06/06/2011

Sorties Juin 2011

 

Samedi 25/06/2011 : En route vers le Cap Blanc Nez
Par Alain Darville

Pendant qu’André faisait son 6ème 600 de la saison, Pietro et moi, nous sommes partis à Adinkerke (pas loin de De Panne), pour faire le BRM 200 km du coin. La météo annoncée disait qu’il y aurait peut-être quelques averses éparses. Nous avons vu : Une grosse pluie à seaux continus. Plus on se rapprochait d’Adinkerke, plus il pleuvait. Comme j’avais prévu, plus ou moins, mais quand même pas à ce point, le coup, j’avais pris mon vieux vélo, mes jambières et mes protèges –pieds. Pour l’imperméable, comme je n’en ai pas, c’était tout vu. Pietro, croyant dure comme fer aux prédictions météos était venu avec son beau vélo, ses jambes nues et sans imper.

Nous avons quand même attendu longtemps, en espérant que ça se calmerait. Quand nous avons estimé qu’il ne tombait plus que 5 litres/minute/m2 au lieu de 10 litres/minute/m2, nous sommes partis. Et nous étions trois, Etienne Bundervoet, un BRMiste célèbre va nous accompagner une partie du trajet. Comme le BRM n’est en fait pas un BRM, mais un 210 km qui en profite pour faire aussi BRM (+ d’autres distances intermédiaires), le déchiffrage de la feuille de route est assez aléatoire. En partant, je n’ai aucune idée de combien de contrôles ce BRM se composera et où ils seront. Surprise, surprise.

Comme le BRM partait en France en direction du Cap Blanc Nez, nous allons nous taper +- 100 km de vent de face. A la mer, le vent de face est comme le vent généré par la soufflerie aérodynamique d’un Airbus A-380. A trois, même en tournant, ça ne va pas être facile. Pietro, lui, ne se pose pas de question. Le départ se fait en fanfare. Etienne me dit : « Il a froid, peut-être…, à cette vitesse, je ne saurai pas suivre ». Quand Pietro s’est un peu réchauffé, il s’est un peu calmé. Nous nous sommes relayés jusqu’à ce que nous reprenions un petit groupe où un seul cyclo faisait le tempo. Il roulait pas mal, mais il avait un problème avec le suivi du fléchage (le BRM était fléché). Ce qui fait que je me retrouve quand même devant de temps en temps. Tout ce petit monde roule ensemble jusque Watten (km 60), lieu où commence le cyclo-côteur. Faire un cyclo-côteur, vent de face, à la mer dans la pluie et le brouillard est une expérience assez fatigante. Comme il y a de grosses côtes qui se multiplient à l’infini, le groupe éclate.

Au km 76, c’est le 1er contrôle qui est en fait un ravitaillement assez bien fourni. La moyenne vent de face est quand même de 26,3 km/h. En se relayant il y a moyen de bien rouler. Les 29 km suivant pour rejoindre le Cap Blanc Nez se feront en solitaire. Avec 310 m de dénivelé, c’est assez costaud. Les 23,5 km/h de moyenne le confirment. Le sommet du parcours est à 180 m, pas du tout plat cette partie.

Je rejoints les autres au ravito du Cap Blanc Nez et cette fois Pietro décide de rester avec moi, les autres sont partis. La vue est assez impressionnante sur la mer mais la brume empêche de voir beaucoup plus loin que quelques kilomètres, alors Douvre, ce sera pour une prochaine fois. La montée, vent de face, pour arriver au sommet du Cap Blanc Nez (127 m) est aussi impressionnante. C’est à du 8 km/h que j’arrive au sommet.

Après ça, le BRM est fini, il ne reste que 90 km à faire, et ce sera vent dans le dos. Il fait enfin sec, et le vent souffle encore plus fort que le matin. Les vélos sont dans un état assez lamentable et les chaînes font un bruit assez désagréable. L’huile les a quittées depuis longtemps.

En roulant pè-père jusqu’au 3ème  et dernier contrôle, nous nous retrouvons à une dizaine à rouler. Ceux qui étaient partis devant au 2ème ravito avaient fait une pause au Cap Blanc Nez, et comme nous pas…

Le 3ème ravito, à Saint Pierrebrouck, se fait au café « Chez Flo » où nous sommes accueillis avec des crêpes en abondance. C’est complètement requinqués que nous repartons. Cette fois Pietro veut y aller à fond. Les derniers 50 km se font entre 35 et 40 km/h. La digestion des crêpes est difficile à ce régime-là. Nous finissons à deux, à Adinkerke avec du 33 km/h de moyenne pour les 50 derniers km.

C’est un beau BRM, la région française du Cap est superbe, mais le temps a un peu gâché notre plaisir.

                                                                                                                                                                                                                                           

Jeudi 16/06 au samedi 18/06/2011 : L'Ardéchoise 2011

Lien vers l'Ardéchoise 2011

                                                                                                                                                                                                                                          


Samedi 11/06/2011 : Le BRM 600 de l’Aurore

Par Alain Darville

Je m’étais juré de faire ce 600 calmement pour éviter d’arriver à l’Ardéchoise, trois jours plus tard, dans un état de délabrement avancé. Bon, comme toujours, ce n’était pas si calme que ça.

Après les quelques derniers désistements, nous étions finalement 25 au départ. 24 « dormiront » à Verdun, un seul, Norbert Van Nuffel, fera les 600 en une traite (en 28h35). Deux allemands, Corinna et Johann Eilers, vont aussi faire le parcours mais à deux.  Carine et Dan vont transporter les bagages et nous les retrouverons à Verdun.

Le départ étant fixé le samedi matin à 6 heures, le petit groupe s’élance à la poursuite d’André parti un peu avant. Comme toujours la grosse côte juste après le canal fait déjà la sélection du groupe « des forts » et des « moins forts ». Sur un 600 tous les participants sont affutés, presque tous viennent ici pour faire leur qualification à Paris-Brest-Paris, les vrais de vrais pour enchainer les 600 et quelques rares exceptions sont venues pour « s’amuser » un peu sur une très longue distance. Je retrouve Thierry Degueldre (un ancien de l’armée) avec qui j’avais fait le 400 de Tournai l’année passée, et Alex Deschuyteneer qui était venu sur notre 300.

Naturellement il ne faut pas longtemps (un peu avant Braine-l’Alleud) pour qu’on se ramasse une grosse averse, presque tout le monde s’arrête pour mettre un imperméable, mais à quoi bon, l’averse dure cinq minutes et tant qu’on roule, ce n’est pas utile. C’est dommage pour les vélos et les chaînes qui sont déjà sales après 25 km. On sèche, et quand on est sec, une nouvelle averse nous remouille tous. Bon, c’est la dernière, après ça il fera sec jusqu’au bout.

Nous rejoignons André à Fosses-la-Ville, au 1er contrôle (km 77). Comme les costauds sont déchainés, ils s’en vont directement dans la grosse côte après Fosses. Je roule avec Robert Luycks (qui fera par la suite presque tout le reste du 600 seul). Un poil pas assez fort pour suivre les meilleurs, une grosse touffe de poils trop fort pour les autres.

A Haybes, le long de la Meuse, sur la voie verte, au 2ème contrôle (km 134), nous rejoignons les autres, qui n’avaient pas trop d’avance. Cette fois-ci, à la Maison des Randonnées, ils ont un cachet. La voie verte n’est plus déserte, comme sur le 400, mais ça roule encore plus vite. Le vent est moins défavorable. Fumay, Revin, Monthermé sont passés pour enfin arriver à Charleville-Mézières, le 3ème contrôle (km 192) où cette fois-ci le Bar de l’Univers était là, il était revenu de son voyage du 400. Le groupe est formé pour un bon bout de temps. Nous serons 10 : Mic Camertijn, Kris Clerckx, Thierry Degueldre, Alexis Deschuyteneer, Geert et Koen Lammens, Enrique Leal Sanjuan, Pietro Sirigu, Norbert Van Nuffel, Johan de Keukekaere et moi. Et toujours Robert Luycks qui suit à une encablure.

A Sedan, le 4ème contrôle (km 213), nous fonçons à la station-service « habituelle » où la préposée nous reconnait et nous donne notre tampon encreur sans que nous ne lui demandions rien. Vive l‘efficacité…. Norbert a cassé un rayon et sa roue voile dangereusement. Il nous abandonne à la recherche d’un réparateur vélo, qu’il trouvera et finalement il ne perdra presque pas de temps dans l’aventure. Le départ de Sedan est un peu folklorique : le petit groupe, se dirige comme un seul homme, sur le tracé du BRM 400 en direction de Sugny. Moi, ça m’arrange de rentrer, mais je ne sais pas trop si c’est le but. Comme personne ne réagissait (malgré le fait que presque tout le monde ait un GPS),  je vais quand même dire à l’homme de tête qu’il est occupé à faire une petite erreur.

La visite de Sedan terminée, maintenant, pour ma part, j’attaque un territoire inconnu : direction Verdun. Comment sera le dénivelé ? Je serai vite fixé. Au début ça va, ce n’est pas trop dur. Mais tout d’un coup, c’est parti, côte sur côte. A ce petit jeu, je me retrouve rapidement seul. Et cette fois Robert est avec les meilleurs. C’est une très belle région, très vallonnée, j’ai le temps de regarder puisque je roule à mon rythme. Nous passons par Rémilly-Aillicourt, Buzancy, Bayonville, Sommerance. Le 5ème contrôle (km 280) est à Varennes en Argonne. Je retrouve le petit groupe qui n’avait finalement pas trop d’avance. Verdun n’est pas loin : encore 34 km.

Le dernier relais sera comme souvent. Je suis jusqu’à une grosse bosse et je me retrouve seul si d’autres bosses se succèdent. Comme c’est le sprint final, le groupe se morcèle, et je retrouve Carine et Dan qui nous attendent devant l’hôtel de Verdun (km 315), le 6ème contrôle. Ouf, premier jour de fini, il est 20 heures. Les 318 (roulés) premiers kilomètres ont été faits à plus de 28 km/h de moyenne. Nous disons au-revoir à Norbert qui continue le BRM directement.

Le petit groupe qui a roulé toute la journée se retrouve au restaurant pour refaire quelques forces. Mic et Enrique étant restés à l’hôtel, nous nous retrouvons en groupe bien belge : 4 flamands, 2 wallons, 2 Bruxellois (rouleurs) et 2 bruxellois (rouleurs motorisés). Le resto est sympa mais d’une lenteur à faire pâlir d’envie un escargot.

Comme c’est Pietro qui a les clefs des « retardataires », c’est un petit défilé devant le resto des autres rouleurs. Seuls Marc De Cuyper et Antonio Moreno Casas vont se joindre à nous. Il est 23h30 quand nous sommes de retours à l’hôtel, et le levé est fixé à 3h40. Bonne nuit. C’est un bon test de non-sommeil pour PBP.

Le dernier arrivé à l’hôtel ne sait pas où il va dormir. Plus personne ne sait où se trouve le cyclo solitaire qui occupe la dernière chambre. Finalement il va dormir avec Pietro et moi, puisque notre chambre à 3 lits. Bonjour la promiscuité. Avec ça je n’ai presque pas dormi.

Après le déjeuner, nous partons à 5 heures tapantes. Il fait encore noir, et Pietro n’a pas d’éclairage. Il se fondra dans le groupe pour passer inaperçu. Nous allons longer la Meuse sur de nombreux kilomètres. Mais cette fois-ci sur les hauteurs. Marc est tout content d’être avec nous, il va essayer de rester avec nous jusque Sedan. Il restera avec nous +/-5 km.  Il y a du brouillard, et il fait terriblement froid (4°c). Tout le monde à l’air engourdi, je mène le groupe et à un moment donné je me retrouve tout seul. Pourtant je ne roulais pas trop vite avec mon grand plateau.

A Stenay, le 7ème contrôle (km 375), seule la boulangerie est ouverte. C’est très bien, comme ça nous gouterons les pâtisseries régionales. Les allemands qui étaient un peu devant nous, quittent Stenay par une route alternative. Nous ne les reverrons plus. Peut-être un cimetière à visiter ?

 A Sedan, le 8ème contrôle (km 411), je dis adieu à mes copains de route, la côte de merde de Sugny est là. Elle est trop longue pour que je puisse compenser par après. Mais je reste avec Thierry qui a un petit coup de mou. Ca va monter presque sans arrêt (avec parfois de longues descentes qu’il faut ensuite remonter)  jusque Haut Fays (460m d’altitude), ce sera ensuite 12 km de descente à plein régime. Ça prend du temps, toutes ces côtes et j’étais convaincu que les autres auraient une telle avance qu’on ne les reverrait plus. Et bien non, à Wellin, le 9ème contrôle (km 467), ils sont encore tous là. Robert, comme il en a pris l’habitude nous suit toujours à distance entre 10 et 15 minutes.

Mais la route pour aller à Dinant en passant par Celles n’est pas mieux. C’est une succession presqu’infinie de bosses avec les pourcentages entre 6 et 8%. Thierry est toujours avec moi. A Anhée, le 10ème contrôle (km 504), c’est la séparation. Pietro et Alex restent avec Thierry et moi, et nous continuerons à 4. Les autres sont partis devant. Cette-fois la route est connue par cœur, à force de la faire. Mais la fatigue est là, cela devient assez dur.

Un peu après Jemeppe-sur-Sambre, nous récupérons Kris qui partait dans une mauvaise direction. Nous arrivons à cinq à Marbais , le 11ème et dernier contrôle (km 554).  La carte de pointage est remplie, le contrôle secret faisant office de dernier contrôle. Comme le pain trimbaler dans mon sac à dos depuis 2 jours commence à devenir un peu coriace à avaler, je vais dévaliser la boulangerie locale, pour finir les 50 derniers km.

Et il est 18h40 quand notre 600 est fini, 604 km faits en 36h40 dont 22h58 roulés (26,3 km/h de moyenne). Les 4739 m de dénivelés annoncés en font 5400.

Un grand merci à Thierry qui m’a supporté lors de la partie ardennaise du BRM. Alexis et lui vont faire PBP, je leur souhaite une grande réussite, ainsi qu'à tous les autres participants. Pietro le cachotier a fini, sans rien dire, avec une roue voilée qui frottait sur un frein. C’est le dérailleur de Mic qui l’a touchée et a plié un peu un rayon.

A l’arrivée, c’était Marc (notre médecin) qui avait l’air le plus content. Il voulait payer un verre à tous ceux qu’il rencontrait. Il faisait plaisir à voir. Il était tellement fort qu’il avait abandonné ses copains de route parce qu’ils prenaient trop de temps aux contrôles. Il était rentré tout seul à la vitesse supersonique. Il a l’air beaucoup plus fort qu’il y a 4 ans. Cette fois PBP devrait lui sourire.

 

Le BRM est une réussite. Le parcours d’André est superbe mais terriblement difficile. Carine et Dan ont fait un boulot impeccable. Pietro a fait un beau travail d’organisateur.

Et maintenant j’ai trois jours pour récupérer et faire les 450 km de l’Ardéchoise avec les BBB. Ce sera loin derrière…

                                    ___________________________________________

 

Les photos de Geert Lammens: http://www.jefke06.be/html/brm600anderlechtfoto.html


 

 Les étapes :

 

Etapes

Départ

Km

Dénivelés (m)

Moyenne

1

Bruxelles – Fosses-la-Ville

06h06

76,4

790

25,92

2

Fosses-la-Ville – Haybes

09h22

58,0

430

26,32

3

Haybes – Charleville-Mézières

11h59

58,4

170

30,53

4

Charleville-Mézière – Sedan

14h35

28,1

150

28,59

5

Sedan – Varennes en Argonne

15h32

67,8

720

25,55

6

Varennes en Argonnes - Verdun

18h45

34,8

300

25,84

7

Verdun –Stenay

05h00

51,6

300

27,10

8

Stenay – Sedan

07h25

34,7

290

27,59

9

Sedan – Wellin

09h14

55,7

820

23,73

10

Wellin –Anhée

12h10

37,7

470

24,73

11

Anhée - Marbais

14h11

51,9

510

25,32

12

Marbais - Bruxelles

16h39

49,6

450

25,02

 

 

Les participants :

Nom

Prénom

Temps

CAMERTIJN

Mic

36h30

CLERCKX

Kris

36h40

DARVILLE

Alain

36h40

DE KEUKELAERE

Johan

37h45

DEBAERE

Bart

39h25

DECUYPER

Marc

38h15

DEGUELDRE

Thierry

36h40

DEJANS

Marc

39h50

DEMEULENAERE

Willy

39h25

DESCHUYTENEER

Alexis

36h40

EILERS

Corinna

38h40

EILERS

Johann

38h40

LAMMENS

Geert

36h30

LAMMENS

Koen

36h30

LEAL SANJUAN

Enrique

36h30

LUYCKX

Robert

37h00

MORENO CASAS

Antonio

39h25

NOLLEVAUX

Claude

39h20

SIRIGU

Pietro

36h40

SNEESSENS

Claude

39h25

TANGHE

Toon

39h25

VAN GOETHEM

Emmanuel

39h20

VAN NUFFEL

Norbert

28h35

VANEECKHOUT

André

39h20

VILLETTE

Guy

39h23

 

 

                                                                                                                                                                                                                                  

Samedi 04/06/2011 : Petite visite à
Sainte Marie sur Semois
Par Alain Darville

Pendant qu’André et Patrice se reposaient de leur 600 réussi, Freddy, Pietro et moi avons été à Sainte Marie sur Semois faire le brevet à dénivelé de 150 km (1621 m).

Le BAR de la semaine précédente passait par là, comme nous y avons été bien accueillis, nous y sommes retournés. Ce n’est pas tout prêt de Bruxelles (190 km), en fait c’est à côté de Virton.

Freddy a un peu peur de rouler avec nous, mais comme nous sommes gentils, nous partons lentement : 28,5 km/h de moyenne jusqu’au 2ème ravito à Orval. Le vent dans le dos et le dénivelé qui ne commence qu’après le 35ème km expliquent cette vitesse qui semble un peu rapide.

Dans la première longue côte, au km 34, nous nous retrouvons derrière trois dames luxembourgeoises qui étaient sur leur vélo avançant à un bon rythme. Comme quoi, je finirai par croire qu’il n’y a qu’en Belgique que les femmes ne font pas de vélo (vélo de course). Comme la côte faisait 6,7 km nous avons eu le temps de nous reposer en nous…, mais visiblement cela ne les dérangeaient pas.… Bizarrement nous n’étions pas les seuls à l’arrière du groupe féminin.

Pour arriver à Chiny, au 1er ravito, il fallait bien montrer que nous étions meilleurs qu’elles en les dépassant. Freddy, le grand timide, fait la causette au ravito, et finalement nous saurons beaucoup sur elles.

La partie facile étant passée il nous reste 13 côtes à faire dont 8 avec des maxima à plus de 8%. Une rigolade… Au 2ème ravito à Orval, Freddy est un peu décroché mais finalement tout le monde s’y retrouve. Le vélo de Pietro, dont c’est le 4ème cadre de remplacement, les autres ne résistant pas à sa puissance, commence à faire du bruit. Un bruit de casseroles qui va se transformer en un bruit de batteries de casseroles au fil du temps. Depuis le début, des craquements sinistres émanent de son vélo, quand ce n’est pas la chaine qui claque, c’est la direction qui flotte. Le rodage semble assez laborieux, mais c’est le roulement de la roue arrière qui finit par rendre l’âme.

Juste après la descente pour aller vers l’Abbaye d’Orval, les flèches indiquent à gauche, Pietro va à droite. Comme ça va tellement vite, je n’ai rien vu et je fais confiance à Pietro, qui me voyant le suivre pense être sur le bon chemin. Freddy s’est arrêté mais comme je pensais que c’était la bifurcation du 120 km, je pensais qu’il nous quittait là. Bon, résultat, Freddy est parti à la poursuite des luxembourgeoise, nous nous sommes partis en France. 3 km dans la vue avant de se rendre compte que les flèches sont absentes. Et 3 km dans la vue pour rejoindre l’abbaye. Qui est assez impressionnante, la bière ce sera pour l’arrivée.

Après ça les côtes vont s’enchainer, les unes après les autres, ce brevet commence sérieusement à se compliquer. Au km 122, nous arrivons à Torgny. Adossé à mi-pente de la cuesta bajocienne, Torgny est le village le plus méridional de Belgique et jouit d’un micro-climat privilégié qui permet la culture de la vigne. Constitué de pierres taillées de couleur ocre et de tuiles romaines de couleur rouge, l’habitat s’apparente à l’habitat que l’on retrouve dans le sud de la France, caractère pour le moins inhabituel en Lorraine. Le 3ème ravito s’y trouve, mais il se mérite. Ce sont les jambes tremblantes d’effort en haut de la côte qu’on s’arrête.

Le plus dur est fait, à Ethe nous prenons un ravel qui va nous faire monter d’une centaine de mètres avec une pente moyenne de moins de 2%. Enfin une côte à ma mesure.

A l’arrivée Freddy est là, il avait finalement pris le 120 km. Nos luxembourgeoise y sont aussi, nous ne les avons pas rattrapées, mais nous finissons avec 159 km, et un vélo qui ne demande qu’à se désintégrer. Pietro a eu bien du mérite avec son vélo high tech.

C’était un très beau brevet, pour moi assez éprouvant, fait dans la chaleur (max 34°C). Mais ce brevet n’a eu que 130 partants, ce qui est peu vu le travail effectué pour le fléchage et les ravitos. Mais comme nous ne sommes pas dans le Hainaut…. Les Orval étaient bien là pour nous rafraichir, et après ça 190 km en voiture. Euh… Maintenant les dés sont jetés. Est-ce que la préparation est bonne ? Mais quoi qu’il arrive la semaine prochaine c’est notre BRM 600 km suivi 3 jours plus tard de l’Ardéchoise et de ses 450 km et je ne sais plus combien de cols. Au fou.
                                                                                                                                                                                                                            


Jeudi 02/05/2011 : Un 600, c'est une bonne préparation et une solide dose de ténacité.
Par Patrice Martin

Pas trop bien préparé et en ayant assez peu dormi (3 heures stress ?) je me rends à Raversijde sans trop de conviction, je me dis que si cela ne va pas bien, je peux arrêter après 300 puisque ce 600 est composé de deux 300 : un vers les Pays-Bas et un vers la France.

J'arrive assez juste, je m'inscris et salue les habitués, Notre ami André, Mic, Antonio, il me faudra me faire présenter les autres pour les reconnaître. Bizarrement, il semble que Julien, organisateur va faire le parcours en sens inverse, d'abord la France puis les Pays-Bas. Ce n'est pas dérangeant si ce n'est que ceux qui ont prévu un hôtel ne peuvent changer à l'improviste leur arrivée à l'hôtel et s'arrêter après 200 ou 250 kilomètres n'est pas habituel pour un bon randonneur.

Nous nous élançons donc vers les Pays-Bas, comme prévu et comme la majorité je crois. Les premiers 73 kilomètres sont avalés assez rapidement et sans trop de problèmes, un peu frais (mais cette fois j'ai ma cagoule). Cependant nous devons tourner pour trouver un établissement ouvert car en ce jour férié, c'est mort. Nous nous retrouvons pratiquement tous là. Et cela repart, tellement vite que je perds le groupe avec lequel je roulais et me retrouve avec Erwin, Antonio et André. Nous poursuivrons de très longues portions de ce brevet ensemble. Avant que je n'oublie, merci Alain, tes tracés Gps ont été utiles ici et là pour préciser l'itinéraire, il est vrai qu'André, véritable GPS humain, était avec nous. L'itinéraire était, dans l'ensemble très proche, ce n'est que lorsque nous utilisions des chemins de halage, ravel ou route pour cyclistes que l'itinéraire ne correspondait pas.

Nous avons donc poursuivis sans toujours trouver les points de contrôle mentionnés car, jour férié, ils étaient parfois fermés. Nous avons donc dû nous écarter de l'itinéraire pour trouver des établissements ouverts. Lors d'un de ces écarts nous avons « perdus » Erwin, Antonio et un Allemand qui nous avait accompagné les 70 premiers kilomètres et que nous avions retrouvés plus tard. Les deux demi-groupes ont donc, un moment poursuivi leur propre route. Après Dendermonde, André et moi seront hélés par Antonio depuis une terrasse. Là Erwin et Antonio nous apprendrons la nouvelle : notre collègue allemand a été renversé par une voiture et l'automobiliste s'est enfuit ! ! ! L'ambulance est venue et a emporté notre malheureux collègue et Erwin et Antonio ont fait leur déclaration à la police. Bien que n'ayant pas assisté à l'accident, j'y penserai à plusieurs reprises lors de notre périple. Nous poursuivrons notre route pratiquement ensemble jusqu'à la fin de la première boucle qui nous voit revenir à Raversijde au café De Ton. Erwin et Antonio continueront ensemble et je vais aller avec André jusqu'à Dunkerke, je partagerai sa chambre. Nous prenons dans nos voitures ce dont nous avons besoin pour la deuxième boucle et le parcours français. Nous poursuivrons et arriverons avant la nuit à Dunkerke. Jusque là pas trop de problème si ce n'est que j'ai mal à l'arrière du genou droit. Le vélo que j'ai pris est celui qui n'est pas optimal pour les montées (le même que lors de mon 400 d'Holsbeek raté) mais je n'ai pris qu'une demi boîte à outils pour alléger un peu.

Le lendemain nous repartons au petit matin après une courte nuit. La douleur s'est atténuée la nuit mais, comme la veille, il n'est pas facile de trouver un établissement ouvert. Rien à Bourbourg, nous continuons donc et nous trouvons une boulangerie une dizaine de kilomètres plus loin. Ah les bons petits pains au chocolat et le fameux cachet. Nous poursuivons notre route vers Boulogne, dans cette seconde partie, mes excuses Alain, je n'utiliserais pas le GPS, André connait le parcours et n'aura pas besoin d'aide pour retrouver le chemin. Mais cela devient de plus en plus dur pour moi, à partir d'environ 400 kilomètres ce sera dur dur pour moi j'ai envie de m'arrêter tous les 10 kilomètres. Au kilomètre 440, ne voyant plus André, j'étais prêt à utiliser mon GPS pour retourner « à mon aise » au départ mais André est venu me rechercher et m'a encouragé à ne pas abandonner. La ténacité dont il fait preuve rejaillit sur moi et je me sens obligé de l'accompagner en espérant qu'il ne regrettera pas son geste et que je ne lui ferai pas rater son brevet parce qu'il m'aura attendu et que j'aurai été son boulet. A plusieurs reprises je lui demanderai de me laisser pour qu'il ne se mette pas en danger d'arriver hors délais. Les conditions ne sont pas favorables, oui plat (pas partout, faut pas exagérer) c'est plat mais le vent quelle poisse ! ! ! Une montée, surtout dans nos contrées, cela s'arrête bien quelque part et on peut profiter de la descente mais le vent lui peut ne pas s'arrêter. Et c'est ce qu'il a décidé de faire aujourd'hui. Mon passage à vide qui a duré environ une centaine de kilomètres nous a fait nous arrêter de nombreuses fois, ce qui, en plus de la fatigue physique me faisait craindre une arrivée hors délais, pas grave pour moi mais pour André, et donc un stress psychologique. Petit à petit et vu que nous nous rapprochions de la fin et que c'était possible (même pour moi), dans les 30 derniers kilomètres, j'ai repris un peu du poil de la bête et j'ai pu me mettre de temps en temps devant André pour lui couper le vent, quitte à aller jusqu'à la blessure qui aurait pu m'empêcher de terminer mais qui lui aurait permis de terminer, je lui devait bien cela lui qui pendant une bonne centaine de kilomètres m'avait coupé le vent et avait perdu du temps à m'attendre. Merci André, merci pour cette incroyable leçon de ténacité.

 

Encore une fois, comme pour d'autres brevets, ce n'est pas JE l'ai fait mais NOUS l'avons fait.

 
                                                                                                                                                                                                                                           

Jeudi 02/06/2011 : Les flèches Bruxelles-Antoing-Bruxelles
Par Alain Darville

Pendant que Patrice et André préparaient le BRM 600 de notre club en faisant le BRM 600 d’Ostende (déjà le 3ème 600 pour André qui va tout faire cette année), Pietro et moi nous nous sommes contentés de deux petites flèches : Bruxelles-Antoing et Antoing-Bruxelles. Annoncées pour 86 km chacune nous sommes revenus avec un total de 195 km. Le parcours se faisant au GPS, comme les autres fois, nous nous sommes de temps en temps trouvés face à des chemins impraticables pour le vélo, et cette fois-ci nous n’avons pas insisté.

Nous sommes partis via les petits chemins direction Ninove et ensuite Geraardsbergen (Gramont) où nous avons descendu le Bos Berg, au ralenti pour ne pas exploser le vélo. Ensuite nous avons, à partir de Deux-Acren suivi la Dendre jusque Ath. C’est une très belle région. Ensuite via Leuze-en-Hainaut nous sommes arrivés à Antoing. L’aller n’a posé aucun problème. Vent dans le dos, ça allait tout seul, et finalement sans le vouloir le tracé empruntait les petites routes bien agréables à rouler. Antoing est une ville certainement très intéressante à visiter. Elle est construite sur le versant d’une colline qui part de l’Escaut. Le Château d’Antoing des Pinces de Ligne domine la ville avec sa tour qui rappelle les châteaux de Walt Disney. Nous arrivons à la fin du brevet cycliste Antoing-Elezelles-Antoing. Le cyclisme marche encore dans le Hainaut où plus de 400 participants ont fait ce brevet. Un chiffre qui laisse rêveur un Bruxellois.

Après un arrêt pour comme d’habitude pour moi manger mes tartines et pour Pietro tutter son gel de confiture sucrée, nous repartons dans l’autre sens mais via une autre route. Il ne faut pas longtemps pour se rendre compte que le vent a forci et qu’on va se le taper de face pendant 100 km. Mais dès la sortie de la ville Pietro crève son pneu avant. Réparation et c’est reparti direction Beloil où nous passons devant le Château. Pietro recrève, reréparation… Chièvres et sa base militaire sont passés lentement  (c’est une plaine et le vent nous agresse) et ensuite nous passons devant le Parc Pairi Daiza (Paradisio). Les parkings sont de plus en plus important et à voir le nombre de voiture, ça doit marcher du tonnerre.

Après Enghien, nous repassons en Flandre. Le temps d’une course cycliste pour amateur nous nous arrêtons un peu à Bogaarden en buvant un peu, le soleil tape de plus en plus.

Pour le reste c’est le retour dans Bruxelles via Anderlecht. C’étaient deux bien belles flèches, de jolies routes et des coins intéressants à traverser. Les flèches font découvrir la Belgique via les petits chemins, et jusqu’à présent nous n’avons jamais été déçus.

Photo 0149.jpg

 

 

 

Le Bos Berg

 

 

Photo 0153.jpg

 

 

 

Le Château d'Antoing

 

 

Photo 0152.jpg

 

 

 

Alain devant l'entrée du château

 

 

 

 

Photo 0151.jpg

 

 

 

Pietro, idem

 

 

 

 

 Le trajet: http://www.openrunner.com/index.php?id=999667

 

19:35 | 19:35 | Aurore-Cyclo | Aurore-Cyclo | Juin-2011 | Juin-2011 | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.