02/05/2011

Sorties mai 2011

 
Samedi 28/05/2011 : Le B.A.R.

Par Alain Darville

C’est parti pour mon 3ème BAR consécutif (Le BAR est le Brevet Ardennais du Randonneur), le 4ème depuis que je fais du vélo. Pour Pietro ce sera son 17ème. Et comme à chaque fois, ce sera le 218 km. Dan et Daniel vont faire le 135 km ensembles, Freddy est venu et est reparti aussitôt après.

Il y a deux ans, j’étais parti quand les inscriptions fermaient, maintenant nous sommes arrivés avant qu’elles n’ouvrent. Il est 6 heures quand nous sommes à La Roche. Il faut déjà rechercher l’entrée (qui a changé), faire la file à la seule toilette disponible et attendre que l’ordinateur veuille bien s’initialiser.

Après cela Pietro et moi, nous partons vers 6h30 parmi les 1er, et nous roulons ensemble un kilomètre avant que la première côte n’arrive et que Pietro ne s’en aille. Je suppose qu’il veut faire un test grandeur réelle de ce à quoi il est capable pour se rassurer sur son futur Paris-Brest-Paris. Il ne devra pas tirer son « boulet » habituel.

Pietro roule tellement vite qu’il arrive à Bastogne avant que le ravito ne soit prêt. « Mais vous êtes parti à quelle heure ? » s’exclame le responsable du ravito. Moi, ce qui m’étonne, c’est que personne ne me dépasse. Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre sur ce cyclo-coteur ? Ça fait bizarre de rouler sur un tel brevet sans voir personne. Mais comme le fléchage est impeccable, c’est difficile de se perdre. Au Mardasson, le ravito est prêt quand j’arrive. Il y a du choix, c’est difficile de ne pas tous goûter. Il commence à faire un peu plus chaud, mais le vent se lève de plus en plus.

Ensuite, c’est direction Fauvillers. C’est une partie assez roulante. Nous suivons un peu la Sûre, et tout doucement je commence à voir un tout petit peu d’autres cyclos qui me dépassent de temps en temps.  Je retrouve Marc de Speedy Club Namur (rencontré sur nos BRM 200 et 300), et nous roulons un peu ensemble tant que ça ne monte pas trop (trop balaise comme grimpeur).

Après Fauvillers c’est direction Sainte-Marie Sur Semois. C’est un nouvel emplacement pour le ravito, et la parcours a un peu changé pour y arriver. Mais avant cela il faut traverser la Forêt d’Anlier après Martelange. Les toboggans ont l’air de descendre moins qu’avant, mais par contre ils ont l’air de monter beaucoup plus qu’avant. Peut-être est-ce l’âge ? Ou alors c’est le vent de face qui se renforce de plus en plus et qui est du Sud-Ouest ?

J’arrive au ravito quand l’ami Marc s’en va. Mais pour partir du ravito de Sainte-Marie Sur Semois, il doit y avoir un bug. Comme il faut faire demi-tour, certains continuent tout droit, d’autres font demi-tour et puis restent bloqués au carrefour cherchant désespérement la bonne direction. Par contre le ravito est copieux mais comme je doute qu’il y ait eu beaucoup de monde sur la grande distance, les gens du ravito, très sympas, on a parlé vélos et des différences entre les Pinarello et les Colnago, devront tout manger eux-mêmes. Bon appétit.

Et puis c’est le retour.  La bonne nouvelle, est que le vent est dans le dos. Heureusement parce que, pour moi, c’est la partie la plus dure. Entre Grapfontaine et Laval (soit +- 50 km) la route va faire un yoyo incessant entre 400 et 500 m d’altitude.

A Coustemont, la route du 175 km rejoint celle du 218. Il y a enfin du monde au contrôle. Ça fait plaisir à voir. Naturellement qui dit monde, dit ravito un peu moins fourni. Pietro, toujours lui, est arrivé tellement tôt à ce contrôle que les ravitailleurs pensaient qu’il s’était trompé de route en le voyant déboucher à toute vitesse. Ils n’imaginaient même pas que quelqu’un qui faisait la longue distance puisse arriver avant ceux du 175.

La fin est proche, pas de moi, pour le parcours. Comme il est plus court que prévu (en fait 212 km) je suis surpris d’entamer la longue descente vers La Roche  bien plus tôt que je ne le pensais. Juste avant d’arriver à La Roche, un flamand tout perdu m’arrête en me demandant : « Waar is La Roche, ik zie de pijlen in de andere richting ».  Maar nee, hoe kan ik splikkeren ?  « Het is de same weg dan deze morgen maar in de andere kant ». Il me suit, tout heureux d’être arrivé.

Il est 15h20 quand j’arrive. Pietro est déjà douché/rasé depuis longtemps. Il m’attendait avec les Daniel qui n’avaient même pas l’air fatigué de leur 135 km. Mais où s’arrêteront-ils ?

 

 
                                                                                                                                                                                                                          


Samedi 21/05/2011 Le BRM 400 d’Holsbeek

Par André Vaneeckhout

J'étais au 400 à Holsbeek. Ce BRM est leur dernière organisation. Erwin a annoncé qu'ils arrêtaient l'organisation de BRM. Parcours assez cool au début de Holsbeek à Hoegaarden puis le RAVEL jusque Namur. Namur-Dinant le long de la Meuse avec le premier contrôle à Dinant. Ensuite fini la rigolade... direction Beauraing puis Javigne, Sevry (côte qui m'était inconnue mais terrible, longue et raide...), Vencimont, Sart-Custinne, Gedinne, Houdrémont, Bellefontaine et contrôle à Vresse sur semois. 950 m de dénivelé en 55 km!!!! Là j'ai appris que Patrice avait renoncé.

La nuit est tombée, certains sont attablés à la Pizzeria pour manger, ils y resteront 1 h. Contrôle suivant à Bouillon, je repars avec Jean-Marie Sclavon via Alle, Rochehaut, Corbion et la descente sur Bouillon (route en mauvais état). Il est 23h30; le groupe des "Gros Bras" quitte le café; Equipés de GPS ils ont fait 20 kms en plus !!!!! Comprenne qui pourra. Sur tout le parcours je ne sortirai pas une seule fois une carte routière.

Au contrôle, Claude Sneessens nous rejoint et nous repartons à 3 en sens inverse vers Corbion puis direction Sugny, descente vers St Menges (dans le noir ... il faut faire gaffe) puis Charleville contrôle suivant. Nous sommes sur la place Ducale. Un tenancier de bar remise ses chaises et nous fait un exposé touristique sur la place ducale (qui a dit que nous ne faisions pas du cyclotourisme ?) Il est 2 h du matin, la fatigue se fait sentir.

Sur la route de Charleville nous sommes 4, nous avons rejoint Marc et nous décidons de rester groupés même si Marc a parfois des difficultés dans les bosses (il doit ménager ses genoux!!). Entre Charleville et Givet via Monthermé, les bosses se succèdent (dans le noir, on ne les voit pas mais on les sent). La sortie de Monthermé vers Hargnies est terrible, les éclairs strient le ciel, l'orage est là mais devant nous, nous roulerons sur des routes humides (prudence dans les descentes) mais nous aurons peu de pluie. Dinant enfin!! Pause revigorante d'une heure, nous en avions tous besoin.

Ensuite retour via le même trajet qu'à l'aller sauf le final entre Hoegaarden et Holsbeek. A Hoegaarden arrêt dans une pâtisserie, manque de carburant, le moteur a des ratés. Dans cette dernière partie, le violent vent d'Ouest m’achève et c'est complètement lessivé que j'atteins Holsbeek avec Claude te Jean-Marie, Marc a lâché prise dans les derniers kilomètres. Fourbus mais contents.
 
Un cinglé du vélo

                                                                                                                                                                                               

Samedi 22/05/2011 : « Jamais deux sans trois »  mais hélas il n'y a pas « jamais un sans deux » !!!
Par Patrice Martin

Comme quoi c'est pas parce qu'on a fait un 400 qu'on peut en faire un second sans une très bonne préparation.

Tentative de 400 d'Holsbeek.

Je me suis bien présenté au départ, presque en retard, même le samedi il y a des embouteillages pour sortir de Bruxelles (purée et énervement dans ma voiture), bref arrivé à peine quelques minutes avant le départ de 14 heures.

J'ai pris le départ et j'ai suivi sans trop de problème (parcours plat) jusqu'au kilomètre 99, premier contrôle, puis les choses se sont gâtées, quelques montées ont vite fait de m'éloigner du groupe de 6 au départ mais qui s'est gonflé de quelques unités au premier contrôle. Où nous avions rejoint André et quelques autres participants.

Comme je souffrais de plus en plus à chaque montée, j'ai décidé d'arrêter au kilomètre 116 (environ).

Analyse : trois graves erreurs,

1) Pas roulé le week-end dernier et aucun entraînement ces derniers 15 jours. (c'est pas bon çà !!!)

2) Un sac (25 kilos de patates) beaucoup trop lourd sur mon dos (3 chambres à air de rechange, sac d'outils, nourriture, une bouteille de vichy de 1,25 litre, un essuie, un cuissard, un coupe vent, une veste hiver - on va rouler la nuit-, un anti-pluie, deux lampes frontales, des piles de rechanges,...)

3) Un vélo moins adapté aux montées (sur mon Eddy Merckx les vitesses avant et arrières sont dures comme du bois à passer, on dirait que les câbles sont bloqués !!! Je cherche une solution) j'ai donc pris un autre vélo aux développements moins favorables en montée.

J'ai donc parcouru 234 kilomètres (116 environ, fois deux) mais tout n'est pas perdu, j'ai acheté un GPS et j'ai dû me battre avec pour enfin y mettre une carte et je l'ai utilisé pour la première fois.

Je n'avais pas chargé le parcours, il faut encore que j'apprenne comment faire cela. J'ai simplement demandé au GPS de retenir le trajet que je parcourais. Quand j'ai décidé d'abandonner, j'ai demandé au GPS de me ramener d'où je venais. J'ai trouvé une option trakback et je me suis mis en route. J'ai, cette fois, suivi le tracé que me présentait le GPS et cela s'est bien passé, le GPS m'a reconduit au Kwadraat à Holsbeek sans trop de problèmes. J'ai testé aussi une lampe que m'avait prêtée un collègue au bureau et j'ai testé mes deux lampes frontales sur des portions de routes et de ravel sans aucun éclairage.

J'ai pu éviter :

1)   L'un ou l'autre potelet "paaltje" (a oui cela  ne sert à rien de crier, je suis seul) sans aucun autocollant réfléchissant, (quand même hyper dangereux)

2)   Des chats qui, surpris courent devant moi pendant plusieurs dizaine de mètres au lieu de s'échapper dans la végétation. 

3)  Les deux filles assises au milieu du ravel dans le noir le plus complet, probablement en train de se raconter leur vie.

4)  Les, petits le jour, mais dangereux la nuit,  changements de directions.

....

J'ai su terminer le parcours sans problème et sans peine (attention à nouveau parcours complètement plat).  Comme je l'ai déjà dit (je me répète) comme les œufs, je suis moins mauvais, sur le plat.

Résultat, zéro kilomètre. (à moins que la trace GPS compte) ;o))))  ....  Alain combien tu demandes encore pour valider les kilomètres ?   ;o))))) 

 

                                                                                                                                                                                                        
Samedi 21/05/2011 : Presque gêné de ne faire qu’un 200

Par Alain Darville

Ce samedi l’Audax Tournai organise un BRM 300 couplé à un BRM 200 au départ de Warchin. Beaucoup de futurs Paris-Brestistes n’ayant pas encore leurs qualifications, même pas un 300, se lancent sur cette distance. Pietro et moi, on est venu sur le 200, on ne sera que 5 à faire la petite distance. Guy est là aussi, il n’a, lui non plus, pas encore de 300 à son tableau de chasse. André et Patrice sont partis, sur un BRM 400 nocturne Holsbeek-Bouillon.

Le 200 est fléché et n’est franchement pas difficile, à peine 1000 mètres de dénivelés et encore c’est beaucoup de faux plats. Et on démarre à 6h. Complètement bargeots, à 6h pour un petit 200. Ça voulait dire lever à 3h30 pour arriver à Tournai à temps. Nous démarrons à deux tranquillement pendant 2 kilomètres, le temps d’être rattrapés par 2 autres cyclos, dont l’un deux, d’après Pietro, est surement le plus fort de tous. Il a fait quelques BRM avec Christophe, lui est toujours là, Christophe plus. Effectivement, on se met dans son sillage, et on ne descend plus en-dessous de 35 km/h. Nous dépassons de petits groupes partis avant nous, qui avaient l’air de rouler au ralenti .Nous faisons quelques timides relais, juste pour dire qu’on ne veut pas trop profiter, mais à la première longue montée venue, c’est trop, je dois décrocher, et Pietro fait de même.

Le contrôle est difficile à trouver. En suivant la trace GPS on ne passe pas devant, en suivant les flèches il fallait se taper une rue en travaux en pleine montée. Rouler vite c’est bien, mais on arrive trop tôt au 1er contrôle à  Wargnies-le-Grand au km 49. Mais, le café/épicerie/tabac/etc du village n’est pas encore ouvert. Que faire ? Une photo pour dire qu’on était là ? A 7h35, le tenancier arrive.

Et c’est reparti, cette fois à deux, on continue sur le même rythme. La parcours fléché ne correspondant pas souvent au parcours GPS, c’est parfois compliqué de prendre des décisions sur la route à suivre. On rattrape un cyclo local, qui se met dans nos roues. A Vesnes-Sur Herbes, il doit décrocher en pleine montée. C’est bien la 1ère fois que je fais décrocher quelqu’un dans une montée.

Au 2ème contrôle à Etroeungt au km 94, le café n’est même pas sur le tracé GPS, ce qui fait que certains cyclos tournent un peu en rond pour trouver le contrôle. Cette fois-ci on a suivi les flèches, donc on passe devant. Les croissants sont chauds il n’est que 9h30. C’est à peine si on n’ose dire aux autres qu’on ne fait que le 200. Comme quoi tout est relatif, en début de saison, faire un200 à l’air d’être une épreuve insurmontable, après c’est juste une petite partie de plaisir, juste pour garder la forme.

Ensuite nous quittons le parcours commun. Là, nous allons rouler en ne voyant plus personne. Mais comme c’est une bien belle région, qu’il fait beau et que le vent est dans le dos, tout va bien. On tient la cadence sans problème. Nous arrivons à rouler fréquemment entre 35 et 40 km/h sur le plat.

Au 3ème contrôle au km 157, à Bouchain, nous passons l’Escaut et nous allons au Café resto l’Etable. Tous les habitués du café sont en admiration devant le vélo de Pietro. Et le mien, il est si moche que ça ?? Ils auront du boulot quand ceux du 300 arriveront. On y est à midi, c’est le temps de dîner, moi avec mes tartines, Pietro avec sa pipette de sucres.

Le reste n’est qu’une formalité, je suis presque déçu d’être déjà arrivé à Tournai. Il est 13h50 quand on a bouclé les 203 km du parcours (au compteur 209). Pour ceux qui veulent un jour faire un BRM 200, les parcours de Tournai sont pour moi les plus faciles. Ils sont flèches, c’est très roulant et c’est une belle région… Mais qui dit rouler comme on a fait, dit aussi une légère fatigue. A deux, rouler 6h54 pour faire 209 km…

Photo 0148.jpg

 

 

Wargnies-le-Grand et le contrôle fermé. (cliquez pour agrandir)

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                 

Samedi 14/05/2011 : Vedrin et pas (encore) Verdun
Par Alain Darville

Je suis un peu obnubilé par notre BRM 600 qui passe par Verdun. Donc comme Vedrin en est presque l’anagramme et qu’à part des BRMs 400 ou 600 au programme du club, Vedrin y est aussi, allons-y. Enfin je veux dire, j'y vais. La météo annoncée n’est pas des meilleurs et le vent s’est invité au festin. Festin partagé par peu de cyclos, à peine 80 sur le 157 km et pas beaucoup plus sur les autres parcours. C’est dommage, c’est un beau parcours et les ravitaillements sont particulièrement copieux, variés et fournis.

La principale difficulté de la journée est de rester concentré pendant 157 km (soit +- 6h) sur les flèches qui indiquent le parcours. De temps en temps la rêverie s’invite et sur de longues lignes droites les flèches sont parfois ratées. Après « des noms de… », c’est chaque fois un demi-tour qui s’impose, mon sens de l’orientation sans GPS n’est pas mon point fort et je n’ai pas envie de galérer dans la région à la recherche de la bonne route.

Pendant la première moitié du parcours, je me fais dépasser régulièrement par de petits groupes. Est-ce que je roule si mal que ça ? Faut croire que oui. Au contrôle de Maredsous, c’est l’éternel dialogue de sourds entre cyclos d’un même club qui ne s’attendent pas et dont les largués ne veulent plus suivre les plus forts parce de toutes façons on ne les attend pas. Comme quoi, mêmes causes, mêmes effets…

C’est aussi l’occasion de revoir Marc,  qui était sur notre 300 en le finissant  avec nous et qui nous a accompagné un peu sur le 400. Il me parle encore du défrichage de la forêt près de Chooz lors du 300 par Mic et ses copains. Cet exploit devient célèbre dans toute la Belgique cycliste. J’explique que Mic étant un para, c’était l’occasion pour lui, de montrer ce qu’est un stage de survie en territoire hostile à ces camarades qui n’en demandaient pas autant.

Juste après la bifurcation 112/157, je me fais arrêter par un petit groupe de cyclos qui sont tout afférés sur la patte arrière d’un des leurs. La chaîne a sauté et est sortie de la roulette et de la patte du dérailleur. Comme rouler vite implique de s’alléger, personne de ce groupe n’a les outils nécessaires pour dévisser une roulette et remettre la chaîne. Comme je roule lentement, je peux m’alourdir et j’ai mon multi-outil. J’attends que la réparation se fasse, avant de partir et de tenir 20 km, avant de me faire dépasser dans un souffle par le petit groupe encore tout reconnaissant.

Le vent est usant, rarement de face et presque jamais de dos, il souffle éternellement de côté aussi bien à l’aller qu’au retour. Faire 157 km en solitaire fait que je ne peux jamais récupérer à l’abri d’un copain.

Mariembourg et sa gare/musée de trains sont atteints après 84 km. Je suis tout seul au ravito, non seulement les autres roulent vite mais ils se ravitaillent vite aussi.

Le retour n’est pas plus facile que l’aller, le vent s’est encore renforcé. A Philippeville je me perds dans la ville, entraînant avec moi un cyclo-express qui me suivait bêtement. Après avoir fait un cercle parfait et visité un peu la ville, je retrouve le panneau « Transport de choses » à l’entrée de Philippeville et je me resynchronise avec le parcours.

A Mettet au troisième ravito je suis toujours aussi solitaire, sauf un cyclo du 112 qui se demande comment c’est possible que la moitié des cyclos du 157 sont déjà passés. Je le laisse à ses questions avant de rentrer via Fosses-la-Ville, Flawinne et Belgrade et de finir par une nouvelle piste cyclable (un genre de ravel, c’est pas mal, ça ne monte pas trop fort et s’est sécurisant) qui aboutit presqu’au centre de Vedrin. C’est un beau brevet, bien organisé, finalement assez dur, mais un peu tristounet vu le peu de participants.

 


                                                                                                                                                                                                                                          


Samedi 07/05/2011 : Notre 400 commencé sur un mode supersoMic et super Pietro, rapidement passé au calme.

Par Patrice Martin

Ce samedi, c'est notre 400, pour moi le premier, je n'ai jamais roulé cette distance en une fois.  Alain, notre secrétaire, me demande si ça va, comme toujours je lui réponds « jusqu'ici, ça va ».  Il me dit : «  Attention, tu as vu, il n'y a que des forts ».  Comme je ne connais pas encore tout le petit monde des randonneurs, je n'en sais rien.  

Et comme prévu le groupe, une trentaine environ (moins ceux qui sont partis plus tôt) s'élancent dans la nuit vers 4 heures.  Comme d'habitude, je crains les deux premières côtes qui, lors du 300, m'ont fait définitivement décrocher du groupe.  Alain reste en embuscade et s'assure que les derniers (dont je fais partie) ne soient pas perdus dès le début.  (Instruction du président au secrétaire pour ne pas perdre directement un membre du club ou pour ne pas faire immédiatement exploser le groupe, je ne sais). A peine le temps de demander à Alain de me signaler le début de cette côte, qu'on y était. 

Cette fois, est-ce l'obscurité qui fait son effet, la côte qui m'avait éloigné du groupe au 300, m'est apparue beaucoup moins dure et beaucoup moins longue.  La vue d'une difficulté aurait-elle un effet (négatif) sur nos prestations physiques ?  Je laisse les étudiants universitaires en mal de recherche de thème de thèse de doctorat se pencher sur ce problème.  Toujours est-il que cette fois je ne serais pas éloigné du groupe ou en tout cas pas définitivement dès le début.  Finalement je resterais au contact du groupe SupersoMic (Cammertijn pour ceux qui ne connaissent pas) et super Pietro (connu de tous dans notre club, sans oublier son infatigable assistant Alain, notez que Super Pietro comme Super Mario, sont des plombiers). 

Cependant, contrairement au 300 de Mokhoven super plat, je ne resterai pas dans ce groupe super rapide pendant 218 kilomètres.  Ici, déjà à quelques kilomètres du premier contrôle, situé à 76,4 kilomètres selon la feuille de route, je vais décrocher, je garderais le groupe en point de mire et j'arriverai au contrôle avec une ou deux minutes de retard.  Parmi les participants, j'avais vu Antonio, j'ai bien envie de rester en sa compagnie, normalement, je dois pouvoir le suivre, nous avons déjà roulé de grandes parties de BRM ensemble.  Je lui fais même la proposition et il semble l'accepter mais le fait qu'il me dise qu'il importe peu d'arriver à minuit, une heure ou deux heures du matin, s'il a raison du point de vue de la « réussite » du brevet, moi ne me satisfait pas.  Non pas que je sois à la recherche d'une performance, mais, comme j'ai une mauvaise vue (je porte des lunettes) je n'aime pas trop rouler la nuit et j'essaie, autant que faire se peut, écourter le fait de rouler dans l'obscurité.  Je décide donc de poursuivre avec le groupe super rapide.  Hélas à peine quitté le contrôle, une cote bien longue me séparera du groupe, je ne reverrai plus personne de ce groupe si ce n'est Robert Luyckx et un de ses amis randonneurs à l'un ou l'autres contrôles.  J'ai pensé à attendre Antonio mais comme il n'arrivait pas et que je craignais toujours devoir rouler une grande partie de la nuit, je me suis décidé à poursuivre seul à l'aide de la feuille de route (Patrice deviendrai-il enfin une « vrai » randonneur?). 

Et me voilà à lire le papier et à m'arrêter après tous les 2, 3 ou 5 kilomètres selon les indications de la feuille, pour vérifier la route et le changement de direction suivant.  Je poursuivrai ainsi jusqu'au kilomètre 119 au commencement de la voie verte, rue du Paradis, où deux anges vont apparaître. 

Ce sont,  je ne l'apprendrai que plus tard lors de conversations, Alain (non pas Darville mais Somville) et Frederic, deux cyclos du club d'Enghien.  Je me mettrai dans leur sillage et nous ne nous  quitterons plus jusqu'à l'arrivée.  Ils auront la bonté de m’adopter et grâce à leur(s) GPS, ils m'éviteront de m'arrêter pour vérifier l'itinéraire. Nous croiserons Robert à la maison des randonnées, second contrôle, au bar de l'univers, place de la gare, troisième contrôle, nous ne trouverons pas la station Esso à Sedan mais nous nous réhydraterons dans un café.  Au café des ports à Gedinne, où, selon Frederic, le profil des clients n'était pas toujours sportif, nous combattrons toujours cette déshydratation. 

A Anhée, nous nous sommes arrêtés dans une supérette pour acheter des boissons et avons fait cacheter nos cartes à cet endroit et non à l'ancienne gare, place communale.  En route vers Marbais nous nous sommes arrêtés pour allumer nos lampes.  Marbais le dernier contrôle avant la dernière portion vers Anderlecht.  Nous repartons dans le noir et, bizarrement, comme je l'ai expérimenté le matin, la sortie de Villers-la-Ville, la montée qui me paraissait si longue ne m'a pas parue si difficile.

Nous arriverons à quatre car, un autre randonneur, qui nous a rejoint épisodiquement depuis Charleville-Mézières, au bar de l'Univers, va terminer cette dernière partie totalement en notre compagnie.  A Anderlecht nous déposerons nos cartes dans la boîte aux lettres et après avoir pris congé les uns des autres, je retournerai, en vélo, chez moi dans le centre de Bruxelles.

Merci à Alain (Somville) et à Frédéric, deux cyclos d'Enghien car sans eux, je n'y serais probablement pas arrivé ou j'aurais dû rouler bien plus longtemps dans la nuit, seul ou, éventuellement avec Antonio. 

                                                                                                                                                                                                    

Samedi 07/05/2011 : Un 400 sous le soleil
Par Alain Darville

Cette fois-ci les choses sérieuses commencent. Après les apéritifs que sont les 200 et 300, maintenant on fait un 400 en un jour. C’est bête à dire mais 400, c’est 2x200, ceci pour ceux qui trouvent déjà un 200 limite fou-fou. Et cette fois-ci il n’y a plus que des BRMistes confirmés ou des généralistes touchent à tout un peu inconscients comme moi. L’année de Paris-Brest-Paris ça roule toujours plus vite, même si les autres années ça roule vite aussi. Cette fois-ci, ce ne sera pas une exception.

André est donc le grand architecte de ce parcours. Déjà que le 300 faisait 3200 m de dénivelé, que fera donc ce 400 ? Il y aura 7 contrôles répartis sur tout le parcours de telle façon que les raccourcis ne sont pas possible. La feuille de route est parfaite et le parcours GPS sans souci, c’est du beau travail.

Nous sommes donc 24 au départ, c’est peu, mais comme il y a pléthore de BRMs en tous genres, je suppose que chacun organise ses qualifications PBP à la carte et sélectionne les BRM en fonction de ses gouts et disponibilités.

André est parti avant tout le monde en éclaireur, nous ne le verrons jamais, non pas que tout d’un coup il roule plus vite que tout le monde, mais on a du le dépasser sans le voir. Peut-être faisait-il une de ses célèbres pause-pipi (voir résumés de Patrice) derrière un buisson quand nous sommes passés devant lui.

Patrice lui était bien là, avec son sac à dos de 25 kilos aussi gros qu’un sac pour partir en trekking dans l’Himalaya.  Il avait même sa veste hiver Fortis alors que j’avais déjà trop chaud au départ avec mon simple coupe-vent. Il est donc venu avec nous et il a suivi les 76 premiers kilomètres avec les gros mollets du peloton. Il a fait de terribles progrès dans les côtes et il utilise maintenant d’autres rapports que le 30x30. La fin du premier relais était quand même un peu laborieuse, surtout dans les quelques grosses côtes qui se succèdent entre Saint-Martin, Jemeppes, Ham-sur-Sambre et Fosses-la-Ville (1er contrôle). Après il nous abandonnera et continuera avec un petit groupe dont lequel Antonio est le plus célèbre BRMiste.

Comme le départ groupé était fixé à 4 heures du matin, il faisait encore noir. Chacun avait ses loupiottes, dont celles de Mic qui éclairaient la route comme en plein jour. La lampe est alimentée via une dynamo, mais l’éclairage est impressionnant, surtout pour bien éclairer tous les trous de la route. D’autres avaient des éclairages symboliques juste pour dire qu’ils en avaient, mais ils n’éclairaient pas grand-chose devant eux. Pour Patrice, s’il veut faire PBP, il doit urgemment s’équiper de quelque chose de convenable.

Après Fosses-la-ville, quelques grosses grimpettes vont se succéder entre Saint-Gérard et Anthée, en passant par Ermeton-Sur-Biert. Ça monte vite, déjà on voit qui est grimpeur et qui est ce qu’il peut. Mais cette fois-ci le groupe reste groupé, les mètres perdus en montées sont récupérés en descente.

Nous arrivons donc à Hastière pour ensuite longer la Meuse pendant pas moins de 90 km pour arriver à Charlesville-Mézière. C’est presque plat mais le vent qui forcit de plus en plus est de face. Qui dit plat dit vitesse, ce sera 30 km/h constant tout le long de la Voie Verte.

La Voie Verte est une belle découverte. Sur des chemins macadamisés, réservé aux piétons et cycliste, il est possible de suivre tous les méandres de la Meuse entre Givet et Charlesville-Mézière en passant par Fumay, Revin, Monthermée et Nouzonville. C’est très bien entretenu, la voie est très roulante et le fléchage est impeccable. Les GPS donnant des directions un peu fantaisistes puisque cette Voie Verte leur était inconnue.

Le 2ème contrôle est à Haybes (km 134) dans la Maison des Randonnées. La horde de cyclos avides d’un cachet (tampon humide en France) mettant en panique la pauvre préposée aux infos dont c’était le 1er jour. Comme le cachet était inexistant, elle s’est empressée d’imprimer 225 cartes de visites pour les 24 cyclos qui passeront. En plus son petit stock de bouteilles d’eaux plates a fini dans les bidons des cyclos assoiffés.

A Fumay nous avons bien franchi une passerelle assez impressionnante (tout ça pour des vélos!), pour franchir la Meuse et une écluse, A Revin nous avons raté le tunnel à bateaux glissant pour cause de travaux.

Après 190 kilomètres nous arrivons à Charlesville-Mézière, Place de la Gare à la recherche du café Bar de l’Univers où il faut commander une semaine à l’avance pour avoir quelque chose à manger. Mais le Bar de l’Univers a dû rejoindre les étoiles et galaxies, nous n’avons trouvé qu’un Bar Tabac, mais bien suffisant pour reprendre des forces.

Entre Charlesville-Mézière et Sedan, il n’y a que 22 kilomètres, mais j’ai vite compris que longer la Meuse comme on l’a fait, m’a quelque peu fatigué, et la grosse côte juste avant d’arriver à Vivier-au-Court me fait comprendre que je ne pourrai plus suivre les autres très longtemps.

Mais nous arrivons à Sedan (km 213) à la recherche d’une pompe à essence qui elle non plus n’avait pas de tampon humide. Comme on ne savait pas prendre un litre d’essence chacun pour avoir un ticket prouvant qu’on était bien passé par là, nous nous sommes rués sur une autre brave pompiste qui se demandait ce qui lui arrivait.

Après ça, c’était la fin des haricots pour moi. La côte de Floing qui va à Sugny, nous fait passer de l’altitude de 150 à 410 m avec des pourcentages entre 6 et 8%. Comme les autres ont l’air infatigable, je me résigne à souffrir en solitaire dans la chaleur (28°c). Mais bientôt je récupère Pietro. Je pensais qu’il m’avait attendu mais en fait il a une fringale et son moteur est en manque d’énergie. Quoi, qu’est-ce qui ce passe, Pietro qui ose me dire qu’il a envie d’arrêter. Impossible, c’est une idée qui ne peut même pas nous effleurer, après 250 km déjà faits, on continue. Heureusement tout doucement la machine se remet en route, et je retrouve le Pietro que je connais, loin devant moi dans les côtes.

A Gedinne (km 252) nous retrouvons le groupe des forts, qui prennent bien le temps de se reposer, on les laisse partir, on ne va plus s'exiter.  Mais maintenant il faut aller vers Beauraing. Les motards sont de sorties. Beaucoup roulent normalement mais certains se croient sur le circuit de Francorchamps. Je ne suis pas étonné qu’il y ait autant d’accidents avec les motards chaque week-end à voir la façon dont certains roulent.

Le vent nous aide, il est du sud-est, et il souffle au plus fort de la journée, juste dans les côtes. Malgré ça, je ne dépasse plus les 11-14 km/h dans les montées entre 6 et 4%. Les muscles sont fatigués, je ferai avec. Sur le plat, c’est toujours bon.

Dans la longue ligne droite entre Beauraing et Faischaux, là ce sont certains automobilistes qui se croient dans la ligne droite des Hunaudière.  Ils dépassent sans même se soucier que des vélos arrivent en sens inverse à des vitesses qui n'ont rien à voir avec les 90 km/h. Complètement tarés.

A Dinant, nous nous arrêtons sur le pont, pour faire quelques photos et pour voir les saxophones géants qui y ont été mis. Et puis nous arrivons enfin à Anhée (km 298). Nous retrouvons encore une fois le groupe des forts qui finalement ne creusent pas trop l’écart. Nous repartons à trois, avec un gars qui voulait finir avec nous. Il semblait un peu émoussé. Le long de la vallée de la Molignée, il nous abandonne déjà. Et pourtant on ne roulait pas trop vite, je n’avais même pas mis mon grand plateau.

Le retour est un peu laborieux. Les côtes qui m’avaient semblées un peu plus faciles que d’habitude lors du 300 sont bizarrement redevenues difficiles. Quelques tracteurs qui ressemblent de plus en plus à des Monster Truck nous dépassent dans des nuages de poussières. On va finir le visage recouvert de boues qui collent à la crème solaire (pour moi uniquement). A Marbais (km 349), c’est maintenant moi qui ai besoin de manger autre chose que du pain. L’arrêt est un peu plus long que prévu.

Pour la dernière étape, la nuit commence tout doucement à venir. On finira dans le noir après 404 km (officiellement 399) et 3550 m de dénivelé. Pour nous, il est 22h05, nous avons mis 18 heures pour faire ces 400 km. Patrice est arrivé à 0h20. C’est un parcours vraiment difficile sans vraiment beaucoup de moments de récupération. Mais c’est un très joli parcours surtout sur sa partie française et la Voie Verte.

 

Les étapes :

Bruxelles – Fosses-la-Ville :    Départ 04h00 - 76,5 km - 820 m dénivelé
Fosses-la-Ville – Haybes :                   07h20 – 58,6 km – 440 m
Haybes – Charlesville-Mézières :        09h45 – 59,0 km – 180 m
Charlesville-Mézières – Sedan :          12h25 – 21,5 km – 200 m
Sedan – Gedinne :                                13h15 – 41,0 km – 560 m
Gedinne – Anhée :                               15h25 – 46,5 km – 400 m
Anhée – Marbais :                               17h30 – 52,5 km – 500 m
Marbais  - Bruxelles :                          20h00 – 50,1 km – 460 m

 

Lien vers le parcours GPS (roulé)

 

 

Lien vers l'album photos

Lien vers le diaporama

 

Lien vers le résumé de Ghislain Maréchal

 

 

 

 


                                                                                                                                                                                                                                        

Dimanche 01/05/2011 : Brevet de la Hulpe
Par Pietro Sirigu

Chaque année en date du 1er Mai, le club du Guidon La Hulpois nous propose son brevet « La Route du Muguet ». C'est un très beau parcours qui nous emmène sur les routes du Brabant Wallon.

Le parcours passe par Maleizen, Tombeek, Basse Wavre, Louvranges, Vieusart, Corroy-Le-Grand, Corbais, Walhain, Tourinnes St Lambert, Orbais, Malèves, Meillemont, Gérompont, Bomal, La Ramée, Incourt, Chaumont Gistoux, Grez Doiceau, Florival, Pécrot, Sint Agatha Rode, Côte de Terlaenen, Maleizen et finalement La Hulpe.

Nous ne sommes que quelques uns au départ à savoir Alain, Freddy, Jos, Jean Louis, Daniel, Guy et moi. Plusieurs d'entres nous ont déjà dès le départ affiché des prétentions modestes et se contenteront de parcours intermédiaires en distance.

Il est 08h00 et nous nous élançons dans un groupe composé de +/- une trentaine de cyclos de tous bords. La cadence est tout à fait raisonnable mais le groupe est réellement important ce qui n'est pas trop idéal en termes de sécurité et comme je sens que tout le monde s'observe, je décide d'accélérer l'allure.

Je me retrouve très vite seul aux environs de Basse Wavre et donc je continue sur un bon tempo jusqu'au moment de rattraper une poignée de cyclos filant à bonne allure.

Après le ravito à Walhain, je roule seul une dizaine de kilomètres, je me suis juste arrêté un bref instant au ravito le temps de boire un gobelet d'eau et visiblement les autres se sont attardés plus longtemps à la table.

A hauteur de Meillemont, un groupe me rattrape avec au beau milieu de celui-ci Jean Louis revenu de l'arrière. Le groupe évoluera sur un tempo allant crescendo et visiblement j'ai fait des émules puisque ceux-ci ne s'arrêtent pas au deuxième contrôle.

L'allure devenant plus rapide, le groupe commence à perdre des unités au fils des kilomètres et mon ami Jean-Louis fait du boomerang (Il part mais il revient).

La cadence ne fait qu'augmenter et la côte de Terlaenen va faire son œuvre et la belle harmonie du groupe éclate, dès lors plusieurs petits groupes se forment et je me retrouve tout à l'avant avec 5 cyclos. Je me dis qu'à ce rythme, je vais battre tous les records de moyenne mais c'est sans compter sur la malchance qui s'abat sur le petit groupe.

Une voiture (BMW) fait du slalom entre les groupes épars et arrive sur nous à vitesse élevée sur une route étroite. Visiblement son conducteur pressé veut absolument nous dépasser, dans sa manœuvre et pris par la vitesse il se rend compte qu'il ne pourra pas passer et freine très fort... il part en dérapage et sa voiture vient lécher ma roue arrière et mon cuissard qui portait les traces du frottement de sa carrosserie sur ma cuisse. Par miracle, je ne tombe pas et réussis à me mettre sur le côté de la route mais au même moment la voiture part en tonneau et prend au passage deux cyclos du groupe par l'arrière. C'est une scène apocalyptique qui s'offre à moi, il faut bien quelques secondes avant que la poussière importante générée par la voiture ne retombe pour me dévoiler le triste spectacle. Deux cyclos sont étalés au sol et l'un des deux semble très touché. Je m'occupe avec mes faibles connaissances directement de lui, je fais un coussin avec mes gants et manchettes. Celui-ci (Je pense qu'il se prénomme Roland) refait peu à peu surface et se plaint de douleurs atroces au bas du dos. Pour l'autre cyclo la situation semble moins grave bien que touché aux jambes. La police arrive très rapidement sur place, de même que l'ambulance.

Les services de secours ont été très rapides sur le coup : chapeaux !!!

 

Mes réflexions à propos de ce grave accident :

Le conducteur était très jeune et donc peu expérimenté (Je ne voudrais pas être à sa place ni moralement ni psychologiquement) par contre il était au volant d'un bolide allemand! Ne faudrait-il pas légiférer en la matière et rendre impossible l'achat de tels véhicules pour de jeunes conducteurs?

Je n'ose imaginer ce qu'il se serait passé si d'aventure le groupe était resté compact au moment de l'accident... cela aurait été un vrai massacre!

Malgré le fait que le parcours soit très beau et des plus bucoliques, les routes que nous avons empruntées tout au long de la matinée étaient de véritables gruyères, nous obligeant à nous écarter en permanence des trajectoires habituelles avec tous les risques que cela comporte.

J'ai donc eu aujourd'hui un bel avertissement et je me pose la question de savoir où se situe la place de la pratique du vélo dans ce que l'on nomme le « Sport santé »!

 

A titre de renseignements, aller jeter un coup d'œil sur le lien ci-dessous:

http://www.hln.be/hln/nl/957/Belgie/article/detail/1257853/2011/05/01/Auto-rijdt-in-op-groep-wielertoeristen-in-Huldenberg-twee-zwaargewonden.dhtml

 

Les journaux flamands (HLN) en parlent déjà ainsi que le journal de 18h00 à  la VRT.

 

L'article du « Het Laatste Nieuws » est truffé d'erreur mais je suppose que le journaliste n'a fait que retranscrire des infos reçues déformées.

 

A ce stade, j'espère une seule chose : que mes infortunés compagnons de route s'en sortent sans trop de dégâts.

 

En ce qui me concerne, tout va bien...juste le moral dans les godasses!!!

 

18:00 | 18:00 | Aurore-Cyclo | Aurore-Cyclo | mai-2011 | mai-2011 | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.