01/10/2011

Sorties Octobre 2011

Dimanche 23/10/2011 : Il fait beau, il y a du monde…
Par Alain Darville

15 au départ, je finirai par croire que dans ce club, les cyclos préfèrent rouler quand il fait froid. Ou bien le fait de se limiter à 65 km, cela ne fait-il plus peur à personne. Comme chaque automne-hiver, les sorties font le plein, autant en profiter.

C’est donc avec un groupe compact que nous partons. Mais Eric a fait des émules, ils sont maintenant quatre à être excités : Pietro, Gabriel, Christophe et of course Eric him-self. Le départ est donné pleins tubes, et les quinze éclatent dans tous les sens.

Jean-Louis a décidé de faire photographe de haute voltige, l’appareil dans une main tout en roulant à du 35 km/h dans les montées.

Joëlle et Philippe sont revenus, de même que Martin qui refait une apparition après plus d’un an d’absence. Marc C., Jos, Daniel et Guy font leur groupe B, Dan fait son 40 à son rythme.

Les flèches ne sont, par moment, plus très visibles et j’ai quelques scrupules à abandonner Joëlle qui ne connait pas le trajet. Freddy et moi, nous décidons de les attendre (Joëlle et Philippe) à la séparation du 40/60. Mais ils sont là, les 4 as et Jean-Louis, ils attendent aussi.  Nous continuons ensemble, mais de nouveau il ne faut pas longtemps pour les voir partir. De nouveau c’est le regroupement devant Mie Catoen. Le vélo de Gabriel est fêlé, sa patte montre des coupures des deux côtés du cadre.

La côte d’Halsbeek est là. Je vais la monter sur le grand plateau et voir jusqu’où j’arrive. En tête au sommet. Ils ont été très gentils avec moi. Mais c’est un effort un peu trop intense pour mon grand âge, et le cœur bat la chamade.

Nous continuons enfin ensemble jusqu’à 10 km de l’arrivée. Christophe crève un pneu, n’a rien pour réparer, ce qui est quand même fait dans le temps record de 25 minutes. Mais après tout éclate encore. Maintenant, c’est bon, je continue tranquille en guidant Joëlle qui avait, elle aussi, abandonné son copain.

Cela devient fou, je n’arrive plus à suivre les lascars, mais j’arrive à faire 29 km/h de moyenne avec un dénivelé de 500 mètres sur 65 km. Rester motivé…


 

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Dimanche 16/10/2011 : Mais voilà Philippe et pas tout seul !!!
Par Alain Darville

La période hivernale est là, les cyclos entrent en hibernation. Bizarrement à l’Aurore-Cyclo, il y a plus de cyclos présent aux sorties d’hiver qu’en été. Pendant que les jeunes vaquaient à leurs occupations extra-cyclistes, les « vieux » étaient bien présents au rendez-vous. Et surprise : Philippe est de retour. Philippe qui avait disparu depuis notre 200 du club (c’est-à-dire, il y a bien longtemps) est là et pas tout seul. Sa compagne est là et elle roule à vélo : C’est Joëlle. Enfin une femme qui a envie de rouler à vélo.  Nous partons tous ensemble, et tout le monde est calme. Même l’excité habituel qu’est Eric, roule tranquillement Innocent.

J’en profite pour papoter avec Guy dans la première grosse côte, les autres ne m’attendent pas. Je chasse donc derrière et je me réchauffe. Je laisse Guy avec Dan et je récupère le groupe. Joëlle, Philippe, Jean-Louis, Marc C., Jos, Freddy et  Pietro sont là.

Bon naturellement rouler contre-nature pour certains est quelque chose de presqu’impossible à tenir longtemps. Dans la longue ligne droite pour arriver à Asse, le groupe explose en deux, tout ça à cause d’Alain (moi, donc), qui pour une fois a mené tout ce petit monde un peu trop vite. Mais c’est à cause d’Eric qui à la manie de toujours rouler à gauche après avoir roulé 42,32 m en tête Clin d'œil.

Finalement Joëlle avait l’air contente de ses 60 kilomètres avec nous. Elle trouve juste que nous roulons un peu étrangement. Pas vraiment groupé, certains passant hors route ou n’indiquant pas toujours les changements de direction. En plus elle espérait de temps en temps une petite poussette qui n’est jamais venue. Nous sommes de grands timides, et il faudra un peu de temps avant qu’on y arrive, surtout quand Philippe est là.

Le plus étrange, est la vue extérieur que l’on se fait de l’Aurore-Cyclo. Avec tout ce que nous faisons, Joëlle pensait que nous étions bien plus nombreux dans le club qu’en réalité. Je prends cela comme un compliment même si ce serait bien, que nous soyons réellement plus nombreux.


                                                                                                                                                                                                                                                         

Samedi 01/10/2011 : La Petite Flèche
Par Alain Darville

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Patrice, Christophe et Gabriel lors du 1er ravito.

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Le Mur de Huy. Oui, enfin. On va pouvoir le voir, le sentir, le monter, le souffrir. Personne ne le connaissait. Ni Christophe, ni Gabriel, ni Patrice, ni moi. En fait, c’est Patrice, notre grimpeur, qui m’a fait remarquer que le Mur de Huy était au menu de la Petite Flèche organisé par le club Arona Bicycle Club de Huy. Il fait beau, ce 1er octobre, l’été est au rendez-vous. 26°c au final.

Pietro est parti bien plus tôt que nous, à part sa camionnette, nous n’aurons rien vu de lui. Sauf Patrice, qui fidèle à lui-même et à ses envolées nocturnes, a pu l’apercevoir un peu, le temps qu’il disparaisse lors de la 1ère montée. Patrice nous dira (le vilain rapporteur), que Pietro est venu sans argent, sans ses papier, sans ses manchettes, sans sa tête, mais avec son vélo (si si).

Le parcours est une boucle qui passe par Thiange, Warzée, Modave et  Andenne. Annoncé pour 120 km, il n’en fera que 112. Ce qui est bien, c’est que dans cette région, on ne sait pas se perdre. Tout le temps nous verrons, les vapeurs des cheminées de refroidissement de la centrale atomique de Thiange. Patrice était aux anges.

Il faut un brin d’inconscience pour partir avec Christophe et Gabriel. Gabriel a textuellement dit ceci : « RHAA, ENFIN, des montées. Fini le plat du pays flamand, je vais enfin pouvoir me défouler ».Christophe lui, plus modestement : « Je ne suis pas encore dans ma forme optimale ». Et avec tout ça, nous aurons la compagnie du « Petit » Nicolas et de son Papa suiveur. Mais ici le Papa sera plus discret. Il ne faut pas longtemps pour que ça monte. Je suis vite en sur-régime. Gabriel qui doit s’économiser pour son semi-marathon de Bruxelles, ce dimanche, est déjà loin en tête. Christophe suit sur une jambe, et Nicolas aussi. Dure la vie d’artiste qui ne sait pas grimper…

Au sommet de chaque grosse bosse/montée/col (biffer la mention inutile), ils m’attendent. Je ne peux jamais souffler, directement ça repart.

A ce régime, on a déjà repris les 30 minutes de retard sur Patrice après seulement 45 km. Le 1er ravito à Seny. Patrice va pouvoir rouler un peu (un tout petit peu, vraiment pas beaucoup) avec nous. Mais il a quand même sa photo avec sa centrale de Thiange (au très loin).

Ici encore Christophe est tout paf. Il voit Patrice et le prend pour un fou. Habillé comme en plein hiver, il a son sac à dos traditionnel. On a beau lui dire qu’il doit s’alléger, et qu’il montera mieux, autant parler à un mort sourd-muet. Pourquoi prendre dans ce sac une bouteille d’un litre d’eau qu’il ne boira jamais ? Pourquoi prendre 5 bonbonnes de gaz et seulement deux  chambres à air (« NON, quatre », rectifiera Patrice) + une pompe, pourquoi avoir tout le matériel du parfait petit bricoleur, pourquoi prendre 48 batteries pour ne pas employer son GPS, pourquoi redécouvrir un vieil essuie qui est dans le sac depuis des plombes, pourquoi, pourquoi ????

On avance toujours sur un bon rythme, personne n’a l’air de se ménager. J’ai beau dire à Gabriel qu’il doit un peu s’économiser pour demain, il accélère aussi sec. Dans les descentes, Nicolas a quelques problèmes avec ses développements un peu trop petits. Je deviendrais fou à mouliner comme il fait.

Le Mur approche. A chaque début de côte, Nicolas demande tout excité : « C’est ici le Mur ? ». Non pas encore.

Dans la longue descente pour arriver à Huy, les costauds me laissent faire le tempo. Je me demande bien  pourquoi ? Et, il est là, enfin. J’ai mon 39x27, Christophe a son 39x23. Ça monte sec, ce n’est pas large. La route parait plus petite qu’à la télé. Mais la foule m’acclame, tous scandent mon nom : « Alaiiiin, Alaiiiin », je suis latéralement porté jusqu’au sommet. Christophe est laissé sur place. Gabriel est avalé tel un vulgaire piéton. Nicolas a disparu loin derrière depuis longtemps. Le sommet est atteint en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. C’est ça le Mur, pfff….

Oui bon, on peut rêver. Ce mur est sacrément costaud, mais j’y suis arrivé sans mettre pied à terre. Personne ne m’acclamait. Christophe et Nicolas étaient loin devant et Gabriel est revenu tel un obus sur moi dans la côte. Dure, dure la vie d’artiste qui ne sait pas grimper…

A l’arrivée nous retrouvons Benoît qui a fait le 80 km. Il nous demande notre moyenne. Réponse en chœur de Christophe et Gabriel: 27,5 km/h. Visiblement Benoit ne les croyait pas. Je rajoute une couche : « Ils ont dû souvent m’attendre, mais j’ai quand même 26 et des crottes ». La mine déconfite, Benoit, qui a commencé une dépression, nous avouera qu’il n’avait que 21 de moyenne.

C’était une très belle journée, on s’est bien amusé, on a bien souffert. Les routes sont toujours dignes de ce qu’elles doivent être en Wallonie : Pleines de trous. Il faut slalomer dans les descentes, sauter au-dessus des cratères. Tout le plaisir de la descente disparait dans cet exercice.

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