03/04/2011

Sorties Avril 2011

 

Jeudi 28/04/2011 : Des flèches, encore des flèches
Par Alain Darville

Le 400 du club approche, ce week-end, je suis de garde pour mon boulot. Est-ce que je peux faire comme Pietro ? Ne pas rouler pour parfaire mon entraînement ? Pour moi, ce n’est pas possible, je dois rouler, sinon je finirai le 400 aux Cliniques Universitaires de Mont-Godinne ou dans la Meuse.

Je me lance donc, ce jeudi, le pire jour de la semaine question météo pour faire une quadruple flèche de Belgique, soit 255 km. J’ai 11 heures pour les faire. Les flèches seront Bruxelles-Stekene (61 km), Stekene-Antwerpen (33 km), Antwerpen-Baarle Hertog (59 km) et Baarle Hertog-Bruxelles (102 km). Ouf…

Les deux premières heures, il va pleuvoir, les 140 premiers kilomètres, ce sera vent de face. Pas grave, j’en ai vu d’autre. J’ai donc mon K-Way, pour la pluie c’est efficace, pour évacuer la transpiration un peu moins.

Pour aller à Stekene, je vais dire bonjour à l’Escaut en suivant la digue. C’est bizarre, je suis tout seul dans la flotte, pas un seul cycliste, mais il commence à pleuvoir un peu moins qu’au départ. Je repasse par Saint-Nicolas en sens inverse des flèches précédentes et j’arrive à Stekene.

Entre Stekene et Anvers, une série de pistes cyclables hors routes existent. Je laisse tomber le GPS (c’est une façon d’écrire) pour les suivre. C’est plus agréable, mais ça me fait faire des zig-zags, mais comme c’est tout plat, ce n’est pas un problème.

Beveren est traversé et j’arrive devant l’Escaut, et en  face de moi, Anvers. C’est joli, avec les péniches qui passent, j’en profite pour faire une pause et comme le soleil essaye désespérément de percer, je l’encourage à le faire en me débarrassant de ce K-Way qui me gêne face au vent (il fait un parachute petit modèle).

Photo 0139.jpgPhoto 0140.jpgPhoto 0141.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Photo 0143.jpgVues d'Anvers de l'autre côté de l'Escaut. (cliquer pour agrandir)

 

 

 

 

 

 



Je traverse l’Escaut via le tunnel pour piéton et cycliste (c’est toujours un bon moment) et puis je reprends l’itinéraire de la flèche que nous avions fait en janvier. Enfin, c’est ce que je croyais. Cette fois-ci je me retrouve bien dans le port d’Anvers et je vais même visiter les entrepôts en évitant un pont-levis levé. En semaine, ce port grouille d’activités, c’est plein de péniches et de bateaux en mouvement, de camions et de bagnoles. C’est plus animé qu’un samedi, mais c’est beaucoup plus dangereux.

Je reprends le canal qui va à Turnhout, mais après une dizaine de kilomètres, le chemin de halage est fermé pour cause de travaux. Je me retrouve dans les bois à faire du hors-piste avec mon fidèle coursier. Dans la boue, le sable et ça sur quelques kilomètres. Quel bazar !!!

Cette fois-ci j’ai bien compris que le Baarle-Hertog belge, c’est le Baarle-Nassau hollandais et je ne raterai pas cette ville. Et je me retrouve sur les routes hollandaises. Trop étroites pour la circulation qu’elle génère, on est pingre ou on ne l’est pas. A vélo je me sens petit, face aux voiture qui passent en me frôlant à 90 km/h.

Après 142 km, j’y suis et comme j’y suis, je vais la visiter. Rien de spécial à voir, c’est une ville comme une autre si ce n’est sa double nationalité.

Photo 0145.jpgLe Baarle Nassau hollandais et le Baarle Hertog Belge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Pour rentrer, le vent est dans le dos, mais je pense que j’ai tracé le pire itinéraire qui soit possible de tracer pour rentrer à Bruxelles. Une circulation incroyable, une vraie fourmilière. Des pistes cyclables d’un seul côté des routes et d'un mètre de large sans séparation des voiture et toujours pour moi, du mauvais côté, avec des camions et des bus qui arrivent en sens inverse en passant à 50 cm, et en m’envoyant chaque fois visiter les bas-côtés à cause du souffle qu’ils génèrent. Pour couronner le tout, à intervalles réguliers des travaux sont présents sur tout le parcours. Parfois ça passe à vélo, parfois les pauvres cyclistes sont un peu laisser pour compte. Pour passer l’autoroute vers Eindhoven, juste après Turnhout, la route est fermée. Il y a bien des déviations, mais laquelle dois-je prendre sans faire un détour d’une dizaine de kilomètres ? J’ai envie d’étrangler celui qui a foutu ces travaux, là. Il faut trouver un autre pont. Avec le GPS, ça va plus ou moins, mais la route de secours n’a pas de piste cyclable et ça m’a l’air d’être un grand axe. Pas le choix, quitte à bloquer les voitures derrière moi, je me lance sur un bon kilomètre avant de trouver une échappatoire.

Ensuite je ne passe pas loin de Bobbejaanland. J’ai envie d’aller y faire un tour pour me détendre car je commence à fatiguer, pas tellement de rouler mais de rester tout le temps concentré dans la circulation.

Je passe encore à Herentals, je passe au-dessus du Canal Albert, et après Haacht, j’arrive en territoire connu. Le plus dur est fait, enfin c’est ce que je pense. En voulant faire au plus court, je me retrouve sur la route entre Kampenhout et Machelen qui est en travaux depuis des temps immémoriaux. Encore une fois, les cyclistes sont envoyés n’importe où mais surtout plus sur cette route. Encore quelques détours et je me retrouve à longer les pistes de l’aéroport de Zaventem. Et ici encore après Melsbroek tout est en chantier. Je ne sais pas trop ce qu’ils font mais ici les travaux s’apparentent plus à une révision complète des axes routiers qu’à un simple réasphaltage. Je ne reconnais plus rien, les cyclistes sont envoyés suivre des chemins un peu bucoliques dans la campagne environnante.

Après cela le reste du parcours m’est familier. A 18h tapantes je suis arrivé. Après tout juste 11 heures tous compris, j’ai fait 252 km. La moyenne n’est pas digne d’un Aurore-Cycloïste (à moins qu'Aurore-Cyclopéen ou bêtement Aurore-Cycliste), mais bon, j’ai dû freiner plus souvent que je n’ai pu pousser sur les pédales. Au moins je sais quels chemins je ne devrai plus faire pour faire Bruxelles-Baarle Hertog. C’est une bonne expérience. Pour la prochaine multi-flèches (j’ai déjà une petite idée, reste à trouver un créneau pour les faire), Freddy m’a promis qu’il viendrait avec moi.



Accès au parcours GPS réellement roulé: http://www.openrunner.com/index.php?id=945610

                                                                                                                                                                                                                                                    

Lundi 25/04/2011 : Le brevet du C.W.L
Par Pietro Sirigu

Comme à l'accoutumée le C.W.L organise une double sortie en période de Pâques, ces 2 sorties se font le samedi avant Pâques et le lundi de Pâques.

Alain et moi étions absents le samedi puisque nous avons roulé ce jour le BRM 200 de Chimay.

Pour voir où en était notre forme et surtout notre état de récupération, nous nous étions donnés rdv à Woluwé pour faire le parcours de 90 km.

Nous espérions secrètement pouvoir rouler avec quelques gars du club mais finalement nous ne trouverons que Freddy sur place et encore celui-ci s'inscrit sur le 60 km car il avait une invitation à respecter.

Finalement pour rendre notre parcours moins monotone vu que nous ne sommes que trois, nous décidons de partir avec le groupe d'Hoesvil ce qui est un gage de rouler à un bon rythme.

Effectivement, cela va se confirmer ....Hoesvil est bien le carrosse idéal mené bon train et de mains de maîtres par deux-trois cochers de service.

Freddy mettra la flèche comme prévu à hauteur de Sint Joris Weert après avoir roulé en notre compagnie et celle du groupe d'Hoesvil les 27 premiers kilomètres.

Comme toujours, l'allure va en s'accélérant et bizarrement les groupes roulent plus vite dans les côtes que sur le plat et Hoesvil ne fait pas exception à la règle.

Notre groupe est composé d'une bonne vingtaine d'unités jusqu'au premier ravito devant la base de Beauvechain. Après le ravito, la vitesse s'emballe et cela va de plus en plus vite : mon ami Alain s'accroche bien que fatigué. Je perds Alain de vue à hauteur d'Archennes soit 2 kilomètres avant le contrôle unique situé à Pécrot au kilomètre 61.

A Pécrot, je retrouve Daniel qui était parti tôt le matin sur le grand parcours. Je taille une petite bavette avec lui avant de repartir du contrôle où Alain n'a toujours pas pointé le bout de son nez.

Pour m'amuser, je me lance alors un défi à savoir ne pas me faire rattraper par les groupes que j'ai laissé au contrôle. Défi réussi puisque je rentre au parc Malou sans que personne ne revienne de l'arrière. Comme nous sommes quand même un jour férié, je ne m'attarde pas et rentre directement à la maison sans avoir revu mes amis Alain et Daniel.

 

 

P.S. d’Alain le fatigué : Après le départ de Pietro, j’ai roulé un bout avec ce qui restait du groupe d’Hoesvil (disons les moins forts), et entre les pertes de bidons et le papotage avec Alain du CTB au 2ème contrôle, et puis les 10 km faits en compagnie de Daniel, je suis quand même rentré avec 29 km/h de moyenne. Bon, le parcours était presque tout plat avec de longues lignes droites.

 

                                                                                                                                                                                                            

Lundi 25/04/2011 : Un BRM qui souffle le froid et ... pas grand-chose de chaud.
Par Patrice Martin

Levé à 2h30, ben oui j'aime ne pas me presser et j'ai toujours peur de me perdre, J'arrive à Raversijde devant le café De Ton vers 5h05, 5h10.  D'autres cyclos sont déjà là, notamment deux vélos couchés qui préparent leur matériel. Nous nous saluons et nous préparons, il ne fait pas chaud environ 11 degrés.  Petit à petit les voitures arrivent et le petit monde des cyclos BRMistes se rassemble.  Notre André, Mic, ....

Nous préparons nos vélos et nous inscrivons.  Les rapides partiront plus tôt, vers 6h, et il y aura un groupe dit « Audax » lent vers 6h02’, vitesse environ 22.5 de moyenne, le temps que notre hôte du club organisateur, Julien, remise son matériel (pc et scanner pour les inscriptions).  Malgré le fait que Julien précise qu'on va rouler lentement, notre André, échaudé par le « matig » tempo de Morkhoven (« matig, tu parles !!! »), n'en croit rien et part seul car il connaît la première partie du parcours, ayant déjà fait le 200 ici.

Je prends le départ « audax » mais qu'est-ce qu'il fait froid, pas aux pieds, pas aux jambes, pas au corps, mais où alors ?  A la tête !!!  Purée, je n'ai jamais connu cela.  D'abord, il fait froid mais de plus le vent, qui était promis contre nous pour le retour, est déjà présent à l'aller et aussi contre nous (ou du moins de trois quart).  Après une dizaine de kilomètres j'essaie de passer mon grand plateau sur une longue ligne droite et hop la chaîne saute sur mon pied !!! Arrêt, je remets la chaîne mais malgré l'allure audax, entre 25 et 27 à l'aller, je suis 300 mètres en retard, me voilà déjà à la bourre pour rejoindre le groupe.  Je dois monter à plus de 35 pour les rejoindre.  Et ce put... de vent qui me gèle la tête.  Le groupe passe l'un ou l'autre pont, écluse ou infrastructure maritime et c'est de justesse que j'aperçois un dernier cycliste qui file sur une piste le long d'un canal, je décide de suivre en espérant que c'est bien mon groupe. C'était le bon.  Si cela avait été un autre cycliste du dimanche (dans ce cas du lundi) j'aurais bien été perdu à jamais. Je vais donc souffrir le martyr, un mal de tête à cause du froid pendant 64 kilomètres, jusqu'au premier contrôle.  

Mais je ne suis pas le seul à connaître des malheurs, notre hôte, Julien, à un de ses rayons qui explose après environ 30 km. Les rayons se règlent « de l'intérieur », bonne chance pour une réparation de fortune. Impossible de modifier la tension sur les autres rayons pour compenser le rayon brisé. On ne peut que plier le rayon et l'enrouler sur un autre pour éviter qu'il n'occasionne d'autres dégâts et il poursuivra sa route ainsi avec une roue qui, vu le bris de rayon, voile de façon inquiétante. 

Au kilomètre 40, environ, nous rejoignons André qui s'est arrêté à plusieurs reprises pour se soulager la vessie.  Et nous poursuivrons notre petit bonhomme de chemin jusqu'au premier contrôle, Julien avec sa roue qui voile et moi mon atroce mal de tête. Ah oui, notre groupe comporte une dizaine de cyclos. 

Pour repartir, je me suis mis un mouchoir sur la tête et mon casque par-dessus pour me protéger de ce vent qui gèle le cerveau (oui je sais, j'ai le cerveau lent et le cerf-volant ne fonctionne qu'avec du vent).  A partir de ce moment, plus de mal à la tête et je peux enfin profiter un peu de ce BRM, jusque-là un véritable calvaire.  Mais il ne fait pas encore chaud, loin de là.  Le deuxième contrôle  sera atteint sans encombre et là André va téléphoner à un ostéopathe qui faisait partie du Paris - Pékin, ils se donnent rendez-vous à Boulogne au contrôle Nausicaa.  Là nous demandons notre « cachet » et repartons nous ravitailler sur les hauteurs non loin de la colonne de Napoléon.

Julien, le gardien du tempo « audax » me remontra les bretelles car, et cela c'est à cause d'Alain (Darville, notre secrétaire - qui me dit que les faux-plats, cela ne monte pas), car quand il y a un faux-plat, je le monte en cadence, vous la connaissez maintenant celle-là (1, 2, 3, 4, c'est un faux-plat, çà ne monte pas) quand je peux garder la cadence, je rejoins le point culminant des faux-plat sans faire trop d'effort, sans trop puiser dans mes ressources, mais je largue le groupe. Je me retrouverai souvent avec un grand néerlandophone en haut des côtes ou faux-plats.  De plus dans ce que j'appelle des toboggans (une descente suivie d'une montée presqu'égale), ma loi du moindre effort fait que je m'élance et avec quelques coups de pédales on remonte l'autre versant à peu de frais.  Finalement, mais pas toujours, je continuerai ma technique (d'Alain) sans qu'on m'en fasse le reproche puisque je ne lâche pas le groupe et que j'attends en haut (comment cela je joue mon Alain  !!!).  J'utilise aussi votre fameux « gainage » je me force à monter toute une côte en danseuse.  Lors de l'un de ces exercices, en cadence, sur un beau toboggan, je passerai André, à qui j'avais expliqué la théorie d'Alain, et disant 1, 2, 3, 4 et je le ferai éclater de rire.  V'là encore le Martin qui suce les roues qui vient nous narguer dans les montées ou faux-plats. 

Dans la dernière partie, comme à Orchie, je prendrai place à l'avant, face au vent pour participer à l'effort collectif mais je ne le ferai que quelques kilomètres car certains ne savaient plus suivre (trop fort je deviens ;o)))) )

Nous sommes tous rentrés à bon port avec 12 heures de vélo dans les jambes, il était 20h40 environ. 

 

P.S. du dit Alain : Pour ceux qui auraient oublié, le gainage est le fait de monter les côtes (2 km entre 4% et 5%) sur le 52x11 (ou 53x12) et en donnant environ 20 coups de pédales à la minutes. Cet exercice a pour but de muscler les guibolles. Pour la vélocité, ce n’est plus chez Patrice qu’il faudra aller puisqu’il a abandonné son 30x30.

 

                                                                                                                                                                                                  

Samedi 23/04/2011 : Bourbourg c'est pour le lundi de Pâques mais ce samedi, on se tire une petite bourre entre copains aux Pays plats ... heu... Pays-Bas.
Par Patrice Martin

D'abord un petit stress pour aller à Morkhoven, j'ai « un » itinéraire de google map avec moi et c'est bien mais quand il y a des travaux, on est détourné et bonne chance, heureusement j'ai encore une carte dans ma voiture et j'arrive quand même à bon port.  Je prévois toujours 15 à 30 minutes de supplément pour ces « détournements » et cela n'est pas inutile.

Inscription, salut de randonneurs qu'on croise de plus en plus, Antonio, Mic, de rowingfiets (le vélo qui se propulse comme un canot - il faudra que je lui demande son nom pour ne plus l'appeler ainsi).  Et vers 6 heures nous voilà partis.  Avertissement, aux Pays-Bas, il faut utiliser les pistes cyclables et attention si la route a priorité, les voitures prennent leur priorité.

Ce fut  un « matig » tempo variable.  Un peu comme un rhéostat mais qui ne va pas en marche arrière, toujours vers plus !!!  

Déjà dans la première partie (avant le kilomètre 67, premier contrôle) André a été largué en soulageant sa vessie quelque part.  Il est revenu au premier contrôle, déplorant le fait qu'on ne l’attende pas. Comme je me méfie des « matig » tempos, je reste le plus possible aux avant-plans, comme à Orchie, pour mieux voir la route, les trous ou obstacles et les changements de direction.

La seconde partie fut encore assez correcte mais un peu plus exigeante, oh non, pas de côtes, pour toute la journée nous avons « grimpé » 3, 4 ou 5 (grand maximum) ponts mais l'allure s'est accélérée.

La troisième partie a vu l'allure augmenter encore d'un cran, j'entends encore un des protagonistes dire: « is da  chasse patate of wa ? », cela m'a bien fait rire, mais intérieurement, car il ne faut pas  perdre son énergie.  Le peloton s'allonge et perd quelques unités ici et là.  Antonio nous rejoindra au contrôle suivant avec environ 10 minutes de retard.

A la quatrième partie, là ce fut la baston !!! Purée, Mic, souvent aux commandes avec d'autres du club organisateur,  a encore monté l'allure d'un cran et là je souffre, je ne suis pas loin de la rupture et de l'envie de me laisser décrocher du groupe.  Cela a presque failli  à deux ou trois reprises, mais par un dernier coup de reins ou à la faveur d'un feu rouge ou d'un croisement qui oblige à s'arrêter, je n'ai pas décroché.  Je ne me suis pas vu mais j'étais peut-être (comme avait dit Pietro au sujet de Renaud) rouge comme une chaudière qui allait exploser.  Si mes calculs sont bons cette partie est parcourues à une moyenne d'un peu plus de 30 km/h (30.57 km/h), du jamais vu pour moi.

Au contrôle (218 km) je décide de ne plus suivre ce train d'enfer pour terminer sur mon vélo et pas ... sur une civière.  D'ailleurs, le groupe éclate, certains contrôlent et se ravitaillent en quelques minutes et c'est par groupe de 2, 3 ou 4 que les plus rapides repartent, il est vrai qu'il faut, après ce contrôle, prendre un bateau pour traverser ce qui fait que , selon le bateau qu'on prend, on est directement 15 à 20 minutes avant le groupe suivant.

Je me repose, bois à mon aise, j'attends éventuellement Antonio mais comme il n'arrive pas, je repars avec un autre groupe au train beaucoup plus matig à mon goût.  Nous poursuivrons ensemble les deux derniers contrôles 258 et le final 301 kilomètres.  Je repartirai sans voir André ni Antonio.  

Vitesse moyenne sur la totalité (plat de chez plat) 27,17 km/h.

                                                                                                                                                                                                                    

Samedi 23/04/2011 – BRM 200 Chimay-Rethel
Par Alain Darville

Pendant que Patrice et André faisaient leur BRM 300 km hollandais tout plat, Pietro et moi, suivis de loin par Guy, faisaient le BRM/BRB/(BAD mais qui ne compte pas) 200 km de Chimay vers Rethel (en France). Le parcours nous fait traverser une partie de la Picardie jusque Dizy-le-Gros et ensuite à partir de Rethel nous fait traverser la région de Champagne-Ardrenne.

Le parcours est fléché, j’ai donc pris le GPS pour rien, si ce n’est pour alourdir un peu le vélo.  Comme maintenant nous sommes abonnés aux BRM à dénivelé (+ de 2000 m pour les 201 km) plus rien ne nous fait peur. En plus je n’avais même pas regardé le profil avant de partir, ça valait peut-être mieux, il n’y avait rien de plat. Mais c’est une superbe région, vallonnée à souhait, avec les champs de colzas à perte de vue, et comme le colza est en fleur, le jaune des champs tranche avec le vert encore clair des arbres.

Encore une fois, partir avec Pietro, veut dire que cela ne va pas chaumer. Bien que le départ soit un peu calme, mais c’est une longue montée pour sortir de Chimay, après le rythme commence un peu à s’accélérer.  Le parcours GPS ne correspondait pas toujours au fléchage. En plus avec le GPS il était facile, si on avait voulu, de prendre de nombreux raccourcis. Visiblement quelques cyclos avaient étudié les cartes… En avançant, nous reprenons un groupe de trois cyclos flamands. Naturellement il a fallu très longtemps avant qu’ils comprennent que nous étions plus forts qu’eux Innocent. Finalement nous avons pris un peu d’avance mais au prix d’une vitesse un peu élevée : 28,3 km/h de moyenne avec un dénivelé de 880 m après 87 km (1er contrôle à Dizy-le-Gros). Comme on était encore un peu frais, nous ne sommes pas restés insensibles à la vue de la dame qui tenait le ravitaillement (« du ravitaillement sur un BRM, quel horreur !!! », comme diraient certains puristes).

Après les distances entre les contrôles seront plus courtes. C’est donc direction Rethel que nous partons. Le pourcentage des montées s’accentue un peu (entre 5% et 8%), Pietro a donc des tendances à partir devant, mais je m’accroche, même si ça devient parfois dur.  Nous traversons la rivière l’Aisne pour arriver à Rethel. Rethel (2ème contrôle après seulement 35 km) est une assez grosse ville (que je ne connaissais absolument pas). Je me disais bien qu’il y avait deux hics. Le 1er : Rethel est à 66 m d’altitude, Chimay à 200m, et nous allons remonter à 376 m. Le 2ème : Le vent est du Nord-Est, il nous a aidé un peu le matin, maintenant il a forci et il est de face.

Pas grave, on en a vu d’autres, Pietro, lui, ça ne le dérange pas, il ralentit seulement (de temps en temps, après une grosse côte), pour que je ne sois pas trop largué.

Le 3ème contrôle, à Liar se fait après 34 km. Nous retrouvons la dame du contrôle du matin avec son frère et son fils. Bizarrement personne ne nous a rattrapé, même si la vitesse commence un peu à diminuer. La légendaire qualité des routes françaises en a pris un coup cette fois-ci, même s’il n’y avait pas de trous comme chez nous, l’asphalte avait déjà bien vécu par endroit et était assez rugueux. Sur le vélo ce sont les vibrations vigoureuses garanties.

Encore 46 km et nous sommes arrivés. Après 7h50, arrêts compris. Cette fois-ci, je n’étais pas fâché d’être arrivé. Il commençait à faire chaud (28° sur le vélo). Même s’il est assez difficile, c’est un très beau parcours. J’espère que Guy pour son redémarrage dans les longues distances n’aura pas été trop présomptueux.

Copie de IMG_0459.JPGCopie de IMG_0460.JPGCopie de IMG_0461.JPGCopie de IMG_0462.JPGPietro (au loin) dans les environ de Rethel (Cliquer pour agrandir)
 

 

 

                                                                                                                                                                                                                      

Dimanche 17/047/2011 Le bois de Halle
Par Alain Darville

Aujourd’hui, c’est un parcours groupé, si si. C’est le parcours Robert Lanoye.

Nous sommes 9 au départ : Guy, Daniel, Dan, Pietro, Jean-Louis, Patrice, Freddy, José et moi. Soit 4 des 5 BRMiste du 300 du samedi. Un peu émoussés mais toujours bon pied, bon œil.

Les flèches sont éffacées, Guy et Daniel sont vite largués, nous nous perdons, le 70 en fera 50 mais nous passerons par le Bruine Pute et le Bois de Halle avec ses jacinthes qui forment un tapis bleu en dessous des arbres. C’est très joli et Jean-Louis en a profité pour sortir son GSM/appareil photo à charnières extensibles (jamais vu ça, ça vaut le coup d’œil), mais les photos sont très réussies.

 

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Samedi 16/04/2011 : BRM 300 de l’Aurore
Par Alain Darville

Cette fois-ci, c’est au tour de l’Aurore-Cyclo d’organiser le BRM 300 qualificatif à Paris-Brest-Paris. Nous sommes 32 au départ dont 5 de l’Aurore : André, Pietro, Jean-Louis (dont c'était le premier 300), Patrice et moi. Patrice est d’une confiance inébranlable après son 500 km du week-end passé. Plus rien ne peut l’arrêter. Même pas une marche qui le fait tomber lui et son vélo en arrivant à l’inscription. A sa décharge, il faisait un peu noir, on n’y voyait rien du tout. Mais plus de mal que de peur, ou l’inverse, il rallait un peu mais c’était pour la forme.

Les inscriptions se faisant jusque 6h30, aidé par Dan, nous ne pouvons pas partir avant cette heure. Il reste une petite quinzaine de cyclos à s’élancer avec nous, les autres étant déjà partis depuis quelques dizaines de minutes. André, lui, est déjà parti en solitaire depuis longtemps.

L’ « avantage » de partir à 6h30 est qu’il fait déjà clair. Nous restons groupés 10 kilomètres, le temps de traverser le canal à Lot, et d’attaquer la côte tueuse à 10% pour prendre la direction d’Alsenberg. Trois kilomètres qui sont parmi les plus durs du BRM. Les groupes se forment et Patrice reste avec un petit groupe de 6 cyclos avec qui il fera tout le BRM. Pour les autres, c’est parti. Direction Braine-l’Alleud, Lillois, Genappe, l’Abbaye de Villers-la-Ville et Marbais, 1er contrôle après 50 km. Le stop est éclair, comme celui que j’ai mangé à la boulangerie (pas mal). Mais en repartant si vite, une partie de notre petit groupe a disparu.  Nous restons à sept. Ligny, Boignée sont passés rapidement et c’est là que nous avalons André. Ça roule toujours assez vite. Cette fois-ci j’arrive à prendre de long relais, aidé de Jean-Louis et de Pietro.  Mais ça roule beaucoup trop vite, même si j’y participe. On roule trop vite pour un 300 km. On avale plus de 50 km par 2 heures, arrêts compris.

Un méandre de la Sambre est enjambé à Ham-Sur-Sambre, puis c’est Fosses-la-Ville et ensuite direction Saint-Gérard.  Dans la longue ligne droite pour y arriver, nous passons devant un grand groupe à l’arrêt. L’un deux à crevé. Visiblement, beaucoup en profitent pour prendre notre sillage, dont, pour le plus célèbre, Mic Camertijn et ses copains. Naturellement, ce renfort inattendu ne va pas me simplifier les choses. Ça allait déjà vite, maintenant les côtes sont avalées encore plus vite.  Dans la longue côte pour aller vers Denée, je décroche de 200 mètres, suffisamment pour les voir tous, comme un seul homme prendre la mauvaise direction. Ils prennent le Ravel pour aller vers Anhée qui est le contrôle du 200 km.  Cela veut donc dire que personne n’a regardé attentivement le parcours avant de partir. Certains pensaient que nous allions à Marly-Gomont, ils allaient être surpris. Sur le 300, le 2ème contrôle est à Hastière.

Comme je n’ai pas envie de me tuer à les pourchasser, je continue seul direction Hastière en passant par Anthée. J’en profite pour ralentir l’allure et je prends mon temps à Hastière pour récupérer. Je redémarre et ils sont là. Ils se sont rendu compte de leur erreur quand leurs GPS ont commencé, tous ensembles, à recalculer un nouvel itinéraire. Pietro à qui j’avais dit le matin, qu’il fallait faire attention à ce changement de contrôle, a fait tilt. Ils ont tout remonté pour récupérer le bon chemin. Environ 6 km de plus au BRM.

En attendant qu’ils cachetonnent leurs cartes, je continue seul, en éclaireur, tranquillement, le long de la Meuse, via le chemin de halage. La frontière est franchie et Givet est passé et puis j’arrive à Ham-sur-Meuse pas loin de la centrale nucléaire de Chooz. Est-ce la radioactivité ambiante qui a fait que le parcours a fait une petite boulette ? André a voulu passé par un petit chemin pour passer à Aubrives. Mais ce chemin, n’était plus en asphalte. Terres et grosses pierres étaient au programme. Et pour couronner le tout une immense barrière en métal barrait le chemin, en plus d’une pancarte qui signalait un accès strictement interdit. Impossible de continuer. Il fallait faire demi-tour. Ca me fera 4 km de perdu (2 pour aller et 2 pour revenir). Là-dessus, le groupe arrive. Je les avertis que c’est impossible de de passer. Mais c’est comme si je parlais à un mur. Seuls Alexis Deschuyteneer (de La Roue Houdinoise), Jean-Louis et Pietro me croient. C’est un peu, beaucoup, vexé, de ne pas être écouté et/ou cru (même Robert Luycks joue au Saint-Thomas), que je repars avec ce que seront mes 3 compagnons de route pour tout le reste du BRM. Plus tard, j’ai entendu que Mic a joué son rôle de para-commando en passant en dessous de la barrière et en allant dire bonjour aux sangliers « mutants » qui peuplaient l’endroit. C’était bien impossible, même le chemin finissait. Ils ont donc tous perdu un temps assez important, même s’ils ont joué aux touristes baroudeurs.

L’itinéraire alternatif étant fixé (vive le GPS), et après mettre assuré qu’il y avait bien un pont à Vireux-Molhain pour passer la Meuse, nous nous élançons dans la longue montée de 8 km pour aller à Hargnies. Alexis montre ses talents de grimpeur (ça promet). C’est un super-cyclo et en plus il est super-sympa. Il a été un très chouette compagnon de route pendant les presque 200 km passés en sa compagnie. Mais la montée est fort usante, surtout que ça continue pour aller à Gedinne, 3ème contrôle. Ce n’est pas du tout plat, nous montons à plus de 400 m l’altitude. Robert et Guy Roefs ne sont pas loin, ils arrivent quand nous partons. Mais après Gedinne, ça va mieux, c’est une succession de longues descentes pour aller à Beauraing. Cette fois-ci nous fonçons. Mais après Beauraing, c’est vent de face, et la longue ligne droite en montée vers Dinant, est interminable. Heureusement, après ça, c’est un long moment de récupération. Anseremme et Dinant sont passés et nous arrivons au 4ème contrôle à Anthée.  200 km sont déjà faits. Ce qui m’effraye, c’est que selon mes estimations ce BRM va faire 3500 m de dénivelé. Une horreur. C’est beaucoup trop, seulement 2500 avaient été annoncés.

A Anthé apparait Marc Joyeux, un cyclo du coin (Speedy Club Namur) qui a tout fait en solitaire jusque-là. Il veut rouler avec nous mais disparait dès les premiers mètres.  Maintenant nous reprenons la même partie que le 200. Ce sera un peu plus facile, il y aura quelques longues descentes.  Nous reprenons le Ravel par la route, ça change un peu, c’est un rien plus long mais c’est beaucoup plus rapide. La côte de Denée fait mal. Pour le reste du parcours, ce sera toujours le même scénario. Dans les grosses montées je décroche, Pietro et notre copain les montent comme au 1er kilomètre. Jean-Louis fait un peu de Yo-yo, et chaque fois ils m’attendent. Sur les morceaux plats ou en léger faux plat, je prends des relais, avec mes développement de fou (c’est pas moi qui le dit). Un tout petit 53x13 sur le plat.

Marbais, 5ème et dernier contrôle, je suis un peu déshydraté. Je m’aperçois que je n’ai bu qu’un bidon et ½ (soit 1 gros litre) en 250 km. Mais ensuite, nous récupérons notre 5ème cyclo, Marc Joyeux. Cette fois-ci nous nous assurons qu’il est bien avec nous au départ. Pour mon malheur, ce n’est pas le dernier dans les montées. Marc connaissant bien la région entre Anthée et Marbais a cherché à faire quelques  raccourcis, qui lui ont fait faire quelques kilomètres en plus. Finalement nous arrivons à 19h20 à Anderlecht, un peu défraichis mais contents d’avoir fini ce BRM sans aucun problème. Le parcours m’a semblé moins difficile que lors du 200 km, peut-être que je suis un peu plus fort qu’alors. Les presque derniers, dont Patrice, sont arrivés à 21h35. Leur arrivée dans la nuit avec toutes leurs lampes était assez impressionnante. André et 2 de ses compagnons sont arrivés à 23 heures.

Les étapes :

Andelecht-Marbais :         6h30–  8h30 –  49,8 km –   25,20 km/h moyenne –  580 m dénivelé
Marbais-Hastière :           8h30–10h50 –  56 km    –   27,40 km/h -                 630 m
Hastière-Gedinne :         10h50-13h10 –  45,9 km -    24,47 km/h -                 700 m
Gedinne-Anthée :          13h10-15h05 –  46,5 km –    28,72 km/h -                 370 m
Anthée-Marbais :           15h05-17h25 –  52,2 km –    27,58 km/h -                 510 m
Marbais-Anderlecht :      17h25-19h20 –  50,3 km –    27,54 km/h -                 400 m

Total :                              12h50 -       303,67 km –  27,10 km/h -               3190 m

 

 

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Dimanche 10/04/2011 : Le BRM sur le toit de la Belgique
Par Alain Darville

Les choses sérieuses commencent. C’est aujourd’hui le premier BRM 300 km de la saison, au départ d’Holsbeek vers Robertville et le Signal de Botrange à 694 m d’altitude. C’est un dimanche, c’est un peu inhabituel pour les longues distances, cela explique peut-être l’effectif relativement réduit des cyclos présents (+- 25 partants), mais la qualité est là.

La veille, un BRM 200 km, à Bomerée, était programmé. Certains, un peu fous, ou bien qui voulaient se tester vont faire les deux. Parmi les « fous », du club, André et Patrice vont le faire. Patrice tout doucement commence à se faire remarquer, en bien, au sein des BRMistes. Il est maintenant pris au sérieux. Il est loin le temps du casque play-mobile, malgré quelques défauts encore à corriger.

A cinq heures tapantes, nous sommes devant le café, qui est fermé. Après une inscription rapidement faites et après avoir réveillé le para Mic qui dormait dans sa camionnette, nous partons à quatre, Patrice, Pietro, Antonio et moi en chasse derrière Erwin du Lierse BCR. Il fait noir, c’est l’occasion de tester nos lampes et la navigation GPS nocturne. Aucun problème, ça marche malgré le casque qui enfonce ma lampe frontale, qui enfonce mes lunettes sur mon nez qui joue aux fontaines publiques à cause du froid intense : 4°c dans le Limbourg. Nous sommes habillés un peu léger, mais, comme moi, je préfère, au début, geler quelques heures sur mon vélo, pour ne pas étouffer les nombreuses heures suivantes, lorsque le soleil commencera à réchauffer l’atmosphère. Et effectivement, la température est passée de 4° à 26°C l’après-midi. Mais Patrice ne s’est pas posé cette question. Il était habillé comme s’il allait affronter l’hiver sibérien : Cagoule, gants, triple couche de vêtement, etc…

Nous partons donc, direction Hoegarden et ensuite nous roulons vers Tongres, mais via les vergers de pommes et de poires qui sont actuellement en fleurs. C’est très beau, très compliqué comme chemins via les petites routes, ça part dans tous les sens, et il fait toujours très froid.

Le soleil est enfin là, le temps d’arriver au premier contrôle après 90 km, à Nerem, à 9h et avec un café encore fermé mais qui va quand même nous recevoir. Les quatre sont toujours ensemble, mais ça roule tranquille, sans à-coup. Et nous avons rejoint Erwin et son pote.

Maintenant nous changeons de région, nous passons en Wallonie, et la Meuse à Visé. Les paysages ont changé, c’est devenu beaucoup plus tourmenté, même si Patrice trouvait le Limbourg absolument pas plat du tout.

Le BRM se durcit. On monte, de 100 m nous allons passer à 694m. Mais pas en une fois, ça monte beaucoup, ça descend un peu et c’est comme ça jusqu’à Limbourg (la ville), au pied du Lac de la Gileppe et de son barrage. Mais nous ne sommes plus que deux, Pietro et moi. Nous roulons un peu vite pour nos quatre compagnons de route. J’espère qu’ils ne vont pas larguer Patrice. C’est avec un tout léger remord, que nous attaquons la montée nord, le long du Lac. C’est une route infecte, où les trous sont plus nombreux que les morceaux sans. En plus nous nous faisons dépasser par tous les motards de Belgique, suivis des voitures de collection hollandaises qui envoient dans l’air des effluves d’essences plombée. Tout ça en plein effort avec des zigzags incessants pour éviter tous les trous.

Après une longue montée de 15 km, nous arrivons enfin au Signal de Botrange. Le temps de quelques photos nous continuons vers Robertville, via une longue descente. Robertville sera le 2ème contrôle et le point final de l’aller. Nous avons fait 155 km, il est 12h30. Il faut maintenant attendre Patrice et ses copains. Mais ses copains arrivent sans lui, et tous les autres cyclos arrivent aussi. Nous nous retrouvons tous dans le café, et chacun voulant nous payer à boire, nous n’arrêtons plus de boire. Et toujours pas de Patrice. Les autres commencent à repartir, et enfin il est là : il est 13h10. Il nous avoue sans rire, qu’il s’est arrêté un long moment pour manger. Après l’avoir étrangler, Patrice boit rapidement deux chocos, et nous repartons aussi sec dans la longue montée en sens inverse.

Mais Pietro n’en peut plus, ça va trop lentement. Il profite d’un petit groupe qui nous dépasse pour disparaître avec eux. Je reste avec Patrice.  Ça m’arrange, je ne dois pas rouler trop vite. Quoique dans la longue descente de l’autre côté du Lac (par rapport à l’aller) vers Limbourg nous restons à 50 km/h pendant de nombreux kilomètres et nous croisons André et son copain qui ont déjà plus de 2 heures de retard sur les premiers. A Limbourg nous rentrons dans le derrière d’un immense cortège de carnaval qui devait faire pas loin de 2 kilomètres de long. Visiblement, c’est bien la région des carnavals en tous genre. Même si nous sommes fameusement ralentis, Patrice et moi, nous nous faufilons parmi les carnavaleurs et les nombreux chars décorés, même si ce n’est pas autorisé. Pietro et sa bande, on refait le même chemin que le matin, certains ont crevé dans les nombreux trous, et en plus ils sont restés bloqués face au cortège, bloqués par un policier un peu trop zélé. Pietro et quelques autres ont pris un chemin alternatif (+ 4 kilomètres et quelques côtes en plus), d’autres ont attendu plus de 20 minutes. Ce qui fait que sans le vouloir et sans le savoir, nous nous sommes retrouvé devant presque tout le monde.

Lentement nous continuons, Patrice étant toujours allergique aux côtes, pensant être bons derniers, jusqu’à ce que Pietro tout déconfit nous rejoigne.  Patrice avec toutes ses couches transpire comme dans un sauna, et est déshydraté. Il doit absolument boire, mais dans cette région les magasins sont aussi rares que les cheveux sur ma tête. Je ne sais pas comment les gens du coin font pour vivre ?

Enfin un distributeur de boisson est repéré par Patrice, distributeur qui est dévalisé, et nous repartons. Entre temps un petit groupe s’est reformé à Visé pour retraverser la Meuse. Pietro repart avec eux pendant que j’attends Patrice qui monte à son rythme.

A Nerem, ils s’étaient arrêtés le temps de voir l’arrivée de Paris-Roubaix, et encore un fois, un nouveau groupe s’est formé. Comme maintenant c’est presque plat, nous restons ensemble et nous avançons à une vitesse assez élevée dans les méandres des chemins des vergers limbourgeois.  Le 3ème et dernier contrôle est à Borgloon, au km 241. Le café est rempli, tous les cyclos sont là en même temps, même ceux qui auraient dû être devant nous. Je n’y comprends plus rien. Tout en roulant cool, nous restons parmi les premiers.

La finale se fait rapidos, Patrice est en forme, sur le plat nous restons à 35 km/h, mais cela reste trop calme pour Pietro qui part avec 2 autres cyclos.

Finalement, nous arrivons vers 20 heures, en ayant roulé, pour moi, 12h20. Ça veut dire, que je suis resté 2h40 sans rouler… Et malgré ça, nous sommes parmi les premiers à finir ce BRM. Pietro, comme toujours est infatigable, Patrice s’est découvert une nouvelle vocation, et moi, comme toujours je suis étonné de finir ce genre d’épreuve sans être mort. Mais c’est un très beau BRM, même si parfois le chemin est un peu compliqué à trouver, mais avec les GPS… GPS qui soit dit en passant, se généralisant, font que les groupes sont de moins en moins nombreux sur les longues distances.

 

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Dimanche 03/04/2011: Les photos du BRM de Asse

BRM roulé par Patrice Martin (qui apparait sur les photos) et André Vaneeckhout.

http://fotoalbum.dds.nl/ivo_m/200kmasse2011/1

                                                                                                                                                                                                   

Samedi 02/04/2011 Un BRM supersonique
Par Alain Darville

Ce samedi le temps est magnifique (jusque 24°c et plein soleil). Nous allons donc, Gabriel, Pietro et moi faire le BRM 200 km d’Ostende (en fait Raversijde – Tournehem (Fr)). C’est un parcours tout plat. L’année passée, nous avions fait le BRM 300 km qui reprend une bonne partie du 200. Ce n’est donc pas dans l’inconnu que nous sommes partis. Avec la trace GPS de l’année passée et la feuille de route de cette année, j’étais paré avec mon GPS.

Naturellement qui dit parcours plat, dit vitesse. Mais par vitesse il faut s’entendre. Nous sommes restés dans un groupe d’une vingtaine de cyclos, de sacrés rouleurs flandriens que le vent n’effraye pas. Une petite dizaine de cyclos se relayaient devant pour assurer le train soutenu face au vent à l’aller et je ne parle même pas du retour. Nous n’avons pas pris un seul relais sur 200 km, mais je ne pense pas qu’ils le demandaient et de toutes façons il fallait encore en être capable.

Nous sommes donc passés par Niewpoort, Veurne (Furne) et ensuite nous sommes entrés en France. C’était l’occasion de montrer à Gabriel une partie de son pays. Mais il fallait aller vite pour regarder quelque chose. Juste avant d’arriver à Uxem, je crève du pneu arrière. Pietro et Gabriel s’arrêtent. La réparation prend à peine 5 minutes, mais maintenant il faut chasser derrière un groupe qui ne chaume pas. Heureusement à Capelle-la-Grande, c’est le premier contrôle où nous retrouvons tout le monde.

Et c’est reparti sur le même rythme. Nous passons à Bourbourg où nous passons devant la boucherie qui avait tamponné nos cartes l’année passée sur le 300. Ensuite nous traversons Saint-Nicolas et nous arrivons enfin à Tournehem-Sur-la-Hem pour le 2ème contrôle. Petite pause bien méritée au Café de la Mairie bien sympathique.

Le retour se fait encore plus vite, puisque le vent est le plus souvent de dos. Les habitués de ce brevet préfèrent les petites routes de campagne aux axes routiers, ce qui complique un peu les choses. Quelques détours se font avec parfois quelques grosses bosses à franchir et parfois des remontées vent de face qui avait encore forci. Et c’est le premier décrochage juste après Wormhout. Je garde le groupe en point de mire et je parviens à le rejoindre lorsque le vent est de nouveau de dos. Pietro voit des étoiles, moi je ne vois plus grand-chose, à par des cyclos qui s’éloignent.

Le 3ème contrôle est à Roesbrugge-Haringe juste le temps de voir que mon pneu avant est crevé. Encore une fois la réparation prend moins de 5 minutes et le groupe repart pour la dernière étape le long de l’Yzer, mais cette fois à du 40 km/h constant.

Il reste 10 kilomètres et c’est bon comme ça, j’arrête de foncer. Je retrouve à 5 km du but Gabriel qui se bat avec son pneu crevé. Ici la réparation est un peu plus laborieuse (on n’est pas tous des Pietro’s).

Finalement nous arrivons, les 200 faits en 7h30 tout compris à du 31,4 km/h de moyenne (pour moi). C’est mon record sur un 200, mais quelle débauche d’énergie. Pietro est presque frais, Gabriel n’est pas trop fatigué mais ce n’est pas vraiment mon cas. Repos ce dimanche…

 

 

11:55 | 11:55 | Aurore-Cyclo | Aurore-Cyclo | avril-2011 | avril-2011 | Lien permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |