14/08/2011

Sorties Août 2011

 

Mardi 30/08/2011 : Triangle Bxl – Antoing – Roisin – Bxl
Par Alain Darville

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Alain et Patrice

 

 

 





L'album photos:

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Aujourd’hui, nous sommes partis pour faire notre 2ème triangle de Belgique. Nous ? Patrice et moi. Cela avait bien fonctionné la semaine passée lors du triangle Bxl – Stekene – Knokke – Bxl, nous avons donc remis le couvert.

Si ce n’est que Patrice n’est pas frais. Il a une tête de déterré. La veille, il a fait la double flèche Bxl – Couvin - Bxl en faisant un petit détour par Hastière, soit la bagatelle de 250 km en rentrant à 10h du soir.

Et le lendemain à 7h il est déjà là à m’attendre devant l’hôpital Erasme. Le parcours prévu sera donc une flèche Bxl – Antoing, suivie d’un relais Antoing – Roisin et pour finir une nouvelle flèche Roisin – Bxl. Pour un peu pimenter le parcours, j’ai prévu des passages à Lessines, Ath, Bernissart, Condé-sur-l’Escaut, Hornu, Quaregnon, Mons et Ronquières. La distance prévue est de 230 km, l’officielle est de 225 km, nous en ferons 252 km.

L’allure n’est pas des plus rapides. Sur le plat, ça va, mais en montée, Patrice prend son temps. Comme on a le temps, cela me laisse le loisir de faire quelques photos ou de changer l’itinéraire en fonction de l’état des routes, d’un point intéressant à aller voir ou bien de manger un bout.

La première étape est donc Lessines et l’Hôpital Notre Dame à la Rose. Enfin sa façade. Fondé en 1242, l'Hôpital Notre-Dame à la Rose est un des derniers exemples de site hospitalier autonome complet avec sa ferme, ses jardins, sa glacière et son cimetière. Cela permet à Patrice d’entamer son régime de bananes.

Entre Lessines et Ath, nous allons suivre les méandres de la Dendre, avec deux avantages non négligeables : C’est plat et c’est joli. A Ath, nous allons visiter le centre-ville. Le dimanche précédent, c’était la Ducasse, et la Grand-Place était encore occupée par la fête foraine. Après un passage par la gare nous prenons la direction d’Antoing. Le parcours Bxl-Antoing n’est pas trop vallonné. C’est assez plat et pas trop difficile. Ce qui est bien, c’est que nous n’avons pas refait les mêmes routes que lors de la flèche que j’avais faite avec Pietro. Et ce chemin-ci est encore mieux.

A Antoing, nous faisons une pause de ¾ heure. Patrice en a besoin, il a maintenant une tête d’enterré. Il avale un pain entier, le reste de son régime de bananes et boit ce qu’il peut, mais nous oublions de remplir nos bidons. Comme je ne transpire pas beaucoup, à la vitesse où on roule, je passe mon temps à aller marquer un territoire imaginaire le long du parcours, je n’ai donc pas soif.

C’est donc avec un Patrice requinqué que nous repartons direction Roisin. Mais comme un relais a une ville de passage imposée qui est Blaton, nous allons faire un parcours qui n’est pas mon premier choix. J’aurais voulu longer l’Escaut, nous allons suivre la Canal Peronnes-Blaton-Nimy. Pas mal non plus. Nous croisons une péniche qui porte de nom de l’allure à laquelle nous roulons : « Audax ». Patrice qui n’a peut-être plus toutes sesjambes, a encore toute sa tête. Comme il est un parfait polyglotte, il me demande quelle est la signification de « Audax » ? C’est du latin, et cela veut dire « Audacieux ». Ce que nous sommes, pour, après avoir fait un crochet par Blaton, nous aventurer à Bernissart. Où est le Jurassic Park de Bernissart ? Rien du tout, rien à voir, c’est un village comme tant d’autres. C’est un peu déçus que nous rentrons en France pour enfin aller voir l’Escaut en passant par Condé-sur-l’Escaut. Aller en France, c’est bien, revenir en Belgique pour passer par Roisin, cela s’est révélé assez compliqué. Toutes les routes que nous avons essayées de parcourir étaient destinées aux VTT, pas aux vélos de routes. C’est donc avec un petit détour que nous arrivons à Roisin pour enfin nous ravitailler. Pour arriver à Roisin, cela monte. De l’Escaut à Roisin, il y a presque 100 mètres de dénivelé à faire. Patrice arrive donc la langue dans le pédalier, moi je cherche mon 87ème arbre pour me soulager.

Pour le retour, c’est donc direction Mons, par des routes à la limite du cyclable ou un peu trop fréquentées, mais nous passons avant cela par le Grand-Hornu.  Le Grand-Hornu est un ancien complexe industriel minier reconverti en Musée d’Art Moderne. Erigé entre 1810 et 1830 par Henri De Gorge, il constitue un véritable projet de ville, exemple unique d'urbanisme fonctionnel sur le continent européen au début de la grande ère d'industrialisation. Juste à côté, Patrice me présente sa première et surement la plus célèbre cité sociale du coin : la cité Hadès. Cité bâtie en amphithéâtre.

Et nous arrivons à Quaregnon : Ville d’origine de Patrice. La cité aux 1000 logements sociaux. Rien d’exceptionnel à cela, si ce n’est qu’à entendre Patrice, je ne sais pas s’il y a autre chose à Quaregnon.

Bon la dessus, nous attaquons une grosse montée pour faire la descente jusque Mons que nous contournons via les boulevards périphériques pour ensuite essayer de suivre le chemin cyclable le long du Canal du Centre (le nouveau, celui à 1350 tonnes). Comme tout est bien pensé, il faut d’abord prendre une voie à quatre bandes où les voitures roulent à 100 km/h avant de bifurquer dans une échappatoire pour y arriver. C’est entiers que nous suivons alors ce canal, pas longtemps, le temps de souffler et de remonter ensuite jusque Le Roeux. Grosse côte et plus de Patrice. Ses derniers cris d’agonie n’ont pas été entendus, je l’attends désespérément au sommet une gaufre à la main. Il est là, enfin, nous allons maintenant vers Ronquière. Le Canal Bruxelles-Charleroi est atteint juste après Marche-lez-Ecaussines.

Dans le zoning industriel, des torchères brulent les gaz des raffineries. Question écologique et de bon sens de Patrice : Est-ce la bonne solution ? N’y a-t-il pas moyen de rentabiliser ces gaz d’une autre manière que de bêtement les bruler ? Sur ces pensées nous prenons le chemin de Ronquière et de son plan incliné via les voies de services le long du canal interdites aux piétons/cyclistes. En vélo de course, ce n’est pas évident. La vue est jolie, mais une fois arrivé au bout du plan, on ne sait plus rejoindre la route. Je fais demi-tour, Patrice joue au para-commando dans les bois pour rejoindre cette route. Patrice m’attend, pour une fois, le temps que je fasse tout mon détour par la route.

Le triangle est fini. Il reste 35 kilomètres à faire le long du canal. Je reste avec Patrice qui est maintenant cuit. Sauf à Bruxelles où il revit et démarre comme un malade sur ses itinéraires urbains.

Voilà c’est fini, il est 19h, 10h58 de vélo pour faire 252 km pour un temps total de 12h30. Il a fait beau, nous avons passé une belle journée, nous avons vu une bien belle Belgique et Patrice est allé dormir 24h.

 

La trace GPS du parcours roulé: Lien vers la trace GPS

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Lundi 22/08/2011 au mercredi 24/08/2011 Paris-Brest-Paris 2011
Par Pietro Sirigu

Lien vers le récit

                                                                                                                                                                                                                   

Mercredi 24/08/2011 : Le triangle Bruxelles-Stekene-Knokke-Bruxelles
Par Alain Darville

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Patrice et Alain lors de leur triangle de Belgique.

 

 

 

 

La suite des photos: Lien vers les photos.

 

Pendant que Pietro et André continuaient leurs Paris-Brest-Paris, qu’ils ont d’ailleurs réussis tous les deux, Patrice et moi, nous avons décidé de faire un Triangle de Belgique, soit deux flèches et un relais. Les deux flèches sont Bruxelles-Stekene et Knokke-Bruxelles et le relais est Stekeken-Knokke. Le kilométrage officiel est de 269 km, le tracé GPS indique 235 km, en réalité nous en ferons 252 km.

Le mercredi étant annoncé comme le jour le plus agréable de la semaine, nous sommes donc partis à 07h tapante de Bruxelles. Patrice est là avec son GPS mais sans la trace. Je ne sais pas s’il a fait ça pour être certain que je ne l’abandonnerai pas en chemin, mais cela aurait été pour lui l’occasion de se familiariser d’avantage avec son GPS.

Tout va bien jusque Temse (Tamise) via l’Escaut. Il fait agréable, sec et assez chaud. Nous progressons assez rapidement, mais les nuages sont de plus en plus menaçants. Le temps sec va rapidement se transformer en temps humide, puis pluvieux et enfin ce sera la grosse pluie toute la matinée. La route vers Stekene en passant par Saint-Nicolas devient assez familière, mais après ce sont sur des chemins inconnus que nous nous aventurons. Nous allons assez rapidement rouler aux Pays-Bas, le vent est en plus de temps en temps assez défavorable. Nous passons sur  le canal Gent-Zelzate-Terneuzen à Sas-Van-Gent. Nous prenons beaucoup de petites routes, et nous ne rencontrons presque pas de voitures. Ce sont de très beaux paysages, c’est tout plat, mais cela donne déjà une idée des polders flandriens.

Un peu avant d’arriver à Sluis, il ne pleut plus. Mais l’huile de la chaîne est partie et cela commence à faire un bruit de limaille. S’il faut encore faire 150 km comme ça toute la transmission sera foutue. A Sluis au lieu de rechercher un magasin de films pornos, nous recherchons un magasin de vélos pour acheter de l’huile (que je n’ai pas pensé à prendre). Patrice avait son huile pour le soleil mais aujourd’hui elle n’aura pas servi à grand-chose. Un magasin est en vue à la sortie de la ville. Patrice avec son plus beau néerlandais va expliquer la situation. Et c’est bien gentiment que le ket de 10 ans du couple de vélocistes va s’employer à faire revivre mon beau vélo. Patrice doit avoir un vélo qui roule sans huile puisqu’il n’y fait rien. Une prémonition ?

Sans doute, car en voulant passer aux abords du Zwin avec nos vélo, nous nous aventurons sur des chemins VTT. J’envoie innocemment Patrice en éclaireur (sans le lui demander explicitement) mais en lui disant que je vais faire des photos. Un peu après Patrice revient en disant « mais ce vélo ne freine plus », moi j’aurais dit en le voyant,  « mais comment tu fais pour avancer avec ton vélo ? ». Une grosse motte de boue de bien 1 kilo s’était agglutinée sur son frein arrière. Une séance de nettoyage approximatif plus tard, nous repartons, cette fois sur des chemins cimentés toujours en direction du Zwin. Les cigognes sont là, en nombre. Un champ de cigognes fait même office d’attraction locale.

Le passage par le Zwin permettra de longer la côte sur la digue de Knokke-le-Zoute jusque Knokke-Heist. A Knokke, moi, je file directement faire ma flèche Knokke-Bruxelles. Patrice me demande si on ne ferait pas plutôt une pause ? « Une pause, pourquoi faire ? ». « Pour manger nos tartines, pardi, on pourrait aller sur un banc sur la digue ». Il fait bon, pas de vent, pourquoi pas ? Et c’est face à la mer que nous dînons sur la digue de Knokke. Il ne manque plus que nos frigos-box pour faire bien. Pas beaucoup de monde sur la plage. Même personne, aucune jolie fille en bikini à mâter.

Bon, là-dessus nous faisons le plein d’eau et nous repartons, vent dans le dos vers Bruxelles. Cette fois l’allure s’accélère, nous resterons constamment à 30 km/h.

Nous roulons souvent  le long des canaux jusque Gand. C’est un spectacle de voir les péniches qui se suivent  à l’intersection de deux canaux en croix. Nous arrivons à Gand, et nous allons visiter le centre historique de la ville. Comme le tram est omniprésent et surtout ses rails, c’est toujours délicat de progresser dans les petites rues avec nos fins pneus tout en regardant en l’air pour admirer le Pont Saint Michel et sa vue,  le Quai aux Herbes, ainsi que le Quai aux Grains. C’est bien de flâner, mais il faut continuer. Maintenant il reste 50 km à faire en passant par Alost et Asse. Ce sera sur les grands axes vent dans le dos que nous finirons notre premier Triangle de Belgique. Il est 18h quand nous aurons fini. 11h dont 10h sur le vélo pour faire les 252 km.

C’était superbe. Un peu moins avec la flotte le matin, mais c’est vraiment un très beau coin de Belgique, pas trop fréquenté sur beaucoup de routes. C’était agréable. En plus Patrice est capable de soutenir des vitesses assez élevées, sur le plat, sans broncher. Même si sur les flèches, et c’est une constante depuis le début, les vitesses ne sont jamais démentielles.

 

La trace GPS du parcours roulé: Lien vers le tracé GPS

                                                                                                                                                                                                

Dimanche 21/08/2011 : A Asse avec Renaud
Par Jean-Louis Van Obbergen

Quel bonheur de voir au départ Renaud, il m’avait annoncé sur Facebook qu’il venait rouler ce dimanche à Asse. Donc on était à 3 au départ de 80 km d’Asse.

Nous partons à 8:30 et Renaud nous demande de faire mollo.

Eric essaye d’avoir plus de monde pour venir avec nous, mais seuls veulent venir un de Hoesvil et un de mes collègues, un Stibien. Il travaille au dépôt Brel.

Nous partons donc à 4 et Eric se met résolument aux commandes.

Pour Eric, « mollo », ça veut dire aux alentours de 40 km/h????

Après 10 km en tête, il demande avec un geste de la main, s’il n’y a pas un autre amateur pour prendre le relais.

Nous essayons mais le rythme descend alors aux alentours de 35 km/h.

Un peu avant le ravito à 40 km nous dépassons notre ami Daniel qui avait dans son dos tout le temps un suceur de roue, nous dit-il.

Nous repartons requinqués par le ravito et je reprends la tête, mais au km 55, je demande à quelqu’un d’autre de se mettre devant, et Renaud comme un maitre se porte volontaire pour faire le boulot.

Il me dit qu’il a mal aux mollets et qu’il va bientôt avoir des crampes.

Donc je reprends la tête et après 65 km je me retourne et veut demander à Eric de faire un relais, mais à ma grande surprise plus d’Eric.

On continue donc à 3, car celui de Hoesvil avait aussi lâché!

Mais en échange, le jeune Nicolas Roman est venu se joindre à notre groupe.

On a tenu jusqu’au bout à trois et Eric est seulement apparu 10 minutes après, il avait crevé et pourtant il était en forme.

A la prochaine et Renaud sera toujours de la partie. Les 80 km a été fait à une moyenne de 32,5km/h

                                                                                                                                                                                           

Samedi 20/08/2011 : Costaud le BCC
Par Alain Darville

Ce samedi, il fait beau, c’est le grand beau temps pour toute la journée. Donc, c’est l’occasion d’aller au cyclo-côteur de Marche-en-Famenne. Le parcours fait 205 km et le dénivelé annoncé varie entre 2900 et 3300 m selon les sources. C’est donc du costaud, et avec la chaleur annoncée, cela ne va pas être facile.

Sur le parking, je vois la voiture de Patrice reconnaissable entre toutes. Comme elle est garée tout prêt de l’entrée, je me doute qu’il y a longtemps qu’il est déjà parti.

Le parcours est en fait une immense boucle de 200 km qui passe par un tas de petits vilages via de petites routes de campagnes (en gros nous ne passerons pas loin de Hotton, Houffalize et Saint-Hubert).

Au départ, il fait froid (11°c), le brouillard et l’humidité font que mes mains gèlent (on repassera pour la chaleur annoncée), et en plus lorsque le soleil apparait, il est de face et rasant ce qui fait qu’avec la buée et l’aveuglement, c’est chaque fois des devinettes pour trouver les flèches. Naturellement, comme ça, il ne faut pas longtemps, pour que je me trompe. Mais je comprends vite, que le parcours ne prend presque jamais de grandes routes, donc dès qu’on se trouve sur l’une d’elles il faut s’attendre rapidement à un changement de direction. Qui dit petites routes, dit aussi pentes au pourcentage assez rude. Les 10% ne seront pas rares surtout dans le dernier tiers du parcours. Le tracé va monter jusque 630 mètres d’altitude, mais l’altitude normale oscillera entre 300 et 400 m.

Pas loin de Hotton, après 20 km, je vois un panneau « Marche 10 km ». Comme encore une fois je n’étais plus certain du parcours, je me demandais si je n’étais pas parti sur le 40 km. Mais trop de cyclos me dépassaient encore et ils roulaient trop vite que pour faire un bête 40 km.

J’arrive au 1er ravito au km 53, déjà avec 58 km au compteur, et toujours pas de Patrice. Mais avec mes erreurs et hésitation, je ne roule pas vite et comme lui est parti avant le lever du soleil, il n’aura pas eu mes problèmes.

Ensuite c’est une longue montée pour arriver à 630 m, et j’arrive à Mormont, 2ème ravito, où enfin Patrice est là. Il ne me voit pas, tout afféré à manger et à boire. Le contact est enfin établi, après 93 km. Et Guy arrive. Je ne l’ai pas vu, et pourtant je l’ai dépassé. Mais je ne reconnais plus Guy, Il n’a plus la même silhouette qu’avant, et comme je faisais une fixation sur Patrice je l’ai dépassé sans m’en rendre compte. Bon, naturellement notre Guy, n’était pas content. Mais comme il ne fait que le 142 km, je suis un peu déçu.

Patrice et moi, nous repartons ensemble et nous roulons un bon bout ensemble. Patrice est insuivable dans les descentes tellement il va vite, dans les montées, c’est autre chose. En haut d’une très  longue côte, je l’attends. Quelques cyclos me passent, je fais la sieste, j’écoute le silence de la forêt, je mange un bout, et pas de Patrice. Je fais demi-tour, et il arrive enfin, il avait sorti un BBQ de son sac à dos et avait fait bombance.

Beauplateu est là, c’est le 3ème ravito, au km 140 (moi j’ai 146). Patrice n’est pas loin, mais je repars sans lui (il me le conseil même). Après nous allons enchainer les côtes à plus de 10%. Et il fait chaud : 28°c et le soleil tape.

Pas loin de Saint-Hubert, je ne vois plus de flèche. Est-ce Arville qui me perturbe ? Mais je ne sais plus si je suis sur le bon chemin. Donc demi-tour et encore 4 km dans la vue en plus.

Je reconnais Poix Saint-Hubert et Smuid par où passe un autre BCC, et au km c’est le 4ème ravito. Un panneau indique qu’il reste 28 km. Comme j’ai déjà 187 km au compteur, ça promet.

Après avoir fait du gymkhana dans des travaux, Marche apparait enfin. J’ai bien 216 km et environ 3100 m de dénivelé. Mais je suis cuit, au sens propre et au sens figuré. Patrice je l’attendrai un peu, mais comme il n’est jamais arrivé, je suis parti, mes 216 km et ma petite moyenne avaient déjà duré assez longtemps comme ça. Le retour en voiture a fini avec des crampes, je ne savais plus marcher en sortant de l’auto, tellement les crampes aux deux cuisses faisaient mal.

C’était un beau parcours, mais le 200 km est fait pour les cyclos super entraînés, car à la distance et au dénivelé s’ajoute le % élevé des côtes.

Patrice est finalement bien arrivé, je suppose qu’il a fait la clôture de l’épreuve.

                                                                                                                                                                                                                       

15/08/2011 : Dispersés

Par Gabriel Perez

En ce beau 15 aout d'assomption, le soleil a enfin daigné montrer le bout de son nez, ceci explique surement la bonne affluence de ces Petites Ardennes organisées par Les Guidons la Hulpois.

Au menu, des distances de 40, 65, 85 et 110 km.

Nous serons nombreux du Club à faire le déplacement, Alain qui a déjà roulé 200 samedi est fidèle au poste. Avec tous ces kilomètres au compteur, il serait légitime d'attendre de lui une nouvelle participation au PBP mais l'homme est raisonnable et l'idée d'avoir terminé le parcours en 2007  suffit à son ego. Eric et Jean-Louis sont là également, échaudés de s'être déplacés la veille pour un brevet qui avait été annulé. Christophe est de la partie également ce qui me donne l'occasion de rouler avec plaisir pour la première fois avec lui. André Vaneeckhout a pris le départ aussi, pour ce qui devrait être sa dernière sortie avant le PBP. Il partira quelques minutes avant nous.

Nous partîmes tous les 5 aux alentours de 8heures avec un bon groupe dont se détacha un gruppetto de costauds et nous nous mimes dans sa roue.

Nous arrivâmes au premier ravito à peu près ensemble et Christophe nous quittât à ce moment car il devait filer à la mer se faire bronzer. Il continua sur le 60 et le reste de notre petit groupe fila sur le 110.

A partir de là chacun vécut sa vie.

Pour ma part, je parvins à suivre le groupe de costauds initial sans toutefois parvenir (ni essayer, certes) à prendre de relais. Jean-Louis et Eric se sont suivis pendant un moment jusqu'à ce que le second se détache. Alain perdit du temps en faisant un beau détour de 7km qui lui permit d'approfondir sa connaissance de la géographie Wallonne.

Je m'excuse auprès du lecteur de ne pouvoir lui détailler le parcours emprunté mais à la différence d'Alain, j'ai une totale méconnaissance de la géographie du plat pays, qui ce jour-là ne l'était pas tant que ça.

A l'arrivée nous retrouvâmes Jos, qui avait fait le 60, en partant peu après nous ainsi que Freddy qui fit aussi le 60, mais en partant plus tard. Eric nous apprit alors que vers la fin du parcours, une forte douleur au mollet failli le contraindre à l'abandon. Une bonne bière le requinquât tout à fait.
                                                                                                                                                                                                                      


Samedi 13/08/2011 : La dernière avant Paris-Brest-Paris

Par Alain Darville

Une semaine avant Paris-Brest-Paris, les BRMistes qui vont y aller, font les derniers réglages. Certains s’équipent en configuration PBP quitte à trimballer 10 kilos de bagages, d’autres usent jusqu’au bout leur matériel avant de le remettre à neuf juste avant de partir.

Avec le temps qu’on a eu, les machines auront encore souffert. Ce BRM 200 km, en partant de Bulskamp à côté de Veurne, va en France jusque Bourthes. Le parcours en fléché et il y a des ravitos.

A l’allée, le vent est de face, et il ne faut pas longtemps avant qu’il ne commence à pleuvoir. Pas la petite pluie annoncée, mais carrément la grosse drache. On commence à en avoir l’habitude en venant ici. C’était déjà comme ça début juillet. La partie française du tracé n’est pas du tout plate. Avec le vent de face, la matinée a été assez laborieuse. Même en roulant lentement Pietro et moi, on rattrapait Mic qui avait des petits problèmes de crevaison, mais pas longtemps, à peine réparé, il repartait aussi vite. Comme on était parti assez tard, et qu’il n’y avait pas grand monde sur le 200, on devait être les derniers.

Le parcours est assez tortueux et passe par les petites routes. C’est comme ça que même en France, j’ai pu découvrir des routes qui ressemblaient aux routes belges, des trous et des rustines. Mais elles n’étaient pas nombreuses. Nous passons devant les Sources de l’Yser et de l’AA (d’où le nom de ce BRM :  « Bronnen van de Ijzer en AA ») pas loin de Saint Momelin, lieu du 1er contrôle/ravito. Comme la pluie s’est arrêtée,  j’enlève mon imper, le temps de découvrir que je suis aussi mouillé dedans que dehors. Je sècherai en roulant. Mais pas longtemps, il repleut. On se passera de l’imper, tant qu’on roule ça ira. Après ça ne fait que monter. On arrivera à 220 m d’altitude.

A Bourthes, c’est le 2ème contrôle. On y retrouve une bonne partie des BRMistes se testant une dernière fois pour PBP. Nous repartons avec Antonio. Mais comme il a équipé son vélo en configuration PBP (+-20 kg en tout), les côtes sont passées calmement. Dès que le vent est dans le dos, Pietro et moi, nous pouvons enfin rouler plus vite.

Nous retrouvons Mic à 40 km du but, avec un pneu à l’agonie. Il en est déjà à sa 3ème réparation, et maintenant la chambre à air sort du pneu. Comme aucun futur Paris-Brestiste n’a de pneu de rechange, je joue à Touring-vélo assistance. J’ai mon pneu, que je trimbale sur mon dos depuis le début de l’année. Il va enfin servir. Mic tout content fera les 20 derniers km avec nous après le 4ème contrôle de ‘t Rohardushof..

C’était un très beau parcours, dans une région qui aurait été encore plus belle sous le soleil, le fléchage était impeccable, de même que les ravitos. C’est vraiment un BRM à recommander pour les années futures.

Et maintenant place à Paris-Brest-Paris où je serai en pensées avec Pietro et ses copains (de souffrance).

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