06/03/2011

Sorties Mars 2011

Dimanche 27/03/2011 : BRM Chez les Ch'tis à Orchies, une région dans les "casse-pattes".
Par Patrice Martin

Ayant été « adopté » lors de mon BRB 200 à Tertre par un groupe composé de quelques cyclos d'Orchies, je me sentais « moralement » obligé d'aller leur rendre visite sur leur terre.

Je quitte l'hôtel Formule 1 à Lesquin vers 7 heures et de ce fait, je rate le petit-déjeuner qui ne commence qu'à 7 heures le dimanche. J'arrive à Orchies, inscription, rencontre de quelques cyclos, préparation de mon vélo, de mon sac, etc.. et finalement le groupe s'ébranle sans moi car je dois encore fermer ma voiture, mettre mon casque, mes gants, il fait frais (4, 5 ou 6 degrés) et le groupe démarre à la « Pietro ». Purée, ils ont déjà 200 à 300 mètres d'avance. Je pars à fond, j'en dépasse quelques-uns et j’entame une poursuite (au début d'un 200 kilomètres !!! est-ce bien raisonnable?). Je récupère la moitié de l'écart mais ce n'est pas gagné, à ce moment un cyclo me dépasse et je me mets dans sa roue, c'est ainsi que je rejoindrais le groupe ? Ouf.

Sans cette aide providentielle je ne suis pas sûr de pouvoir y être arrivé seul. Ensuite, dans le groupe d'environ une quarantaine de cyclos, même à allure rapide, c'est un plaisir, c'est «presque» le repos le plus complet. Je me glisse rapidement dans les 7, 8 premiers afin de pouvoir voir la route, les changements de directions et les obstacles sur la route ou les voitures garées ou qui arrivent en sens inverse. Les premiers 59 kilomètres seront avalés à la vitesse moyenne de 27,2. Pour Pietro et Alain (voir leur 200 d'Oostende Raversijde) c'est du pipi de chat, mais pour moi, c'est une vitesse jamais atteinte en moyenne par mon compteur sur une telle épreuve. Contrôle hyper-rapide dans un café tout petit et il faut avaler sa commande en vitesse et les voilà repartis et moi encore à la traîne. Et cette fois c'est encore un «clone» de Pietro qui est en tête, car non seulement le parcours n'est cette fois plus plat, à partir de maintenant c'est plein de casse-pattes, mais en plus, oui, ils accélèrent !!!

De la grappe des cyclos qui décrochent, je serai un des raisins. Heureusement, et ce n'est qu'à ce moment que je m'en soucierai des flèches, sans savoir à quoi elles ressemblent, je suivrai celles que depuis un moment j'apercevais à chaque changement de direction sur notre parcours, ayant le groupe en ligne de mire mais de plus en plus lointain. Des tas de petits groupes se forment et même si je me retrouve seul pas mal de temps, tant qu'il y a des flèches, il y a de l'espoir.

Je retrouverai les «compagnons» d'Orchies pratiquement à chaque ravitaillement / contrôle. Pour les 100 derniers kilomètres je me retrouverai avec l'ami «montois» de Guy Godfrind et, que le monde est petit, un travailleur de Bruxelles-propreté qui travaille dans le quartier où j'habite. Nous nous relaierons à trois et l'ami de Guy nous aidera particulièrement lors d'une portion de quelques kilomètres contre le vent où il nous ouvrira la route. Vers le kilomètre 190, j'ai de plus en plus de mal à suivre le rythme de mes compagnons, je leur dis de me laisser mais ils veulent rester solidaires jusqu'au bout et ne veulent pas m'abandonner. La solidarité n'est pas un vain mot. Nous sommes près du but mais nous raterons une flèche et ferons quelques kilomètres de «rabiot» sur une nationale. Nous rejoignons Orchies pour un repos bien mérité.

Le lendemain, je rencontrerai le cyclo de Bruxelles-propreté dans mon quartier à son travail.

                                                                                                                                                                                                                                                              

Samedi 26/03/2011 : BRB 200 à Péruwelz
Par Patrice Martin

Le parcours est fléché et je pars dans un groupe, dans l'ensemble pas trop de problème pour suivre le parcours, aux environs du 47ème kilomètre nous approchons du premier contrôle (il est noté que le café prévu sera fermé) mais à cet endroit une flèche un peu bizarre m'envoie dans un cul-de-sac, puis me fait passer au-delà du contrôle, je rebrousse chemin et vois des vélos près d'un magasin. C'est là que nous irons chercher notre cachet de contrôle. Petit ravitaillement, et on continue à 3, mais dans une mauvaise direction, on rebrousse chemin, on repart dans une autre direction, les panneaux indicateurs de directions sont bons mais plus de flèche !!!

Mon compagnon d'infortune et moi nous nous perdrons et demanderons plus loin notre chemin. Après plusieurs centaines de mètres de flou, nous retrouverons des flèches et sommes alors repartis. Dans ce cas on craint quand même de retrouver des flèches du retour, si les parcours, aller et retour, sont proches et de se retrouver à l'arrivée avec 100 kilomètres au lieu des 200. Ce serait dommage. Nous poursuivrons notre route. Au fil des kilomètres, je m'éloigne de mon compagnon et me retrouve seul, à moi de bien lire la route et les flèches et, .... (et non, je n'ai pas changé, ...) je me perds. Finalement je ne retrouve à Enghien (il faudrait moi-même que je vérifie sur Google map) et je décide de demander mon chemin car je dois aller dans la direction de Silly. Je demande à un sympathique marchand de cycles qui me renseigne. Pour les remercier, on pourrait, suggestion à la fédération, faire des ravitaillements/points d'arrêts et de contrôles chez des marchands de cycles. Je me rends donc vers Silly mais par un grand axe, heureusement pas trop fréquenté.

Non loin du second contrôle je croise d'autres cyclistes qui se demandent ce que je fais là, dans la direction opposée. Comme je ne sais s'ils viennent de second contrôle ou s'ils s'y rendent, je poursuis ma route et demande mon chemin. Finalement je rebrousse chemin et rejoins le groupe que je viens de croiser au second contrôle. De là, on repart en groupe et cela se passe plus ou moins bien sauf qu'à Flobecq, il y a une séries de côtes qui n'en finissent pas et je perds de vue tous ceux avec qui j'étais. Heureusement, si je puis dire, Christian Fiévet est victime d'une crevaison et c'est ainsi que je me retrouve avec le groupe à nouveau. Nous rejoignons le troisième contrôle. Nous repartons ensuite pour le final. Lors de celui-ci je discuterai avec Gerda, une flamande qui habite Ghlin depuis plus de 20 ans. Lors de ce final à, environ une dizaine de kilomètres de l'arrivée, à la faveur d'un faux-plat, j'illustre la technique que me conseille notre vénéré secrétaire, Alain Darville, en gardant la cadence, (1, 2, 3, 4) et je dis, « c'est un faux-plat, çà ne monte pas » (1, 2, 3, 4, 1, 2, 3, 4, ...) et ainsi de suite jusqu'en haut du faux-plat (200 à 300 mètres?). Arrivé en haut, je relâche mon effort et j'attends, en bas de la descente, je me retourne mais les autres sont assez loin, je continue sans trop forcer mais après un moment, je ne vois plus personne de mon groupe derrière moi. Je poursuis ma route, les flèches indiquent bien le parcours. Finalement j'arrive seul à l'arrivée en me demandant si je vais revoir les autres là, au cas où je me serais trompé de flèche. Mais non, le groupe arrivera plusieurs minutes plus tard. Serais-je devenu très fort ? Non, on m'apprendra à ce moment qu'un des protagonistes du groupe a été victime d'une fuite et que le groupe s'est arrêté pour la réparation sauf moi qui m'étais éloigné lors de ce faux-plat. Non je ne suis pas devenu superman.

A Péruwelz, petite restauration, une soupe et deux pains saucisse avant d'aller rejoindre l'hôtel Formule 1, désolé Piétro, je n'ai pas choisi un Campanille, à Lesquin pour les 200 d'Orchies le lendemain.  

                                                                                                                                                                                                                                         

Samedi 19 au samedi 26/03/2011 : Petite parenthèse à l'Alpe d'Huez
Par Alain Darville

http://aurore-cyclo-voyages.skynetblogs.be/alpe-d-huez-2011

 

                                                                                                                                                                               

Samedi 19/03/2011 : Le BRB de Tertre
Par Patrice Martin

Le calendrier reprenait plusieurs propositions de clubs et nous avions choisis de mettre le BRM Villance à notre programme.  Comme il y avait un BRB à Tertre non loin de ma ville natale, je suis né à Baudour, et dans la région où j'ai vécu jusqu'en 2008, le Borinage entre Mons et Saint-Ghislain, je l'ai proposé au club.

Je m'y suis donc rendu.  Quelques commentaires avaient été émis.  Attention Christian Fievet en a sous la pédale et même s'il dit qu'il attend le dernier, on peut être vite lâché et se perdre.  J'avais quelques appréhensions mais, après mon arrivée vers 7h30, ma préparation et celle du vélo, je me suis rendu à l'inscription.  J'ai remis les compliments du président Pietro et d'André Vaneeckhout à Christian. 

Comme prévu, le départ groupé a eu lieu vers 8 heures.  Le train était assez lent, et si c'est moi qui le dis c'est que c'était lent, entre 18 et 22 kilomètres heures au compteur.  A la limite, comme il ne faisait pas chaud (4, 5 ou 6 degrés) on aurait pu prendre froid.  Le groupe était assez nombreux, une bonne quarantaine de cyclistes.  Tout est bien organisé et des « éclaireurs » allaient, quand c'était nécessaire, bloquer la circulation sur l'une ou l'autre nationale. Le cortège a aussi été stoppé suite à une fuite d'un des protagonistes.  Les ravels utilisés étaient aussi agréables si ce n'est qu'à chaque croisement avec un chemin de campagne, une route, un sentier ou quoi que ce soit, des barrières obligent l'ensemble des participants à se mettre en file indienne et à suivre une trajectoire en Z pratiquement au pas d'homme.  Cela ralentit énormément la progression et ceux qui passent à côté de ces barrières risquent d'endommager leur vélo.  Passage dans des cailloux, pierrailles, briquaillons qui peuvent provoquer des fuites.  Ou passage dans de la boue ou de la glaise qui a provoqué une chute non loin devant moi. Debout sur les pédales, à vitesse très réduite, quand le pneu arrière « glaisé » glisse subitement et que votre pédale passe subitement du point haut au point bas, vous vous retrouvez, comme notre malheureux compagnon au sol sans avoir pu faire quoi que ce soit.  Heureusement plus de peur que de mal. 

Un peu plus tard l'un ou l'autre problème technique et / ou fuite, viendront arrêter le groupe.  Christian dira alors que, comme plusieurs personnes du club organisateur et même d'antres clubs connaissent l'itinéraire, il n'est pas nécessaire de faire attendre tout le monde et que des groupes peuvent se former et poursuivre sans attendre.  Ce qui sera fait, plusieurs groupes se formeront au hasard et je me retrouve au sein d'un groupe d'une vingtaine de personnes.  J'y reconnais Martin (prénom) qui était aussi à notre brevet 200 et avec qui j'avais roulé 150 kilomètres de notre brevet, je pouvais donc plus ou moins le suivre sauf, comme toujours, dans les côtes.  Christian m'avait annoncé 1400 à 1500 mètres de dénivelés et, si cela se confirme, je crois qu'il s'agissait la plupart du temps de faux plat.  Nous rejoignons le premier contrôle sans trop de problème.  Nous repartons et dans cette seconde partie à la faveur de l'un ou l'autre arrêt (pipi ou technique ou autre) le groupe se scindera à nouveau, ce groupe réduit sera composé de quelques membres du club cyclo d'Orchies, Martin et moi.   A un moment j'essaierai même de rejoindre le groupe qui s'était éloigné de nous, ce groupe était à environ  300 à 400 mètres devant nous et pendant environ 10 kilomètres j'ai essayé, seul, de les rejoindre.  J'ai pu réduire l'écart mais je n'ai pu les rejoindre et j'ai du abandonner ma tentative car dans une localité je ne pouvais plus voir quelle direction ils avaient pris.  J'ai donc attendu le groupe dont je m'étais détaché.  Une minute trente plus tard, ils sont passés et nous sommes repartis ensemble.  Je ne les ai pratiquement plus quitté jusqu'à la fin.  Second contrôle atteint sans encombre si ce n'est que le local est assez petit (heu le premier contrôle aussi d'ailleurs !!!).  Martin et moi nous  nous sommes ravitaillés assez rapidement et Martin était assez inquiet, il tenait à poursuivre avec le même groupe, les cyclos d'Orchies.  Nous ne nous sommes pas attardés et sommes allés à leur recherche.  Ils étaient un peu plus loin dans un autre établissement moins occupé. 

A nouveau nous sommes repartis ensemble.  Ce groupe était assez homogène et je n'ai pas eu de difficulté à suivre à part l'une ou l'autre montée un peu plus prononcée où je me suis peut-être retrouvé derrière mais j'ai toujours pu rejoindre sans difficulté.  A ma décharge, une membre du club m'avait confié monter « comme une patate » après que je lui ai eu dit que je ne savais pas grimper. 

Adopté comme cela dans un groupe on ne sait pas toujours comment se comporter, je n'ai guère pris de relais et j'étais assez souvent protégé dans ce petit groupe de 7 personnes.  Comme je ne dispose pas d'une jauge m'indiquant l'état de mes forces, je n'ose pas proposer de prendre un relais, mais je me promets de le faire dans la dernière portion de 50 kilomètres.  Troisième contrôle et ravitaillement, tout va toujours très bien.  La taverne Saint Hubert est fermée, mais c'était annoncé, nous allons donc à la boulangerie non loin de là.  Pas de chance pour moi, moi qui n'urine pas souvent en route, pour une fois que je voulais, pas possible d'uriner dans la boulangerie, cela fait mauvais genre, nous nous ravitaillons, moi, un bon morceau de pudding, quelqu'un d'autre ayant déjà acheté la dernière « couque suisse » ronde (pâte avec raisin recouverte d'une couche de sucre hmmmmm!).  A peine sortis, un groupe, que je croyais devant nous, nous rejoint au moment où nous repartons.  La boulangerie a dû être dévalisée.  Et nous voilà sur la dernière partie de 50 kilomètres environ.  Cette fois, ici et là, je me place à l'avant et je prends le vent pour ne pas laisser les autres me couper le vent et donc de participer un peu à l'effort collectif.  Mais cet exercice n'est pas facile, il faut me retourner ou observer les ombres pour savoir si je ne m'éloigne pas trop, si je ne roule pas trop vite.   

Vers la fin du parcours, de Quiévrain à Tertre, comme c'est ma région je sais comment rejoindre l'arrivée sans savoir si c'est l'itinéraire prévu.  Pendant quelques kilomètres je «guide» et j'évite même une mauvaise direction et c'est au moment où j'allais entraîner mes compagnons du jour sur un détour que le groupe qui nous avait rejoint au 3ème ravitaillement nous rattrape et nous signale qu'il faut tourner à gauche, sauvés in extremis.  Nous rejoignons l'arrivée tous ensemble.  Départ 8 heures, arrivée 17h55, en informatique on dirait 10 heures « elaps time » pour les 200 kilomètres (à mon compteurs 210,418 km).

A oui, Guy (Godfrind) j'ai rencontré ton compagnon « montois », enfin de la région, qui t'avait accompagné sur plusieurs BADs l'année passée.

 

                                                                                                                                                                                                                    
Dimanche 13/03/2011 : Le brevet du CTB

Par Alain Darville

Le brevet du CTB se passe le lendemain de notre BRM 200. Bon, les jambes font toujours mal. Mais le parcours est tout plat. Je pensais que c’était un dénivelé, mais non, c’est direction l’Escaut et le Rupel, c’est tout plat. Pietro a toujours mal a son tendon, Eric, Gabriel, Marc K. sont en forme et veulent faire le 105. Jean-Louis n’est même pas fatigué de son 200. Marc C. et Freddy sont là aussi et veulent faire une distance incertaine.

A la bifurcation du 75/105, les forts vont comme un seul homme derrière Pietro sur le 75. Je n’ai pas tout compris. Marc et Freddy vont sur le 105. Le choix est vite fait : faire un 75 à du 40 km/h et exploser tôt ou tard, ou faire à trois le 105 à une allure raisonnable ? C’est donc direction l’Escaut et sa très longue digue jusqu’au Rupel, son écluse et direction Willebroeck. Freddy est en forme, il mène régulièrement le trio vent dans le dos à un petit 35 km/h. J’essaye de le relayer de temps en temps. Un gars de La Hulpe vient aussi avec nous avant de démarrer et de disparaître.

A Willebroeck, le Fabien du BBB me dépasse en me signalant que ma goutte au nez est toujours présente, juste avant de se tromper de direction et de disparaître avec son copain dans le mauvais sens. Freddy les suivait mais s’est vite rendu compte de son erreur puisque nous n’étions, Marc et moi, plus derrière lui.

Le retour se fait vent de face, Freddy est déchaîné, un petit 30. Marc fait de timides relais, moi je ne sais plus, je peux à peine suivre la cadence de Freddy et Marc. En plus Marc a des problèmes avec son dérailleur avant. La chaîne saute et il arrive même à l’enrouler.

Mais finalement nous arrivons tous les trois à Ganshoren avec quand même 28 km/h de moyenne. Les forts du 75 km étaient déjà repartis, je suppose qu’ils étaient déjà arrivés à 10 heures.

                                                                                                                                                               

Samedi 12/03/2011 : Un BRM en toute discrétion
Par Alain Darville

Ce samedi, nous sommes aller faire en répétition de la première, le BRM 200 de Holsbeek (pas loin de Louvain). Comme le dimanche, il fallait que nous soyons présents au brevet du CTB, nous avons donc pris un petit peu d’avance sur le BRM officiel. Nous, c’est André, Patrice, Jean-Louis, Pietro et moi. Patrice tremblait à l’idée de venir faire ce BRM avec Jean-Louis, Pietro et moi, jusqu’au moment où il a appris qu’André venait. C’est bizarre pourquoi est-ce qu’André est quelqu’un de confiance et pas nous ?

Il faisait beau ce samedi, même si le départ s’est fait à +3°c. Les batteries de mon GPS ont donné ce qu’il leur restait, plus grand-chose, l’hiver a eu leurs peaux. Mais Jean-Louis est enfin parvenu à maîtriser le sien, tandis qu’André connaît tous les BRM de Belgique par cœur. Donc la navigation ne posera aucun problème.

Nous partons groupé et nous arrivons a le rester (plus ou moins). André n’est jamais plus loin qu’une encablure (soit 1/10e du mille marin ou 100 brasses ou dans la Royal Navy, 608 pieds Clin d'œil). Pietro reste de temps en temps avec lui. C’est donc direction Lubeek et Hoegaarden que nous partons. A Hoegaarden nous prenons le Ravel vers Jodoigne. Comme je ne sais pas où est la frontière linguistique je ne sais pas quand il faut parler en néerlandais ou en français aux promeneurs un peu moins rapides que nous et qu’il faut dépasser. Les Ravels, c’est chouette. Les trains des temps passés avaient de la chance, les pentes des montées ne dépassaient que rarement 1%. Maintenant, ce sont les cyclistes qui en profitent. Mais à l’allée, le vent est de face, ce qui ralentit encore un peu notre progression.

Ensuite, c’est direction Huy, la route n’est pas trop difficile, c’est une succession de petites bosses. Nous ne nous fatiguons pas trop. A Moha, la route de l’allée quitte la route du retour. Mais une grosse montée nous y attend. Comme je suis encore un peu frais, j’y vais à fond sur le grand plateau. Mais le souffle de Pietro qui sifflote dans mon dos, et Jean-Louis qui me passe en coup de vent me font dire que j’ai l’impression d’avancer, mais qu’en fait je n’avance pas vraiment. Rester motiver…

Et puis, c’est la descente vers Huy, où nous longeons La Meuse avant de nous arrêter au premier contrôle (80 km). Ensuite, c’est direction Ouffet, via un nouveau Ravel qui est superbe. Ce ravel passe par Huy et va jusque Ciney. Les organisateurs de brevets devraient penser à emprunter bien plus souvent ce genre de voies, c’est bien plus sympa que les routes. Ca monte à peine, mais Patrice a déjà mis tout mis à gauche. Il mouline beaucoup mais n’avance pas des masses. Et pourtant je suis certain qu’il pourrait tirer de bien plus grands braquets. J’en profite pour faire toute une série de photos tout en essayant de flanquer Pietro dans le fossé. Rouler à vélo c’est bien, mais chipoter à son appareil en ne regardant plus le chemin, c’est un peu moins bien… Nous passons de nombreuses gares et même l’infrastructure ferroviaire est toujours présente. Jean-Louis téléphone sans arrêt à sa femme pour lui annoncer son heure de retour au soir qui recule, qui recule…

A Ouffet (sans H), c’est la pause (2ème contrôle) à la Station essence qui sera fermée le dimanche, jour du BRM officiel. Chercher l’erreur. Et puis redirection Huy, mais cette fois, vent dans le dos, et la vitesse s’élève sensiblement. Jamais moins que 40, dans la grosse descente finale, 70 km/h. Patrice et André ont 20 minutes de retard en moins de 20 kilomètres. Et nous les attendons sagement sur le pont de la Meuse à Huy, où j’essaye quelques effets photographiques sur Pietro et Jean-Louis.

Nous passons ensuite par l’Abbaye du Val-Notre-Dame, et puis c’est reparti jusque Wasseige (3ème contrôle), a fond les pédales. Café sympa à Wasseige où le groupe se reforme mais pas pour bien longtemps, maintenant nous sommes partis pour faire les 50 derniers kilomètres toujours entre 30 et 40 km/h. Le Ravel de Jodoigne est dévalé à 40 km/h avec des relances incessantes. Mais les kilomètres commencent à se faire sentir et les grosses bosses avant d’arriver à Kumtich font mal aux guibolles. A Holsbeek, nous attendons un peu Patrice et André, qui ne sont pas arrivés ensemble. Dans la descente du Ravel Patrice a lâché André et s’est ensuite un peu perdu. Mais il a retrouvé son chemin.

Mais c’était un bien beau BRM et nous avons eu de la chance avec le temps, avec un dénivélé pas trop important (+- 1700m). Nous avons roulé 7h50 les 206 km, mais en tout, nous avons mis presque 10 heures pour faire ce BRM. Tout le monde avait l’air satisfait de sa journée, mais le sprint final de presque 100 km a laissé à Pietro une pointe de tendinite au tendon d’Achille et pour moi les muscles qui avaient quelques crampes. Et dimanche on remet ça, 75 ou 105 km ?

 

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BRM 200 km : Holsbeek - Ouffet: André et Patrice au ralenti à la sortie d'un tunnel du ravel.

                                                                                                                                                                            

Samedi 05/03/2011 : Le 200 d'Aurore Cyclo ... mais où sont les chauffe-biberons ?
Par Patrice Martin

Comme déjà dit ailleurs sur ce même site, l'année du mythique Paris-Brest-Paris (PBP) de multiples BRM's sont programmés et Aurore-Cyclo n'y échappe pas et les BRMistes sortent de leurs tanières.

Notre 200 de ce samedi 5 mars a donc attiré la grande foule.  Les membres de notre club y sont bien représentés et comme le brevet a été modifié et qu'il s'est passablement « durci » plusieurs groupes se sont organisés.  Un départ à 6 heures le matin un autre à 7 heures et le départ « officiel groupé »  à 7h30.

Comme je n'avais que peu d'entraînements (un 50, un 70 et 3 fois 112 km) je décide de prendre le départ de 7h.  André, concepteur du nouveau tracé, sera notre guide.  Et c'est vers 7 heures que nous partons, je n'ai pas noté tous les noms (que les oubliés se signalent) André, Guy, Marc, Freddy, Jos, Philippe et quelques autres.  En route, contrairement à l'ancien parcours particulièrement plat, les côtes se suivent et, comme d'habitude pour moi, je peine et ici et là le groupe m'attend en haut d'une côte ou à un changement de direction.  Cependant, assez rapidement nous perdons André, Guy et peut-être l'un ou l'autre.  Après une côte assez longue (à droite après le Colruyt – publicité gratuite) le groupe attend André, Guy et peut-être les autres.  Mais, après que ceux qui voulaient se soulager la vessie l'aient fait, que nous ayons tous bu une ration de nos breuvages respectifs, nous avons attendu, plusieurs cyclistes sont passés, un, deux, trois, puis un groupe de trois qui filaient bon train, parmi eux un moustachu (moustache style coureur du tour de France de 1912 commentera un du groupe – de la bouche de notre président Pietro, nous apprendrons qu'il s'agit d'un militaire de carrière para-commando).  Quelques cyclistes passeront encore mais toujours pas d'André ni de Guy.  Comme nous commencions tous à nous refroidir nous avons décidé de poursuivre notre chemin.  Marc sera notre guide puisqu'il dispose d'un GPS prêté amicalement par un autre membre du club. 

Nous poursuivons notre chemin, ici et là quelques petits ennuis qui heureusement ne s'avèreront pas graves.  Mes compagnons de groupes devront souvent faire preuve de patience à mon égard, comme vous le savez, à chaque côte, une côte étant un faux plat pour la plupart d'entre-vous.  Petits problèmes récurrents chez pratiquement tous, de plus en plus de difficultés pour s'hydrater.  Nos gourdes commencent à geler.  D'abord le bouchon rétractable qui ne se rétracte plus ou de plus en plus difficilement.  Il faut le garder en bouche pour le dégeler puis enfin boire, ce qui rend la manœuvre « boire » plus longue que prévu et parfois plus dangereuse.  Nous arrivons à Marbay et envahissons la boulangerie.  Nos excuses à l'exploitant(e) de cette invasion, de la porte laissée parfois ouverte tant les cyclos entrants et sortants se croisaient.  Je prends une « couque » Suisse.  Le groupe de 7h30 nous rejoint là, super invasion, les habitués de la boulangerie se demandent s'il leur restera quelque chose. 

Emporté par le mouvement, je repars (peut-être) avec le groupe hyper rapide (à moins que nous ne soyons partis tous ensembles – j'aurais dû mieux me concerter avec mes compagnons de groupes).   Finalement un peu plus loin, je me suis retrouvé avec les mêmes compagnons de groupe que dans la première partie sauf Freddy, si je ne me trompe, et nous avons gagné Charlie qui aurait voulu nous accompagner depuis le début mais ne nous a pas vu partir car en conversation avec l'un ou l'autre.  Nous aurons aussi un compagnon  en VTT (avec GPS).  Notre route se poursuit sans encombre vers Anhée si ce n'est que cette fois plusieurs ne savent plus boire, la glace pillée refuse de sortir de nos gourdes.  Comme je ne m'améliore pas dans les côtes, le groupe m'attendra à plusieurs reprises et à la faveur d'un de ces arrêts, je vérifierai la glace pillée de ma propre gourde.  La portion de Ravel nous permettra de nous reposer avant le second contrôle. 

Les 15 à 25 minutes d'arrêts seront les bienvenues.  Nous retrouvons les deux Daniels partis à 6h le matin, le groupe des lièvres déjà prêts à partir.  Dommage à Anhée, pas de chauffe-biberon.  Je commande un choco chaud et j'avale deux gaufres au sucre. On entendra la commande d'un coca « tempéré » ! !   Non surtout pas de glaçon.  Après une vingtaine de minutes, nous repartons.  En sortant nous apercevons André, Guy et d'autres qui arrivent.  Nous repartons, avec pratiquement la même équipe que le matin (Marc, Freddy, Jos, Philippe, Charlie, un Martin – prénom – d'un autre club et un ou deux autres) le Ravel en léger faux plat montant, environ 1 pour cent, selon Alain notre secrétaire.  Si la difficulté n'est pas énorme, le froid est plus intense,  le vent n'y est pas pour rien, il nous faudra un certain temps pour nous « réchauffer » ou ne plus « cailler ».

A part l'une ou l'autre petite hésitation quand au parcours à suivre et la patience dont le groupe fait preuve à chaque côte à mon égard, pas trop de problème pour arriver à nouveau à Marbay à la taverne.  Pendant cette collation, j'ai essayé de remercier mes compagnons de leur patience. Après un café et demi et une gaufre, nous sommes repartis pour la dernière partie de notre 200.  A nouveau, pas de problèmes et c'est avec joie que nous rejoignons le local d'Aurore Cyclo pour notre dernier cachet sur notre carte. 

Encore merci pour la patience du groupe qui m'a accompagné.

                                                                                                                                                                         

Samedi 06/03/2011 : Le BRM 200 des BBB
Par Charlie Huygens

http://brusselsbigbrackets.be/WordPress/?p=510

                                                                                                                                                                         

Samedi 06/03/2011 : Le BRM 200 de l’Aurore, un vrai succès
Par Alain Darville

Le parcours GPS 

Le grand jour est arrivé, c’est au tour de l’Aurore-Cyclo d’organiser son BRM 200 km. BRM nouvelle mouture qui a été tracé par André V.. Il sera le début de nos 300, 400 et 600. Mais pour l’avoir déjà fait une fois à titre d’essai, ce n’est vraiment pas un BRM facile. 203 km et entre 2000 et 2200 m de dénivelé. Le tout fait en hiver avec une température de -2° presque toute la journée (c’est remonté à +4° lors des 50 derniers km). Et pourtant nous étions 66 partants dont 14 et ½ de l’Aurore. De l’Aurore, Dan et Daniel partis à 6h du matin. Freddy, Jos, Guy, Patrice, Philippe, André, Marc et Charlie (le ½) partis à 7h. Non, pas Charlie, faux départ, il a raté le convoi. Et Gabriel, Eric, Jean-Louis, Pietro et moi + Charlie (le re½) (re)partis avec le groupe imposant et principal à 7h30. Mais pourquoi est-ce que Charlie compte pour ½ ? Parce que bien que membre du club des Brussels Big Bran… oups Brackets, il porte toujours nos couleurs. Les maillots des BBB n’étant pas assez chauds.

Quelques membres du CTB sont là (3). Mais pas les bons, enfin si, ils ont l’air costaud, mais ceux qui avaient annoncé qu’ils feraient Paris-Brest-Paris cette année, ne sont pas là. Que ce passe-t-il, petit problème technique ?

Le tempo est assez vite imposé par Pietro. Ca va encore, mais c’est déjà beaucoup plus rapide que lors de notre reconnaissance. Mais je me rend compte assez rapidement que rouler comme ça, va faire exploser beaucoup de monde (y compris moi). Naturellement Jean-Louis et Eric ne ratent jamais l’occasion d’en rajouter une couche dans les côtes, ce qui fait que tout doucement, le groupe perd un par un ses membres. Et comme ils donnent des idées à d’autres, ça n’arrange rien. A Braine-L’Alleud j’essaye encore de faire illusion (et de me faire des illusions) en menant le groupe quelques kilomètres (ce seront les seuls, ce n’est pas que je ne voulais pas, mais je ne pouvais pas).

André et Guy sont assez rapidement repris et laissés sur place (après +- 30 km). Mais j’ai quand même eu l’occasion d’écouter André : « C’est la dernière fois que j’accepte de scouter un groupe pour faire plaisir à Pietro. J’ai du faire un petit pipi, et ils ne m’ont même pas attendu. La prochaine fois je partirai quand j’en aurai envie, etc… ». Mais Guy, le fidèle est resté avec lui, avec un petit sourire narquois caché par ses moustaches. Je ne pouvais pas rester plus longtemps, sinon je continuais tout seul. Déjà qu’à partir de Villers la Ville, la vitesse du peloton a encore eu tendance à s’accélérer…

Marbais est atteint en tout juste 2 heures (50 km). Nous retrouvons le groupe de 7 h encore au complet (sauf bien sur André et Guy). Leur défense : « Mais nous avons attendu, plusieurs fois, parfois même 5 minutes, mais à force d’attendre en haut de chaque côte, nous gelions, il fallait prendre une décision, nous l’avons prise ». Au contrôle, nous n’y restons vraiment pas longtemps. Changement : Freddy vient avec nous et Charlie reste avec eux. Mais ça roule vraiment vite maintenant, plus de pause, le tempo est élevé, et à ce rythme, je m’accroche jusque Jemeppe-Sur-Sambre, et je dois laisser filer, je continuerai seul un bon bout de chemin (Tient, Freddy, lui, suit sans problème, le comédien). A Fosse-la-Ville, je retrouve quelques autres décrochés dont un du CTB qui va bientôt chercher un train pour rentrer à Bruxelles. Juste après Saint-Gérard, je dépasse Dan et Daniel, qui ont déjà fait 15 km de trop et ont eu quelques problèmes de navigation. A Denée je retrouve Gabriel victime d’une fringale. Je l’attends, le temps qu’il se refasse une santé avant d’attaquer le Ravel de la vallée de la Molignée jusque Anhée où nous retrouvons tout le monde. Cette fois-ci pas de photo, pas le temps (c’est dommage), mais après 100 km, je suis déjà crevé en je me demande vraiment comment je vais faire les 100 autres kilomètres, surtout que le vent sera souvent de face pour rentrer.

Le groupe de 7 h arrive un peu après Dan et Daniel. Freddy, va continuer avec eux. Gabriel et moi essayons de repartir avec le groupe du Pony Express, mais dès les premiers mètres c’est déjà reparti plein tube. Gabriel reste avec moi, ce qui fait que nous ferons les 100 bornes à deux. Le vent est moins pénalisant que prévu, et nous avançons quand même à un bon rythme. Les côtes sont passées à la vitesse de l’escargot (pour moi) et Gabriel doit m’attendre encore et encore. De temps en temps des crampes viennent me rappeler que j’ai encore un peu de muscles, mais finalement ça tiendra le coup. Pour le GPS, ce n’est pas ça. Les batteries se déchargent toutes seules avec le froid. Je finirai les 50 derniers km de mémoire.

A Marbais, au café « Le 1830 » nous retrouvons les vedettes en pleine forme (je vais bientôt revendre tous mes vélos). Ensuite nous continuons toujours à deux, puis à trois, puis à quatre, puis à trois. Visiblement nous sommes quand même de bonnes roues pour certains, surtout pour suivre la bonne route. A 16h30, ça y est, le port est atteint, pas mécontent d’être arrivé.

Dan et Daniel ont fini dans le noir avec un cyclo d’Orchie qu’ils ont, en plus, aidé à réparer une crevaison et un VTTiste.

Encore merci à tous les participants, j’espère que notre nouveau parcours aura été apprécié malgré le dénivelé important, mais c’est un super entraînement pour les prochains défis qui nous attendent.

 

Les chiffres :

66 partants - 53 homologations rentrées dont 14 sur 14 pour l'Aurore (carton plein).

Tous les gars du club sont bien rentrés et visiblement contents et en bonne forme :

Jean-Louis, Eric, Pietro :                                        (16h00 soit 08h30)

Gabriel et Alain :                                                   (16h30 soit 09h00)

Freddy, Marc, Jos, Patrice, Philippe et Charlie :  (17h35 soit 10h35)

André V. :                                                               (19h14 soit 12h14)

Guy :                                                                      (19h30 soit 12h30)

Dan et Daniel :                                                       (19h24 soit 13h24 soit à 6 minutes du couperet !!!  Mais avec combien de kilomètres au compteur ?)

 

Photos du BRM200 Aurore Cyclo du 5/3/2011 de Geert Lammens


 

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Nous sommes à Anhée, le Pony Express est pret à partir.

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Pietro et un représentant du BBB. Comme quoi il y a aussi de gros rouleurs dans ce club.

 

 

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