04/07/2011

Sorties juillet 2011

 

Samedi 30/07/2011 : Et on dé-re-rere-dépasse Guy (et pas que lui)
Par Alain Darville

Par cette froide journée pluvieuse de juillet, nous sommes allés faire faire le brevet de Naninne. J’étais parti pour le grand (179 km), mais Gabriel m’a convaincu de ne faire que le 129 km.

Il devait faire sec, il a pleuviné presque tout le temps. Comme on s’habitue à avoir un été pourri , finalement si on veut encore rouler à vélo en Belgique, on n’a pas le choix, il faut y aller.

Patrice s’est sous doute lancé sur le 179 km, comme il se lève avant le coq pour être le premier à partir, je ne l’ai pas vu. Mais j’ai vu Guy, dont la silhouette s’affine de plus en plus. Il partait avec un copain sur le 129 km.

Je suis parti avec Gabriel vers 07h45. Il devait être rentré à Bruxelles avant 14 heures. Donc le 179 km était exclu, le 129 sera tout juste. Avec la moyenne qu’on se tapait, cela ne devrait pas être un problème. Pas loin de 28 km/h jusqu’au 1er ravito. Je me suis quand même fait un peu prier pour ne pas faire le 179 km.

On a donc dépassé Guy, en coup de vent, mais j’ai quand même eu le temps de lui dire bonjour au passage. Le vélo de Gabriel faisant cui-cui, celui-ci était dans le doute. « Mon beau vélo vintage, va-t-il m’abandonner ? ».

A Haversin au 1er ravito, je retrouve la bande des Paris-Brestistes, toujours bon-pied bon œil. Ils ont toujours l’air en pleine forme.

Le cui-cui devenant un frottement régulier, Gabriel effaré voyait son pneu frotter à une des barres soutenant la roue arrière. « LA COULEUR EST PARTIE !!! », horreur et déconfiture ! Un petit réglage et tout était réglé, pour la couleur…

Les paraboles de Lessives étant tellement impressionnantes, qu’on en roulait sur la gauche de la route en prenant les ronds-points à contre-sens, et du coup on a raté une flèche : direction Lavaux-Sainte-Anne. Qui n’est pas sur le parcours. 8 km dans la vue, et l’heure qui avance.

Et Guy, lui, est redépassé. Il pensait qu’on revenait déjà du 179 km. On est fort mais quand même… ( :

Un peu avant le 2ème ravito, Gabriel était en panne de carburant. Le ravito n’arrivait pas, on faisait tout le tour de Ciney par les hauteurs. Comme je pensais qu’il fallait passer par Ciney pour aller au contrôle, je suis passé Braibant (le ravito). Je ne voyais plus trop les flèches, car il commençait à pleuvoir copieusement et on est bien arrivé à Ciney. Fallait pas. 6 km dans la vue, et l’heure qui avance.

Demi-tour et on est quand même arrivé à Braibant (2ème ravito) juste avant Guy, qui commençait à s’en amuser. On le dépasse asap et il est devant nous.

La fin du parcours s’est faite vent de face avec en finale cette longue montée de Dave à Naninne. Les 143 km (au lieu de 129) sont finis à 13h15 (27,4 km/h de moyenne). Si Gabriel fait du 200 km/h sur l’autoroute, il sera avant 14h à la maison et il ne sera pas engueulé par sa dame… Et mon voisin de parking qui arrive quand je m’en vais. « J’ai fait les 180 km à du 30,5 km/h de moyenne ». Il y a encore du boulot…


                                                                                                                                                                                                                                    

Dimanche 24/07/2011 : Gabriel est là

Par Alain Darville

Comme promis Gabriel fait son grand retour.  Comme encore une fois la météo annoncée est pluvieuse, seuls Eric et Jean-Louis sont là. Nous sommes à Wolvertem et nous allons faire un brevet tout plat jusqu’Antwerpen, Temse et retours. Qui dit brevet plat, dit comme d’habitude vitesse excessive.

En plus c’est le brevet des virages et des relances. J’ai compté pas moins de 81 changements de directions. Sur 100 km, ce n’est pas mal.

Gabriel nous dit sans sourciller qu’il a fait tout juste 30 km à vélo avant de venir faire ce brevet. Mais il a passé son temps à courir. On verra.

Nous partons vent dans le dos, avec un petit groupe d’Hoesvil. On est vite à 35/40 km/h. Jean-Louis et Eric sont déchainés. Ils sont aidés par un gars d’Hoesvil et c’est à trois qu’ils vont faire les 100 kilomètres en se relayant. De temps en temps, mais rarement je fais quelques relais. Ce n’est pas à cause des 200 de la veille, mais à cause des 200 du BRM de Mouscron. Les 100 bornes vent de face ont été fatales à un de mes tendons.

Et Gabriel tient le coup sans problème. Visiblement c’est un vrai sportif qui a un potentiel assez élevé. Il court, il roule à vélo et il nous annonce qu’il a fait de compétition de natation. Ça tombe bien, nous arrivons à Anvers, et c’est l’IronMan 70.3 d’Antwerpen qui nous accueille (1,9 km natation, 90 km vélo et 21 km de course à pied). Pleins de triathlètes vont à leur lieu de compétition ce qui fait que le tunnel pour traverser l’Escaut (grande première pour Gabriel qui était assez impressionné) était assez encombré. Ça donne presqu’en envie d’en faire, mais est-ce bien raisonnable ?

Au 1er ravito, nous retrouvons Daniel. Il préfère faire 100 km à vélo plutôt que de rester dans sa caravane en Ardenne qui était un peu inondée.

Le retour est vent de face, mais l’allure ne faiblit pas trop. Le pont de Temse et ses planches en bois sont passés à la vitesse vv prime. Mon vélo en tremble encore. Les bosses des routes sont passées encore plus vite, mes poches ont toutes les difficultés à retenir mon imper qui encore une fois ne servira à rien. Même le 2ème ravito est passé sans même s’arrêter.

Finalement le 100 km est couvert en moins de 3h30 à du 30,5 km/h. Tout le monde est resté groupé jusqu’au bout. Les 2 boulets aussi (n’est-ce pas Eric ?Clin d'œil). Et Gabriel est tout content de sa performance. Il y a de quoi.


                                                                                                                                                                                                                                

Samedi 23/07/2011 : Et la crème-fraîche ? Et la cerise ?

Par Alain Darville

Patrice et moi, nous avons été faire Aywaille-Bastogne-Aywaille (ex Liège-Bastogne-Liège). Un petit 200 mais un gros 2950 m de dénivelé. La météo annoncée promettait le pire, finalement il a fait presque sec. De rares gouttes sont venues égailler la randonnée.

Patrice est un lève-tôt, il est déjà parti à 6h40, je le suis de loin, départ à 07h05.

Le parcours a changé l’année passée, mais comme en 2010, nous avions fait seulement le 115 km, c’est l’occasion de découvrir le nouveau. Cette fois-ci nous passons à La Roche et puis c’est direction Bastogne, où nous passons toujours devant les casernes de l’ex 1er régiment d’Artillerie. Avec tout ça où est Patrice, toujours pas repris ? Il faudra attendre le 2ème ravito au km 91 pour faire la jonction.

Patrice trimballe toujours son sac à dos bourré à craquer, mais il n’a pas de chambres à air de réserve. Heureusement que je suis là. Je lui en passe deux, et un peu après je crève. Dans sa position favorite, assis à même la route dans la position du scribe égyptien, Patrice entreprend de remettre ce foutu pneu sur la jante. Heureusement qu’il est là.

Nous ne restons pas longtemps groupés. Dès que ça monte il me lâche. Et pourtant je monte presqu’au ralenti. Je ne vais déjà pas vite d’habitude, mais maintenant je vais encore moins vite. Patrice a disparu après deux petites côtes.

Au 3ème ravito, je me retrouve avec tout un bataillon de futurs (et aussi anciens) Paris-Brestistes. Ils me demandent si je suis en forme, ils m’ont repris 20 minutes depuis le départ. Mais qu’est-ce qu’ils pensent de moi ? Je ne suis pas Pietro. Tous me connaissent, mais pour deux, j’ai beau chercher, je ne trouve pas. Ils sont tous incrédules quand je dis que je n’y vais pas. Etienne insiste encore, mais sans espoir.

J’en profite, comme Patrice se fait attendre, pour utiliser la pompe à pied du ravito (merci encore au club pour le prêt) pour mettre un peu de pression dans mon pneu arrière. Finalement on serra trois (Patrice est arrivé) à essayer d’utiliser cette pompe (qui doit dater de 1958). Le mode d’emploi a été perdu depuis longtemps. Après avoir réussi à tout dégonfler, on est arrivé péniblement à mettre 4 bars avant que l’embout ne s’échappe en sifflant. Je finirai avec mes 4 bars. S’il pleut je passerai mieux dans La Redoute.

Et Patrice m’annonce qu’il va zapper deux côtes. Quoi ? Ne pas faire la Côte de Wanne, et surtout, crime suprême, ne pas vouloir faire La Redoute. Un gâteau sans crème fraiche et surtout sans cerise. Je  suis estomaqué. Là-dessus, il ne faut pas longtemps pour que Patrice me relâche.

Je ferai donc les 4 km de la Côte de Wanne tout seul. Pas trop difficile, avec un petit passage à 12%.

Après la Côte et sa descente, en direction de Coo, qui vois-je au loin ? Patrice qui n'a pas fait la côte. Je suis à 40 km/h vent de face et je ne le rattrape pas. Il ne sait (veut) pas monter mais sur le plat il tire comme un malade. Je finis par le récupérer juste avant le 4ème ravito.

Nous passons encore par Spa, par le Col du Maquisard et ensuite c’est la longue descente vers Remouchamps. Enfin La Redoute est là. Il fait sec. Après 185 km, c’est quand même une côte un petit peu dure à faire.  Les jambes sont un peu fatiguées, et je n’arrive pas à la faire entièrement en danseuse. Mais elle passe sans problème. Avec mon petit 39x27.

A l’arrivée,  je ne vois pas Patrice, mais il arrive un peu après. Alexis (de La Roue Houdinoise) est là aussi. Il se plaint qu’il n’a pas bien roulé (27 km/h de moyenne). Qu’est-ce que je dois dire. Mais je sens le stress qui commence à monter chez tous ces Paris-Brestistes. Et je ne regrette toujours pas de ne pas y aller.

J’espère que j’ai encore un peu de force parce que demain, j’ai promis à Gabriel d’être là pour son retour après 3 mois d’absence… Et Jean-Louis et Eric seront là !!!


                                                                                                                                                                                                                     
Samedi 16/07/2011 : Les Monts le matin, le mur l’après-midi

Par Alain Darville

Cette fois-ci nous sommes allés, Pietro et moi, faire le BRM 200 km du Cyclo-Club Mouscron au départ de Luingne. Le temps annoncé étant incertain, voir pas certain du tout, j’ai pris, comme je commence à en avoir l’habitude, mon vieux vélo. Pietro est venu avec sa super machine qui fera PBP.

Mic est là, il revient de son 1200 km, pas très en forme, dit-il !!! Et le vent annoncé n’est pas là, dit-il !!! On verra, dis-je !!! Christian Théron est là aussi et nous allons partir avec lui, ainsi que deux autres cyclos. La progression est rapide, avec le GPS, ça va tout seul. Ca va même trop bien. Comme au départ il commençait déjà à pleuvoir, j’avais mis mon imper, et je commençais à chauffer. Pendant les premiers 120 km, je passerai mon temps à le mettre et à l’enlever. Ensuite il pleuvra tellement que la question ne se posera plus.

Nous allons longer la Lys un bon bout de temps, en prenant les pistes cyclables le long de l’eau.

Ensuite, nous allons nous attaquer aux monts. Pas très hauts, mais les pentes pour y arriver sont assez coriaces. Le Mont Kemmel (152 m) avec sa montée en pavés est là. Je suis presqu’à l’arrêt dans cette montée de m… à 12%. Tout ce que j’aime…. Nous éviterons le Mont Rouge, mais c’est sur sa pente, qu’est le 1er contrôle. Pour le bonheur de Pietro et pour mon malheur, Mic et ses copains fortiches arrivent un peu après nous. Nous allons repartir ensemble. J’arrive encore à m’accrocher jusqu’au sommet du Mont Noir (152 m), mais ensuite le Mont des Cats (155 m) m’est fatal. En plus il commence à pleuvoir. Il me reste 140 km à faire en solitaire, dans le vent (qui est bien là, maintenant), et dans la flotte.

Mais le vent est favorable, ce qui fait que j’arrive à rouler assez facilement. Le dernier Mont franchi, le Mont Cassel (175 m), c’est plein gaz jusque Bergues. Vent dans le dos, je suis à 35 km/h sans pédaler, à 40 km/h en pédalant un peu. Ça promet au retour. La pluie s’est arrêtée pour mon entrée à Bergues à 3 kilomètres de Dunkerque. Bergues est devenue célèbre film « Bienvenue chez les Ch'tis » de Dany Boon. Je pensais que c’était une petite ville comme bien d’autres, et bien non, cette ville n’a pas l’air du tout inintéressante. C’est une ancienne ville fortifiée qui a connu son heure de gloire entre 1200 et 1500 ans. C’était à l’époque un port et le commerce de textile était florissant. Les touristes étaient bien là, l’office du  tourisme était assiégé. Pour info, le Beffroi a 193 marches…

Ensuite il fallait revenir. La galère… Le vent est là, il va m’user pendant 100 km. C’est un mur. Il souffle de manière continue. Vent de face, j’étais à 18 km/h.  Le 3ème contrôle est à l’Abbaye Sint-Sixtus, tout prêt de Poperinge. Il ne fallait pas demander un cachet aux moines, mais aller dans le tea-room pas loin de là. Jamais trouvé ce tea-room. Après quelques aller-retours dans la flotte, avec personne à qui je pouvais demander où était ce foutu tea-room, j’ai continué. Et Pietro qui m’avouera, plus tard, qu’ils ont mangé une tarte aux pommes chaude avec de la crème fraiche. Je voulais l’étrangler.  J’ai mis mon cachet dans une friterie de Vlamertinge et j’ai résisté à la tentation de manger des frites.

Entre-temps Christian m’avait rejoint. J’étais content de pouvoir de temps en temps souffler derrière lui. Mais Christian est un peu facétieux. Il est derrière moi, puis il disparait, puis il réapparait, soit devant, soit derrière. Le parcours étant fait de zigzags, il était facile de prendre quelques petits raccourcis. Nous rejoignons la Lys à Wervik, mais cette fois, nous prenons quelques libertés avec le parcours imposé en prenant la route et nous plus le chemin cyclable de long de la rivière.

Finalement nous sommes arrivés. 209 km au compteur. Une moyenne de 24,7 km/h. Je suis cuit. Le vent m’a usé plus sûrement qu’un col. Pietro et ses copains, ont fait le parcours à du 29 km/h en finissant 1h20 avant moi. La dessus, je vais me coucher…

 

Le profil du parcours:

BRM 200 Mouscron.jpg

 

 


                                                                                                                                                                                                 

Dimanche 10/07/2011 : Brevet du R.A.C.U : Le grand retour de Chocotoff
Par Pietro Sirigu

Je ne sais pas quel type mouche m'a piqué ce matin : en effet j'avais prévu de faire la grasse matinée après le BCCB d'hier. J'ai passé une mauvaise nuit et a force de me retourner dans mon lit, j'ai pris la décision d'aller au brevet du jour.

Finalement, je ne regretterai pas ma décision car à mon arrivée une belle bande de copains du club étaient présents dont notre revenant Christophe..... Je ne vous dirais pas mon plaisir de le retrouver.

Manque à l'appel mon très fidèle équipier Alain avec qui j'ai roulé tous les brevets de la saison, il est vrai que je lui avais fait comprendre que je ne serais pas présent aujourd'hui... cela a-t-il influencé sa décision de ne pas venir ?

Les 2 Daniel sont partis très tôt le matin pour faire le 95 km.

Notre groupe qui part sur le 65 km est composé de Freddy  légèrement empâté par 2 semaines de vacances, Jean Louis qui crache ses poumons, Eric, Christophe, Marc Colombo, Marc Keymeulen, Jos, Michel et moi. Incroyable d'être aussi nombreux, cela constitue le record de ces derniers mois.

Marc Colombo qui fera finalement le 95 km, Marc Keymeulen et Jos seront malheureusement lâchés assez rapidement vu le rythme soutenu.

En ce qui concerne les autres, nous avons roulé ensemble Freddy et Jean Louis faisant de temps à autre l'élastique. Christophe a tenu son rang de bien belle manière, malgré son absence de plusieurs mois il nous a montré une très belle forme physique.



                                                                                                                                                                                                                                    
Samedi 09/07/2011 : La Médiévale (1ère)

Par Alain Darville

Pietro et moi, nous sommes partis, avec l’espoir de voir Patrice, faire La Médiévale. C’est un cyclo-coteur de 200 km et de 2600 m de dénivelé au départ du collège Saint-Paul de Godinne.

Patrice était bien là. Il voulait partir à 7 heures, mais comme il ne sait pas encore que les GPS existent, il s’est perdu pour finalement arriver un peu avant nous. Nous sommes donc partis ensemble. Et nous avons roulé, ensemble, comme quoi tout arrive, environ 15 km.

Au départ, comme l’année passée, ce cyclo-côteur est annoncé avec 2100 m de dénivelé, ce qui n’en fait plus un cyclo-coteur. Les membres du club, nous disent que le parcours est un peu changé, rendu plus facile, parce que l’année passée, en pleine canicule (jusque 36°c), ils ont dû aller chercher quelques cyclos un peu trop cuits.

Ce matin, il fait beau, la pluie annoncée ne sera pas pour nous. Le nouvel imperméable de Pietro reste dans la voiture, il faut s’alléger, mon coupe-vent +/-  semi-imperméable aussi.

Donc Patrice roule avec nous le long de la Meuse, tranquille, face au vent. Depuis son BRM 600 km où il s’était blessé, il n’a plus trop roulé, et vouloir faire un 200 maintenant est peut-être un peu optimiste.

Après Dinant, les côtes sont là. Au début de la côte d’Anseremme, nous restons toujours à trois, mais cette belle harmonie est mise en péril par des cyclos qui nous dépassent. Après des au-revoirs déchirants faits à Patrice, Pietro et moi, nous partons, bien que Pietro parte un peu plus vite que moi. C’est dans la Côte du petit Caporal que Pietro m’abandonne. Il est dans la forme de sa vie, autant qu’il en profite. Le soleil aussi commence tout doucement à nous abandonner. Il est remplacé par des nuages de plus en plus noirs, mais il fait toujours sec.

A Gedinne, c’est le premier ravito. Pietro m’attend en faisant la parlote avec tous les futures Paris-Brestistes qui ont l’air de s’être donnés rendez-vous à ce contrôle. Nous continuons ensembles quelques kilomètres mais la côte du Moulin de Mitauge (3500 m (de longueur, pas de hauteur)) m’est fatale. Je vais donc attaquer la Semois à Rochehaut tout seul. Enfin, un petit crachin m’accompagne. Il ne mouille pas trop, donc à part le vent de face, tout va bien.

Nous quittons la Semoy à Monthermé, on sera resté côte à côte environ 20 km. Je retrouve Pietro au 2ème ravito. Nous repartons ensemble. Et nous faisons même les plus gros cols à deux : Le Col de Woieries (420m, ici c’est l’altitude) et le Col de la Croix de Gillet (492 m). Après Hargnies, il commence vraiment à pleuvoir. C’est la grosse douche, ce n’est pas une petite averse mais une pluie intense qui va s’abattre sur nous pendant une bonne heure. Trempés. Pietro ne m’attend plus, il est parti pour essayer de se réchauffer. Comme je n’y vois plus grand-chose, je rate une flèche et je me retrouve direction Gedinne. Comme je n’ai pas envie de tourner en rond en repassant au 1er ravito, je fais demi-tour dans l’espoir de trouver la bonne direction et d’aller à Givet. Le plan avec le tracé prend l’eau, comme le reste, et je n’ai pas envie de le sortir trop souvent. Par hasard je retrouve les flèches, et s’est reparti. La Côte de Felenne, n’est pas mal non plus (3300 m de long avec des pourcentages à 8%), mais comme la douche s’est calmée, la longue montée me permet de commencer à sécher.

A Givet, au 3ème ravito, j’ai un peu pitié du préposé, qui est là depuis le matin, complètement trempé, et qui visiblement commence à en avoir un peu marre. Je ne sais pas si les rares suivants auront encore le plaisir de le voir.

Après Hastière, où j’arrive séché par la longue ligne droite entre Givet et Hastière, il faut encore faire la côte de Onhaye (3400 m), avec un final à 12%. Après chacun rentre par un chemin personnel, puisque des travaux ont rendu un changement de direction invisible.

Godinne est atteint après presque 204 km et les 2600 m de dénivelé sont largement faits. Tous les membres du Speedy Club Namur n’ont pas dû faire le parcours… Il n'y a aucune différence avec 2010.

Après la canicule en 2010, c’était la douche froide en 2011, comme quoi un même parcours peut être tout à fait différent d’une année à l’autre. Peut-être qu’en 2012 les conditions seront enfin normales pour profiter à fond de ce très beau parcours.


                                                                                                                                                                                                                                 

Samedi 09/07/2011 : La Médiévale (2ème)
Par Patrice Martin

Comme je m'y attendais, je n'avais pas encore assez d'entraînement pour faire un 200, la volonté seule ne suffit pas.

Au kilomètre 54, au ravitaillement 1, alors que le temps était assez clément jusque-là, il s'est mis à pleuvoir, d'abord petite bruine, puis petite pluie et pluie plus abondante ensuite.  Je suis donc resté là environ un bon quart d'heure, ce qui a fait dire au préposé du ravito, « on ne peut rester que 5 minutes », car j'engloutissais toutes les provisions.  Mais non, je rigole (quoi que !).

Pendant la drache, un des préposés avait signalé aux candidats découragés ou perdus un raccourci.  Un candidat croyait être sur le 80 et avait un rendez-vous avec un client, il était déjà sur le 146 ou le 200. J'ai poursuivi mais comme la pluie ne cessait pas, j'ai décidé de prendre, selon un autre itinéraire, le raccourci préalablement proposé par le préposé (oui moi aussi je pourrais écrire des publicités avec des mots pas facile à prononcer ensemble dans une même phrase).

Revenu sur le circuit, j'ai poursuivi ma route et j'ai rejoint le 3ème ravitaillement.  Là, un petit groupe que j'avais accompagné à distance un moment m'a même proposé de les accompagner jusqu'à l'arrivée, ce que j'ai fait un moment mais, vu mon état d'entraînement pratiquement au niveau zéro, j'ai signalé à celui qui m'avait fait la proposition (honnête) qu'il ne fallait pas m'attendre car en retour de convalescence, je n'avais aucune forme.  Ils se sont définitivement éloignés et j'ai poursuivi à mon aise, mais je me suis perdu, mais en même temps retrouvé, car je me suis retrouvé le long de la Meuse où de nombreux BRMs, ne me demandez pas lesquels (note du secrétaire : « les nôtres »), nous ont conduits récemment.

J'ai donc terminé avec quelques kilos de pluie en plus.


                                                                                                                                                                                                                                


Dimanche 03/07/2011 : C.W.L  Wellington Trophy

Par Pietro Sirigu

Le brevet d'aujourd'hui se déroule au départ de la butte du Lion à Waterloo.

Nous sommes 5 cyclos du club à savoir Jos, Eric, Marc Colombo, Dan et moi.

Jos, Marc et  Dan en panne d'entraînement s'inscrivent tous trois sur le 75 Km et Eric et moi sur le parcours de 115Km.

Comme il est de plus en plus rare de se rencontrer ces derniers temps, nous démarrons ensemble pour effectuer ce parcours qui empruntera les routes du Brabant Wallon et plus particulièrement une belle partie de notre parcours BRM de cette année avec un passage obligé par Villers La Ville.

A la bifurcation du 75 et 115 Km, nous insistons Eric et moi pour que nos trois compagnons de routes nous accompagnent sur le 115Km... après quelques palabres persuasifs ceux-ci nous emboîtent le pas.

Nous roulerons donc tout le parcours avec nos trois compagnons qui bien que galérant accompliront finalement l'entièreté du brevet....certains avec des crampes et d'autres avec la perspective de voir enfin la...... « Pute du Lion ».....putain de brevet pas vrai les gars ?

En définitive cette organisation du C.W.L décentralisée pour l'occasion aura drainé peu de monde alors que beaucoup de clubs du Brabant Wallon peuplent les alentours.

Très beau parcours bien fléché (Mis à part 2-3 carrefours) mais assez vallonné par endroits qui malheureusement fut rendu assez rude par le vent omniprésent dans toute la partie finale et la température assez basse pour la saison.

                                                                                                                                                                                                              

Dimanche 03/07/2011 : A cinq kilomètres de Bruxelles…
Par Alain Darville

Comme je ne pouvais pas trop m’éloigner de Bruxelles, j’en ai profité pour aller voir ce qui se passait à un Bianchi Trophy. Je n’ai pas dû aller loin. A cinq kilomètres de Bruxelles, en région flamande, avait lieu à Brusseghem, un Bianchi Trophy. « Oufti !! », comme dirait Benoît…

J’avais déjà fait l’année passée deux Bianchi Trophy, et cela n’a pas changé. Entre 1500 et 2000 partants pour un parcours de maximum 80 km. Un parcours tortueux à souhait, avec des relances incessantes, très peu de montées, un fléchage et une organisation impeccable et un ravito digne de l’Ardéchoise. Sans doute, est-ce cela le secret pour attirer des cyclos dont beaucoup de femmes (comme Jean-Louis me l’a fait remarquer directement, mais j’avais déjà vu, il y en a tellement qu’on ne peut pas les rater). Et enfin une carotte en fin d’année : Un magnifique vélo à gagner…. Et le montant de l’inscription est plus élevé que ce qu’on peut demander à la FFBC (3€, là où c’est 2€ à la FFBC). Même si cela n’a pas l’air terrible, c’est 50% en plus, et c’est peut-être aussi une des raisons : une récolte d’argent plus élevée permet une plus belle organisation.

J’étais presque parti que Jean-Louis arrivait à toute vitesse. Je l’ai attendu et nous sommes partis ensemble. 1,5 km plus loin, Jean-Louis avait déjà crevé et c’était un premier pit-stop. Ensuite, c’était le grand braquet, en se relayant nous tenions le 35-40 km/h sans problème. Des pelotons entiers étaient avalés et dépassés. Comme le fléchage était impeccable, nous étions prévenus bien à l’avance des changements de directions. Même si Jean-Louis avait profité de ses vacances pour prendre 4 kilos, il n’avait rien perdu de sa force.

Naturellement tenir 40 km à ce rythme, c’est déjà pas mal. Ça tombait bien, le ravito était là : toute une organisation pour abreuver et nourrir des centaines de cyclos presqu’en même temps. Nous continuons encore 20 kilomètre sur le même tempo, et puis c’est bon. Nous avons profité d’un gros peloton qui avançait à un bon rythme pour souffler jusqu’à la fin en nous mettant bien à l’abri du vent à l’arrière de celui-ci. Même pas honte… Entre 30 et 35 km/h en se reposant, c’est une impression que j’avais oublié depuis longtemps.

Finalement nous sommes arrivés sans même nous en apercevoir. Je n’ai jamais roulé aussi vite sur un brevet : 33 km/h de moyenne.

Mais je me dis : 1500 partants ici, à cinq bornes de Bruxelles, quand à Bruxelles avec 200 partants, on est déjà content. Où est le problème ? Que faut-il faire ?

 

17:48 | 17:48 | Aurore-Cyclo | Aurore-Cyclo | juillet-2011 | juillet-2011 | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |