours vent de face), les stalactites du nez gelées (comme quoi ma légendaire goutte au nez avait gelé avec ses copines), les pieds indolores et quelques doigts noircis par le gel (j’exagère un peu, tout le monde est revenu avec tous ses doigts). Les batteries du GPS ont tenu 55 km avant de rendre l’âme. Elles ne semblaient pas supporter le froid. Comme je suis prévoyant, je les ai changée avec les réserves. Les nouvelles vont tenir le coup, mais mon GPS ne semblait pas fort les aimer en s’éteignant régulièrement.

Et nous sommes arrivés à Baarle Hertog. Enfin, est-ce qu’on y était vraiment ? Où était ce foutu Baarle Heertog ? En fait nous étions à Zondereigen, une dépendance de Baarle Hertog. Nous voyions bien une flèche Baarle Hertog Centrum, mais c’est direction les Pays-Bas. Nous y allions, mais nous nous retrouvions dans la campagne. Comme le GPS, qui était aussi gelé que moi, n’indiquait rien comme cartes Hollandaises, je ne savais plus où nous étions. Ce fut donc demi-tour, pas de risque. Je dois donc faire mon mea culpa (mea maxima culpa, même). J’ai des trous dans mes connaissances géographiques et Goolge place Baarle Hertog à Zondereigen. Faisant trop confiance à Google, je ne me suis pas méfié. En fait Baarle-Hertog est une enclave belge en territoire hollandais (un peu comme Bruxelles est une enclave belge, heu non, bruxelloise en territoire flamand). Il est à côté de Baarle Nassau qui lui est aux Pays-Bas. Nous l’avons donc raté de 2 km. Pour ceux que ça intéresse, la description des ces deux villages est ici: http://www.belgium.be/fr/adresses_et_sites/communes/baarl...

C’était donc le retour, avec un goût d’inachevé (mais ça me trottait dans la tête, où est ce Baarle Hertog, où est ce foutu Baarle Hetog, etc… ?). Le vent était enfin dans le dos, et le soleil commençait doucement à chauffer l’atmosphère (de -4°c, nous finirons à +3°c).

Nous avons fait une petite pause à Beerse, le temps de voir gagner Kim, de faire pipi pour la 18ème fois et de boire quelque chose de chaud. Gabriel reprenait un peu de couleur, et quand nous lui demandions s’il voulait goûter une Westmalle, il nous a répondu texto: « Si je bois ça, je vais gerber ». C’est pas gentil pour la Westmalle, ça... Une de nos trappistes.Incertain

Nous avons longé encore un peu le Kanaal Antwerpen-Turnhout, et nous sommes partis vers Oostmalle, Malle et, et… Westmalle. L’abbaye est à ne pas rater, et nous ne l’avons pas ratée. Mais nous voyions surtout la brasserie, un immense mur entourant le reste de l’Abbaye. Encore un peu de hors piste. Pietro était tout content que le sol était gelé (il n’était pas le seul), le même parcours en temps de pluie, on finissait bruns, et les vélos foutus. C’est vrai que cette fois-ci j’ai battu mon record de chemins sans macadam.

Mais Pietro a décidé de prendre les choses en mains ou ici en pieds. Cela se traînait un peu trop. D’une allure pèpère de 25/30 km/h, la vitesse est passée à 35/38 km/h sur les pistes cyclables bosselées des grands axes. Tout en roulant à près de 40 km/h, en s’époumonant, en évitant les trous, en zigzagant sur les pistes sinueuses, avec un soleil rasant qui éblouissant, en ne voyant presque rien sur le GPS qui passait son temps à s’éteindre, il fallait continuer à faire la navigation. Exercice périlleux… Freddy, lui se demandait tout rouge et tout fumant, pourquoi est-ce qu’il est aussi paresseux avec ses sorties à vélo, préférant la couette chaude à une petite sortie du dimanche avec ses pottes… Gabriel ne savait plus s’il devait déglutir, engloutir ou s’abstenir, et jouait de l’accordéon derrière.

Le Canal Albert retraversé, nous nous attaquions à la grande traversée d’Anvers et de ses banlieues. C’est faisable assez vite, mais il faut y aller. Il faut foncer entre les rails de trams, slalomer entre les voitures, sauter sur et dehors des pistes cyclables, passer les nombreux feux rouges (j'ai rien dit...). Wilrijk est atteint via un chemin alternatif fait de pistes cyclables fléchées.

C’était une très belle flèche, pas vraiment finie puisqu’il manquait 2 km pour arriver à Baarle Heertog. Mais il faisait beau, une très belle lumière, et les paysages et les chemins forestiers sont vraiment très beaux. C’est sûrement une flèche à refaire, obligatoirement un jour où il ne pleut pas.

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Samedi 22/01/2011 : Un samedi de Janvier en Wallonie
Par Gabriel Perez
 

Lien vers le tracé du parcours des flèches (Le dénivelé d'OpenRunner est un peu optimiste. C'est plus de 1500 m de dénivelés qui ont été faits en 112 km.)


Sur proposition de notre Président il fut décidé que nous ferions deux flèches en ce samedi de janvier : Charleroi-Couvin puis Couvin-Charleroi pour un kilométrage annoncé de 112 km.  Alain qui avait préparé le parcours et l’avait inséré dans son GPS nous avait prévenu que ce serait « un peu moins plat » que les flèches précédentes.  Ce qui ne fut pas démenti….

Rendez-vous fut donné à la station essence de Drogenbos sur l’autoroute à 7.30 du matin. 4 courageux répondirent présents : Alain et Pietro donc, mais également Eric et moi-même.

Quelques minutes plus tard nous arrivions à Charleroi d’où nous partions rapidement après avoir revêtus nos habits de lumière (sauf pour Eric qui, pour se faire remarquer, avait transformé sa cape orange habituelle en gilet).  Après être sortis de Charleroi nous fûmes rapidement au pied d’une côte de plusieurs kilomètres après Marcinelle. Je fis remarquer à mes collègues que j’étais surpris de découvrir une côte aussi longue dans votre plat pays. Le pourcentage n’était pas important mais suffisant pour s’interroger sur l’opportunité d’une telle sortie à 8 heure du matin alors que nous avions le droit de rester sous la couette.

S’en suivirent plusieurs dizaines de kilomètres où nous filions grand train dans un paysage bucolique très agréable qui alternait bosses, descentes, « coup de cul », raidillons et longues montées. Nous allions à bonne allure tout en discutant. Ceci donna à Pietro l’occasion de nous faire part de son amour immodéré pour son lapin de Garenne et de sa façon bien particulière de le « cuisiner ».

Le temps n’était pas vraiment de la partie mais n’était pas non plus totalement hostile : nous passâmes du crachin à la bruine avec quelques périodes sèches.

Ce parcours vallonné donna à Alain l’occasion de travailler son « gainage » : même dans les montées les plus raides nous l’avons rarement vu quitter son 12 dents…

Après une petite pause photo au barrage du lac de l’Eau D’heure, nous repartîmes de plus belle. Je me motivais alors en pensant à la gaufre et à la bière que je pourrai déguster à Couvin….

Avant d’arriver à notre lieu de destination nous traversâmes la forêt de Senzelle, portion très agréable mais qui elle aussi avait son lot de dénivelés.

Nous eûmes plusieurs fois l’occasion de flirter avec les 65 km/heures en descente.

Arrivés à Couvin je compris avec douleur que nous ne nous y arrêterons pas et que je devrai attendre d’arriver chez moi pour me sustenter…

Le retour fut plus difficile, nous traversâmes les bourgades de Nismes et Marienbourg dans le froid. Les hommes souffraient en silence, chacun se motivant intérieurement avec ses pensées les plus intimes : Une bière et une gaufre pour moi, un pignon de 3 dents pour Alain, un lapin de Garenne pour Pietro et son VTT pour Eric.  Dans une descente, j’évitais la chute de justesse et Eric et moi perdîmes nos collègues pendant quelques minutes

Mais le pire nous attendait encore… :

La fameuse « trace » GPS, n’étant probablement pas informés que nous avions des pneus de 22, décidât de nous faire emprunter un chemin agricole de près de 1 Km. Par « chemin » il faut plutôt entendre « no man’s land » entre 2 champs, totalement inondé bien entendu.  Chacun y alla de sa technique, la bordure pour Pietro, des zigzags pour Eric, plutôt le centre pour Alain et moi.

Après cela, crottés et mouillés, nous continuâmes tout de même à avaler les kilomètres et les raidillons dans la bonne humeur en redoutant tout de même une autre surprise de ce genre.

Arrivés à Charleroi, fourbus mais heureux nous réprimes nos véhicules à moteur pour rentrer chez nous. Malheureusement ma femme avait oublié d’acheter des bières…

(Remarque d'Alain Darville: Promis, juré, craché, la prochaine fois, on s'arrête et on déguste... (ce qu'il y a à déguster))

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Le dénivelé d'OpenRunner est un peu optimiste. C'est plus de 1500 m de dénivelés qui ont été faits en 112 km.

                                                                                                                                                                            

Dimanche 16/01/2010 : La journée du soekeleïr
Par Eric Van Der Stappen

 

C'est une belle journée
Je vais me coucher
Une si belle journée
Qui s'achève
Donne l'envie d'aimer
Mais je vais me coucher
Mordre l'éternité
A dents pleines

                                   (Mylène Farmer) 

 

Ce matin il ne drache pas, heureusement car j’ai fait blinquer mon VTT après les flèches d’hier. Du monde ce matin, le grand flââve d’Alain est déjà là, flanqué de Pietro coiffé de son pinnemoech et qui ressemble à un des Schtroumpfs au début de leurs histoires. Le zievereer de Daniel est occupé à faire son dikkenek sur ses exploits d’hier. Dan est là, il semble un peu moins clinche qu’à la fin de la flèche de samedi.

C’est parti, ces labbekaks me laissent partir avec le groupe B sans rien dire et en faisant de leur fafoul.

Nous partons donc avec Gabriel, André, Pietro, Jean-Louis, Alain et Marc. Le groupe B est vite redépassé et nous roulons au rythme d’André.

Alain n’arrête pas de tenir le fou avec mes choix vestimentaires. Il trouve que je n’ai pas de goût question mélanges d’harmonies avec des tons qui ne vont pas ensembles.

Ce loempe de Jean-Louis n’arrête pas de faire de son jan en passant et repassant avec son appareil photo, j’espère qu’elles seront un peu moins floues qu’hier. Et dire que sur l’une d’elles on devait voir la snottebelle qui pendait du lange neuzke d’Alain. Ratée !

Le babbeleïr d’André nous ralentit, depuis le début de l’année on n’avance plus, moi qui ai repris le programme d’entraînement de Christophe depuis quelques semaines : VTT, rouleaux, rouler tous les jours…

Tient, ça stink ici, c’est encore ce zot de Pietro qui a lâché des gaz ou bien c’est un épandage de purin ? En plein hiver, c’est bizarre ?

Et maintenant c’est le retour, vent de face. Ce stoefer d’Alain accélère dans le long faux plat, Gabriel démarre, ce dikke papzak de Jean-Louis continue à tirer des grands braquets. C’est vollenback que nous allons vers Asse. Mais je ne peux plus les suivre. Qu’est-ce qui se passe ? Ils partent en stoemelink, sans moi. Je commence à plekker, je ne voudrais pas faire de ruses, mais ces espèces de rotte boesstring m’ont abandonné… Avec ce clinche de Marc qui ne prend pas de relais, jamais je n’y arriverai. Tenir, tenir, essayer de revenir au moins sur cette grande klette d’Alain. Mais non, ce n’est pas possible, je me suis fait largué. Je suis trop scherp aujourd’hui. Vivement le kabberdouch qu’on en finisse. Encore heureux qu’il n’y avait pas trop de michpap et que mon tof VTT ne devra pas être coché.

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(Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, le nègre d’Eric est Alain Darville qui s’est essayé de façon maladroite au parler bruxellois d’Eric)

Petit lexique bruxellois :

BABBELEÏR : bavard (par extension : avocat)
BLINQUER : briller : « J'ai mis mes chaussures qui blnquent pour aller au bal ».
CLINCHE : 1) poignée de porte 2) nullité, zéro (synonyme : klette, canule)

 « Eh, canule, tourne la clinche si tu veux ouvrir la porte ! »
COCHE : nettoyer. Chez nous, on ne coche pas seulement une case dans un formulaire mais toute la maison pour qu'elle soit bien blinquante. La ménagère y gagnera son plus grand titre de noblesse, celui d' « echte coch’vrâ » (amour de petite femme d'intérieur).
DIKKENEK : un vantard, une grande gueule, un monsieur je sais tout, un mec qui se la pète, un gros cou, quoi ! 

En amour, le Dikkenek est très généreux avec les filles, surtout avec celles qu'il n'a pas encore froechelé. En vacances, il utilise l'accent français pour draguer.
En bizness : Il est assez débrouillard mais on ne sait jamais vraiment ce qu'il fait dans la vie.
En soirée : Il n'arrive jamais le premier à une soirée, serre la main des portiers des boites de nuit puis est très vite bourré. Mais il ne se drogue pas.
En voiture : Il a une affection démesurée pour sa BMW qu'il lave 2 fois par semaine. Il se gare en double file pour acheter ses clopes et se procure toujours la liste des radars automatique Français. Adepte de la vitesse il se fait verbalisé à chaque sortie.
DIKKE PAPZAK : gros lard, obèse.
DRACHE : forte pluie (qui ne connaît la drache nationale du 21 juillet ...)
FAFOUL: hâbleur, gros vantard, frimeur. Faire son fafoul : la ramener, faire le malin.
FAIRE DE SON JAN : faire de son nez, se faire remarquer.
FLÂÂVE : mou, qui manque d’énergie, sans personnalité.
KABBERDOUCH : petit café ou estaminet mal fréquenté et malpropre : il faudra un jour répertorier tous les kabberdouchs de Bruxelles ...
KLETTE : bon à rien, maladroit, nullité. « Quelle klette, ce peï ! » = cet homme est un incapable.
LABBEKAK : pleutre, trouillard, poltron, peureux.
LOEMPE : balourd, gauche, lourdaud.
LOERIK : fainéant (cela viendrait-il du petit animal paresseux appelé loir ?)
MICHPAP : mélange de sable ou de terre et d’eau (de mer de préférence) : faire de la michpap est un jeu apprécié des petits Belges en vacances à la côte.
NEUZKE : le petit nez
PINNEMOECH : bonnet pointu : le lutin Plop a une pinnemouch.
PLEKKE : « ça plekke »  ça colle comme les doigts et les joues d'un enfant s'enfonçant la frimousse dans la barbapapa, dégustant une « smoutebolle » ou un « bolus ». Ça plekke enfin comme un grand benêt suant lors d'un slow trop serré par temps chaud.
RUSES (avoir des) : se disputer, ne pas se laisser faire : « tu as encore eu des ruses avec la concierge ? »
SCHERP : aiguisé, tranchant. Par extension, limite, discutable.  Ex : « un peu scherp » : un peu juste, un peu « limite » : « je suis un peu scherp pour finir mon mois » « Chou, cette place est trop scherp pour te garer ! Tu vas bloucher l'auto ! »
SOEKELEÏR : malheureux, malchanceux, celui qui rame pour arriver à faire quelque chose et qui n'y arrive pas.
STINK (ça) : ça pue. « ce rollmops stink, tu ne trouves pas ? »
STOEFER : vantard, frimeur (en paroles)
STOEMELINGS (en) : En douce, en catimini, discrètement. Tout peut être fait en stoemmelings : filer d'une soirée barbante, siester pendant les heures de bureau, prendre dans la caisse ...
TENIR LE FOU AVEC : braver, provoquer quelqu’un : Jean-Marie doit toujours tenir le fou avec son instituteur !
TOF : chouette, super : « quel tof chapeau tu as là ! »
VOLLENBAK : à plein gaz, à fond la caisse : « Dans ce kaberdouch, la musique marche toujours vollenbak ! »
ZIEVEREER :  bavard, raconteur de carabistouilles, littéralement : «  baveux » , d’où radoteur (Delcourt) .

 


                                                                                                                                                                             

Samedi 15/01/2011 : Les Flèches Antwerpen-Stekene et retour
Par Alain Darville

Lien vers le tracé du parcours des flèches

 

Ce samedi, nous avons faits deux petites flèches, Antwerpen-Stekene (31 km) et Steken-Antwerpen (33 km). La distance annoncée étant de 65 km, le parcours étant tout plat et en plus il faisait presque beau, 10°, des nuages bas mais pas de pluie, beaucoup de vent, il y avait donc du monde au départ : Freddy, Dan, Daniel, Eric, Jean-Louis, Pietro et moi.

Naturellement personne n’a remarqué que nous partions de Wilrijk, un des faubourg d’Anvers (entre Boom et Anvers), ce qui ajoutait un peu plus de 20 km (10 aller et 10 retour vers Anvers). Mais comme il ne fallait effrayer personne… Les voitures sont garées devant le Fort de Wilrijk. Le Fort de Wilrijk est l'une des 17 fortifications appartenant à la petite ceinture de défense d'Anvers.  Il a été construit en 1859. Il n’est reste plus grand-chose mais vu du ciel (ou d’une carte), les douves sont toujours présentes.

Nous sommes donc partis avec les GPS pour nous guider. La route pour arriver à Anvers, est en partie celle du brevet de Wolvertem. Nous roulons relax sur les nombreuses pistes cyclables. Dan s’inquiète de Daniel, et lui demande sans cesse si tout va bien. Mais Daniel a l’air en pleine forme. A Anvers nous posons pour la photo souvenir sur la Grand-Place avant d’emprunter le Tunnel Sint-Anna. C’est un tunnel piétonnier long de 572 (à -31,57m de profondeur). Comme il date de 1933, les escalators sont encore en bois, ce qui est assez singulier, surtout avec nos vélos. Un peu d’acrobatie pour que tout tienne et c’est parti pour la longue descente, la longue traversée et la longue remontée. Un bon moment de la journée.

Pour aller vers Stekene, j’ai sélectionné les pistes cyclables et les chemins agricoles ainsi que les routes le long des cours d’eau, ce qui a rendu le trajet particulièrement agréable car nous n’avons presque jamais été en contact avec les voitures (c’est un exploit). Si le soleil avait été là, cela aurait été une superbe balade. Comme le vent est généralement de face, Dan commence déjà à avoir quelques signes de faiblesse. Daniel lui est devant et pédale comme s’il avait 20 ans. Freddy a toujours les genoux aux mentons et à l’air bien dans cette nouvelle façon de pédaler.

L’arrivée à Stekene se fait devant tout un bestiaire de petits animaux (Reynaert de Vos et Cie). C’est sans doute l’équivalent du Roman de Renart. Le Roman de Renart est un recueil de récits médiévaux français des XIIe et XIIIe siècles ayant pour héros des animaux agissant comme des humains ; le monde animal représentant la société du Moyen Âge. Ce n'est pas un roman à proprement parler, mais un ensemble disparate de récits en octosyllabes de longueur variable et composés par différents auteurs, appelés dès le Moyen Âge « branches ». Ce sont des textes satiriques qui ont comme fonctions la critique sociale des classes dominantes, incapables de nourrir les petites gens et de parodier des chansons de geste et romans courtois, mêlée d'anticléricalisme.

Avec tous ça la 1ère flèche est déjà finie, et la 2ème commence.

Direction Saint-Nicolas. Saint-Nicolas où nous commençons à avoir nos habitudes, puisque nous nous arrêtons dans le même café/resto/hôtel que lors de la flèche du mois de novembre. Cet arrêt fait un peu de bien à tout le monde que le vent de face vers Stekene a un peu usé.

Le retour se fait plus rapidement malgré la fatigue de Dan. Le vent est favorable. Eric, lui, avec son VTT, ne se sent plus, il pousse des accélérations et est tout content quand on dépasse le 30 km/h. Daniel reste avec son copain, même s’il aurait bien fait la course avec Eric.

Anvers est atteint, et le tunnel Sint-Anna est retraversé dans l’autre sens. Maintenant c’est la ligne droite vers Wilrijk (je n’ai pas envie de me faire assassiner) à travers les faubourg d’Anvers. Jean-Louis regarde avec sourire les vieux trams d’Anvers qui roulent toujours alors que leurs équivalents bruxellois sont depuis longtemps dans le Musée du Tram. Daniel s’inquiète de Dan, et lui demande sans cesse si tout va bien. Mais Dan n’a pas l’air en grande forme et heureusement qu’il n’y a même pas un pont d’autoroute, sinon il finissait à pied.

Les flèches sont finies, comme j’avais dit (le matin oralement tout bas à Freddy), nous avons fait 87 km en 4h45 (arrêts compris).

 

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Dénivelé Anvers-Stekene.jpg

 

Le dénivelé du parcours avec les passages sous l'Escaut.

                                                                                                                                                                                                                                 

Dimanche 09/01/2010 : Le Groupe S

Par Michel Roelants

9 janvier 2011, 1ère sortie depuis belle lurette ; j’avais décidé de me joindre au groupe S : c.à.d. Solo.

Donc, après avoir salué et encouragé les purs sangs, je me lançais à l’assaut du parcours de la flèche sur sa barre.

Toujours en tête du groupe, je prenais des relais relativement longs mais peu appuyés, souvent devant dans les lignes droites mais en queue de peloton dans les côtes et sans jamais me tromper, merci Guy !

Mais pourquoi Eole s’est-il réveillé ce matin ? Dieu que ce fut dur dans certaines parties mais le moral toujours au zénith, je tirais ce fameux groupe S en chantant Brel « Le Plat Pays » (Jacques n’a jamais dû rouler à vélo) ou Y. Montant dans les côtes.

Après un seul arrêt pour Dame Pipi tout en gérant mes fameuses crampes, j’arrivais seul en tête du groupe S après avoir placé un démarrage (sur mon petit plateau bien sûr) tout en fredonnant ce sacré Yves « A bicyclette » (il est fada ce gars).

C’est promis, je reviendrai.

                                                                                                                                                                                                                                 

Dimanche 09/01/2010 : Reconnaissance groupée du début du BRM 200 new look
Par Alain Darville

Cette année les BRM 200 et 300 du club seront changés. Ils seront intégrés aux 400 et 600 qui iront vers Sedan et vers Verdun. C’est André qui s’est proposé pour faire les parcours. Nous sommes donc partis faire les 30 premiers et derniers kilomètres de ces BRMs. Le Brabant Wallon étant reconnu pour avoir des routes un peu surprenantes, il faut les faire à vélo pour ne pas risquer de rencontrer des pavés ou des côtes à 25%.

Nous partons donc à six, André, Pietro, Jean-Louis, Gabriel, Eric et moi. André veut éviter le canal, car il estime que rouler dans le noir le long de celui-ci risquerait d’éliminer certains cyclos qui iraient faire trempette. Nous partons donc vers Sint-Pieters-Leeuw et puis direction Lot. Pour éviter des travaux nous prenons le Bruine Putte. Je ne sais pas si c’est une bonne idée de se taper ce genre de côte au départ d’un 600. Le parcours devra être un peu adapté. Ensuite c’est direction Alsemberg via de petites routes et une partie de cyclo-cross est faite le long d’un étang. C’est donc demi-tour pour trouver une autre route. Là, c’est André qui s’est un peu perdu car nous ne suivons plus le tracé GPS. Ca tombe bien, nous n’avons pas de GPS, André fait tout de mémoire. Chaussée d’Alsemberg, Pietro crève pour la 3ème fois cette année. Nous avons fait 19,8 km, il est 10h30 (départ à 9h, et on dit que nous roulons trop vite). Le temps que Pietro répare et nous fasse une description détaillée des défauts de son pneu, j’ai un peu le temps de parler d’Eric. Comme la semaine dernière j’avais supposé que le but d’Eric était de passer le mur du son, cette fois-ci il est venu, toujours avec son VTT, mais aussi avec son parachute. Ce parachute lui permettra de faire un freinage d’urgence. Je n’invente rien, il y a des photos. Dans les longues côtes j’initie Jean-Louis au gainage appris en Guadeloupe. Jean-Louis est presque un bon élève, il nous passe à 50 km/h dans les côtes avec son 52x11. Je n’ai sans doute pas bien fait passer le message, en oubliant de dire que le gainage se faisait à 20 tours minutes et pas à 120.

Le but était d’arriver à Genappe mais comme tout le monde n’avait pas ses lampes, nous nous arrêterons à Lillois. Et puis c’est le demi-tour. A Braine-l’Alleud nous faisons à pied notre marcher matinal, ce qui a permis à Eric de gagner du temps en faisant ses emplettes. Dans les environs l’Alsemberg, nous prenons un autre chemin pour éviter le Bruine Putte et les travaux, mais nous nous retrouvons dans d’autres travaux avec encore une séance de cyclo-cross. Une nouvelle longue montée et nous fonçons vers Lot. Ensuite c’est le retour via le canal, tant pis pour les plongeons, mais il fait encore clair.

Bon, ces 65 km faits ne sont pas de la tarte, il n’y a rien de plat (pas loin des 600 m de dénivelé). Ca promet pour les BRMs. La moyenne roulée était de 22 km/h, Eric s’est presque endormi sur son vélo, Jean-Louis a passé son temps à gainer et à faire des photos, Gabriel est tombé en oubliant de déclipser en s’arrêtant, André a vu qu’il avait encore un peu de boulot et Pietro s’est baladé en se demandant dans quelle galère il allait embarquer les participants aux BRMs. Mais pas de panique, nous nous sommes bien amusés, il suffira de s’entraîner un peu plus pour dans 2 mois.

Pendant ce temps, Daniel et Benoît partaient de leur côté en oubliant de prévenir Michel qu’ils partaient à 8h45.

iP1060284.jpgAlain

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André, Pietro (qui ne va pas faire un hold-up) et Alain (+ un bout de Gabiel)

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Les mêmes

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Alain et Gabiel

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Eric et son parachute (comme quoi, je n'écris jamais n'importe quoi).

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Eric

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Le goupe, et on ne voit que ce foutu parachute.

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Alain dans le Bruine Putte. (Je suis flou alors que je n'avance pas.)

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Petite réparation de Pietro.

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André et sa banane

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Gabriel et Jean-Louis (enfin)

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Pietro et Gabriel

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Alain

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André

                                                                                                                                                                                                                                 

Dimanche 02/01/2011 : La 1ère sortie
Par Alain Darville

Ca y est, 2011 est là. C’est un nouveau départ, plein de bonnes résolutions. Après un repos forcé de minimum trois semaines à cause de la neige et du verglas, l’hiver nous laisse enfin l’occasion de sortir nos bécanes.

Nous sommes 10 au départ : Pour le groupe B : Dan, Daniel et Guy, pour le groupe A : Marc K., Freddy, Pietro, Gabriel, Eric, Jean-Louis et moi. Le groupe B va faire le parcours A tandis que le groupe A va faire le parcours B. Quelqu’un suit ? Le parcours B est le parcours grands axes quand les petites routes sont encore trop dangereuses à emprunter. Donc direction Ronquière et Ittre par les routes et les collines.

3 semaines de pauses (sauf pour Marc : 3 mois, et pour Eric : un jour),  ça se sent directement. La puissance n’y est plus (elle est restée en Guadeloupe pour moi), et l’endurance est limite aussi. Freddy a redécouvert son vélo dans l’état où l’avion de Pointe-à-Pitre l’avait laissé : Le guidon de travers, les pneus dégonflés et la selle à hauteur d’Umberto. C’est pour ça que Freddy a roulé les 10 premiers kilomètres avec les genoux au menton. Pietro a commencé l’année en crevant deux fois. La première avec un clou, la deuxième en recrevant avant de repartir (sans le clou).

Eric est venu avec son nouveau VTT. Eric est atteint du « Syndrome de Christophe ». Rouler tous les jours, faire du rouleau quand la sortie n’a pas été bonne, et faire tout l’hiver en VTT. Déjà qu’il était l’un des plus forts, maintenant il va passer le mur du son. Christophe et son syndrome ont disparu de la circulation depuis quelques mois. J’espère qu’on le reverra un jour et j’espère qu’Eric ne va pas se carboniser en suivant ce régime d’entraînement.

En suivant les grands axes, il n’y a pas de problème, la route est dégagée et sans problème. Les côtes font mal, Gabriel est déjà en grande forme et les autres aussi. Finalement qui est-ce qui s’est arrêté 3 semaines ? Pietro, je suis certain (mais avec lui, on ne voit jamais la différence, toujours trop fort), Freddy, avec son vélo tordu il n’aurait pas su rouler et Marc qui a fini comme il a pu. Les autres ?

Le groupe B en faisant le parcours A par les petites routes, a pris des risques. Ils ont réussi à faire presque tout sans problème, sauf à un endroit vers la fin, où du patinage artistique a été effectué par nos trois lascars. Comme ils n’ont pas la souplesse de Kim Yu-na, ils se sont retrouvés par terre, tous les trois en même temps. (Mais qui est Kim Yu-na ? Championne Olympique de patinage artistique 2010 à Vancouver). Guy a un peu mal, mais ça à l’air d’aller, il a toujours son humour noir.

iFoto1.jpgSur les hauteurs de Rebecq, la neige est toujours là.

iFoto2.jpgDe g à d, Alain, Marc, Gabriel, Eric (et son VTT) et Freddy.

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Ce n'est pas la meilleure de Jean-Louis, mais sur celle-là je suis en entier.Clin d'œil

16:37 | 16:37 | Aurore-Cyclo | Aurore-Cyclo | Janvier-2011 | Janvier-2011 | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

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